JOJ : petits soins et sur-mesure pour les jeunes champions

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Durant les JOJ, une large palette d’ateliers et d’activités dédiées à l’entraînement, la performance, la santé, la prévention du dopage, les abus, la communication ou encore la gestion de la carrière sont proposés aux athlètes afin d’être parfaitement outillés pour le futur.

Informer, sensibiliser, éduquer, transmettre, optimiser, s’éveiller, prévenir, alerter. Parce que les Jeux Olympiques de la Jeunesse sont un avant-goût du haut niveau voire un tremplin vers les sommets, le Comité International Olympique, le Comité d’organisation des JOJ de Lausanne 2020, les fédérations internationales et une batterie d’experts proposent durant toute la durée de la compétition un vaste programme d’éducation. Ce programme repose sur une approche globale destinée à guider les athlètes dans leur développement et leur carrière. Une palette d’activités qui balaye les principales thématiques auxquelles sont confrontés les sportifs de haut niveau tout au long de leur carrière, sont ainsi proposées aux potentiels champions de demain.

Le cœur de ce dispositif repose sur le programme Athlète 365, qui permet d’éclairer les jeunes sportifs sur les questions de prévention du dopage, les abus et autres harcèlements, la sécurité et l’intégrité des athlètes, la gestion de la carrière et la reconversion, l’éthique (corruption et manipulations) et la solidarité olympique. Ce programme, adossé à une application dédiée pour les jeunes participants à ces JOJ, est décliné physiquement au sein du Village olympique de la Jeunesse. Présents au cœur du Vortex, des experts et spécialistes sont ainsi à la disposition des athlètes, à leur écoute, prêts à répondre à leurs interrogations ou à leur prodiguer de précieux conseils dans un espace convivial baptisé « Awareness » (« Savoir »). « Les Jeux olympiques de la Jeunesse sont 50% de compétition et 50% d'éducation, explique Olivier Mutter, responsable du programme éducatif de Lausanne 2020. Les piliers culturel et éducatifs sont très importants et il est nécessaire de les préparer à leur future vie d'athlètes. » Pour les questions liées au dopage et pratiques médicamenteuses illicites, c’est l’Agence Mondiale Antidopage elle-même qui anime l’atelier dédié.

La prévention du dopage est un sujet qui concerne leur vie...

« Nous sommes présents aux JOJ comme aux JO pour promouvoir un sport propre, explique Stacy Spletzer-Jegen, de l’AMA. Les athlètes sont jeunes, beaucoup n’ont jamais été contrôlés. Pour certains, les contrôles font même un peu peur donc nous essayons de leur donner les clés pour appréhender au mieux ces tests. Une mise en situation avec un casque virtuel leur permet de vivre l’expérience d’une contrôle antidopage, un quizz de 40 questions leur est proposé. On leur explique également les vertus du fair-play, pourquoi il faut œuvrer pour un sport propre, à quels types de sanctions ils s’exposent,… Pour ceux qui ont des doutes sur un médicament qui a pu leur être donné, on les oriente vers la commission médicale. C’est un sujet qui concerne leur vie, quelque chose auquel ils n’ont jamais été confrontés. On essaye de répondre à toutes leurs interrogations sur le sujet. »

Moins grave mais non moins sérieux, la gestion des interviews, de la communication et des réseaux sociaux est également largement abordée. D’abord grâce aux équipes d’Olympic Channel, qui aident les jeunes athlètes à apprendre à dompter médias et caméras. Puis par le biais du Media Lab (« Le labo des medias »), qui permet aux acteurs sportifs de demain de créer et produire leur propre contenu vidéo à l’aide de 35 appareils photo et caméras mis à leur disposition. Le but étant d’apprendre à optimiser l’utilisation des médias numériques et sociaux dans leur vie professionnelle et personnelle.

Le but est d’appréhender la performance dans sa globalité.

Mais le joyau de ce dispositif riche et dense reste de toute évidence l’aire « Health for performance ». Autrement dit, « La santé pour la performance ». Au sein d’une zone ludique et haute en couleur, sept ateliers encadrés par des experts issus de l’Université de Lausanne, l’EPFL (école polytechnique), le CHUV (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois) et de l’INSEP sont proposés aux champions en herbe. « Le but est d’appréhender la performance dans sa globalité, d’améliorer et d’optimiser leurs techniques d’entraînement, d’apporter de la connaissance et des notions qui touchent à la prévention de la blessure et les abus dans le sport grâce à des outils qui parlent aux jeunes », explique Thibault de Rivaz, chargé de communication. Ouvert de 14 à 22h avec un pic d’activité entre 20 et 22h, c’est-à-dire le soir après les compétitions, ce centre propose donc une batterie de tests comme le Bodylat, par exemple, « qui permet de mesurer la mobilité des segments corporels, l’amplitude des angles de ces différents segments et donc de cibler les besoins de l’athlète ». Une fois ces zones de faiblesse identifiées, les athlètes se voient offrir une liste d’exercices spécifiques afin de « compenser ou équilibrer et améliorer leur entraînement quotidien ».

Autre pépite qui vaut le déplacement, cet atelier qui analyse le mouvement fonctionnel grâce à une plate-forme de pression. « Cela permet de voir les positions de toutes les articulations, la stratégie du mouvement dans le temps, l’organisation du geste,… Dans la foulée, on génère un rapport et on fournit des recommandations d’exercices, explique David Bourgit. Ca permet aussi de faire le lien entre un déséquilibre et un raccourcissement, par exemple, et de préconiser un assouplissement spécifique pour corriger. Mais on en discute avec le coach car ce sont souvent les coaches qui viennent d’abord s’enquérir de ce que l’on propose ici et après, ils redistribuent le message auprès de tous les athlètes qui passent nous voir. » Et qui repartiront avec un pin’s pour les récompenser de leur investissement.

Toutes les activités de ce vaste programme sont complémentaires.

Ce centre high tech propose également le « Panda Fit the Game », une plate-forme avec différents capteurs et un écran de jeu vidéo dont « le but pour les athlètes est de venir travailler son contrôle corporel et sa mobilité, afin de favoriser le contrôle moteur et la motricité », explique Olivier de Rivaz. Un autre espace plus intime de prévention de la blessure et des abus dans le sport est proposé par le biais du visionnage de vidéos de mise en situation. « L’athlète est mis dans des situations cognitives, physiques ou psychologiques qui sont généralement problématiques mais qu’on n’aborderait pas forcément dans la vie de tous les jours, comme des abus par les coaches, la pression,… Ca permet d’aborder des sujets sensibles de manière libérée et sans tabou. En cas de violence à l’entraînement, harcèlement ou pire encore, les sportifs sont ensuite orientés vers des spécialistes car toutes les activités de ce vaste programme sont complémentaires.. » Et interagissent pour offrir si possible des réponses concrètes voire des solutions immédiates afin de repartir de Lausanne les valises pleines de rêves, mais aussi de clés et d’outils pour performer.


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