Sodogas père et fils : des JOJ en famille

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Respectivement entraîneur du short track et snowboarder, Alexis et Quentin Sodogas ont vécu des JOJ très particuliers. Sélectionnés au sein de l’équipe de France olympique, le père et son fils ont enfin pu vivre leur première grande aventure sportive commune. En espérant remettre ça un jour aux JO.

Alors que le rideau est tombé sur la troisième édition des JOJ, Alexis et Quentin Sodogas ne sont pas prêts d’oublier de sitôt ce millésime 2020. A Lausanne, les Sodogas père et fils ont vécu une expérience atypique qui n’est pas donnée à toutes les familles : faire partie de l’équipe de France olympique au sein de la même délégation, pour le compte de deux disciplines différentes. Si Quentin le fiston était sélectionné dans les épreuves de snowboard cross, Alexis le papa encadrait le short track en qualité d’entraîneur national. Un croisement de destins qui les a d’ores et déjà marqués au fer rouge. « Ces JOJ avaient une saveur vraiment particulière qui partageait cette manifestation avec mon fils, reconnaît le paternel. Pour lui, c’était sa première grosse compétition olympique et ses premiers pas dans l’olympisme. C’était un moment inoubliable de complicité. C’était le résultat de beaucoup de travail de son côté et partager ça avec lui, c’était vraiment génial. » Une joie partagée par Quentin : « C’était vraiment cool. Ça me faisait vraiment plaisir d’autant que je ne le vois pas souvent parce qu’il habite sur Paris et moi dans les montagnes. Le retrouver là, ça m’a fait drôle car on ne se voit jamais. Avant, c’était mon entraîneur à Fontenay-sous-Bois quand je faisais du patin de vitesse de 3 à 9 ans. Je faisais du short track à la base mais après, j’ai déménagé du côté d’Annecy avec ma mère car mes parents sont séparés et c’est là où j’ai commencé le snowboard. »

« Je sentais le stress monter »

A Lausanne, chacun a su rester à sa place, les objectifs de l’un ne devant impacter les performances de l’autre, le stress du grand n’ayant pas le « droit » de parasiter la concentration du petit. « J’ai vraiment voulu le laisser vivre ses JOJ, explique Alexis. Il a son coach avec lui donc c’était chacun de son côté. On a quand même réussi à avoir de petits moments ensemble sans parler de la compétition. La seule chose que je lui ai dite, c’est de profiter de cette ambiance olympique pour se faire plaisir. » Et d’avouer que l’entrée en lice de son fils le lundi 20 janvier lui avait joué de sacrés tours. « J’ai eu de drôles de sensations qui se sont accentuées tout au long de la journée, confie-t-il. D’habitude, je suis quelqu’un d’assez posé mais là, je sentais le stress monter. A un moment donné, je me suis dit que j’avais aussi mes patineurs à gérer donc il ne fallait pas que je leur transmette le stress qui montait en moi. Je suis donc sorti de la patinoire, je suis allé marcher un peu, je suis allé souffler pour évacuer le stress, me canaliser et ne pas le véhiculer auprès de mes patineurs. Mais j’ai eu la chance d’avoir des amis qui sont allés le voir et qui m’ont fait partager par vidéo les différents, runs de Quentin. Tout en étant à la patinoire, j’ai donc pu voir ses différentes courses. »

« Il n’est pas trop intrusif »

« De toute façon, il n’est pas trop intrusif, poursuit Quentin, 6e l’épreuve de snowboard cross. Il le sait bien, il a l’expérience. Il s’est juste limité à quelques petits conseils avant le début de la compétition comme de ne pas stresser, d’aborder cette compétition comme les autres même si c’était beaucoup plus gros autour. Papa a été aussi sportif de haut niveau, c’est donc cool qu’il me transmette son expérience. Mais quand on s’est vu, on restait dans notre relation père-fils. Il me demandait juste comment ça s’est passé. On communique le plus souvent par petits messages. J’aime bien qu’il ne s’incruste pas trop. »

« Les rares fois où on s’est vu, précise l’aîné, on avait juste besoin d’être ensemble et de passer un petit moment ensemble. On s’est retrouvé une fois dans ma chambre, une fois au Yodli bar (situé au milieu du village des athlètes). Juste le fait d’être ensemble, ça nous suffisait. Il n’y avait pas nécessité de parler de sa compétition, à part pour l’encourager et lui dire de faire de son mieux. » Mais après l’épreuve mixte par équipes de ski cross-snowboard cross au cours de laquelle Quentin a été accroché par un adversaire allemand durant son run, le papa a tenu à jouer à fond son rôle : « C’était important d’être à ses côtés autant dans les moments de célébration que les moments difficiles car son potentiel ne reflète pas le résultat qu’il a obtenu. »

Une répétition générale avant les JO ?

En tout cas, promis, juré : désormais néo-olympien et membre de l’équipe de France, Quentin ne bavera plus d’envie sur les tenues bleu-blanc-rouge que son père n’a eu de cesse de ramener à la maison au fil de ses sélections et autres campagnes internationales avec son équipe de short track. « Quand je voyais mon père ramener des équipements à la maison, je lui en prenais parfois pour sortir. Mais là, maintenant, je les ai aussi ! » Le début d’une grande collection, peut-être, avec comme point d’orgue, les vrais Jeux Olympiques. Un rêve ultime que les deux aimeraient forcément vivre ensemble, après cet avant-goût chez les jeunes. « J’espère que c’est une répétition générale avant les vrais Jeux Olympiques et qu’il sera là aussi, ce serait cool ! », lâche Quentin. « Pourquoi pas ? répond son père du tact au tac. Je suis carrément preneur. » Pékin 2022 et Milan 2026 sont déjà notés sur leurs tablettes.

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