JMP Doha 2019 : Mickaël Mawem portera haut les couleurs de la France

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Premier Français à décrocher son quota olympique pour Tokyo 2020 et la première apparition de l'escalade au programme olympique, Mickaël Mawem se rendra aux premiers Jeux mondiaux de plage avec le statut de porte-drapeau - une première pour l'escalade sur une compétition multisports...

Premier aperçu...

Comment as-tu appris que tu allais être porte-drapeau ?

J’ai reçu un coup de téléphone du directeur technique national de notre fédération, qui m’a sondé sur la possibilité d’être porte-drapeau. Ça m’a un peu surpris, mais j’ai dit oui tout de suite. C’est toujours un plaisir de pouvoir représenter la France et ses couleurs, et cela n’arrive pas mille fois dans une vie.
Je suis aussi content d’avoir la chance de mettre en lumière mon sport. En escalade, nos épreuves sont souvent au début des événements. Du coup, je dois me coucher tôt e je n’ai jamais eu l’occasion de participer à une quelconque cérémonie d’ouverture. A Doha, ce sera une première, je vais sortir de mon cadre et changer mes habitudes. Je compte bien sûr rester concentré lors de mes épreuves, mais c’est avec fierté que j’endosse ce nouveau rôle.

Comment appréhendes-tu ce rôle, au-delà du fait de porter le drapeau le jour de la cérémonie ?
Pour l’instant, je ne me suis pas réellement posé de questions. J’ai hâte d’y être, je n’ai jamais vécu ça, et je me dis que ça me donnera un avant-goût de ce que je pourrais vivre pendant les Jeux Olympiques de Tokyo l’année prochaine. En attendant, je vais lever le drapeau très fièrement pour tous les membres de la délégation française présente aux Jeux mondiaux de plage. Je souhaite également représenter les athlètes français qui n’ont pas eu la chance d’avoir été sélectionnés pour Doha mais qui rêvaient d’y être. Je pense notamment aux grimpeurs et en particulier à mon frère (Bassa), j’espère leur donner la motivation et la niaque pour décrocher leur qualification aux Jeux de Tokyo.

Justement, en parlant de ton frère, comment en êtes-vous venus à commencer l’escalade tous les deux ?
Nous avons toujours été très sportifs tous les deux, mais c’est Bassa qui a commencé l’escalade avant moi, via l’Union Nationale du Sport Scolaire (UNSS). Ce fut par pur hasard : un jour un prof lui a proposé d’essayer et ça lui a tout de suite plu. Un an après, j’ai décidé de le suivre et j’ai immédiatement accroché à ce sport que je trouvais différent des autres. J’aimais bien cette sensation d’adrénaline procurée par la hauteur, mais c’est surtout pour partager des moments avec mon grand frère que j’ai voulu continuer l’escalade.
Nous sommes tous les deux très ambitieux de nature et pratiquer ce sport ensemble nous a réellement poussés à vouloir être les meilleurs. Nous n’avions aucune idée du niveau international mais ce qui était sûr, c’est que nous allions tout faire pour devenir des champions. C’est un objectif que l’on partage encore aujourd’hui.

Et aujourd’hui vous pratiquez toujours tous les deux ?
Lorsqu’on a débuté l’escalade, nous habitions encore au sud de l’Alsace, à Huningue. Maintenant je suis à coté Grenoble, à Voiron exactement et je m’entraine au pôle de l’équipe de France d’escalade. C’est un bon centre d’entrainement qui a été choisi par la fédération parce qu’il y a les trois types de murs, ce qui nous permet de nous entrainer pour les trois disciplines, le bloc, la difficulté et la vitesse [A Tokyo, l'escalade sera au programme sous forme d'un combiné]. Mon frère s’est plutôt donné pour mission de développer l’escalade en Nouvelle Calédonie, via la compétition, donc c’est vrai qu’il est souvent entre la Nouvelle Calédonie et la France.

Tu as participé aux Jeux mondiaux à Wroclaw (Pologne) en 2017, quels souvenirs gardes-tu de cette compétition ?
L’escalade c’est un sport qui prend de plus en plus d’ampleur et c’est vrai que j’avais déjà eu la chance de participer à des grosses compétitions internationales avec beaucoup de moyens et beaucoup de monde, mais pas multisports. Pendant les Jeux de Wroclaw, nous n’avons malheureusement pas réellement eu le temps d’aller voir d’autres sports. On est arrivé la veille de notre compétition et on est reparti le lendemain, donc finalement, nos moments libres nous ont plutôt servi à nous reposer et à récupérer.

Pour revenir aux Jeux mondiaux de plage, quels vont être tes objectifs à Doha ?
Je suis un grand compétiteur alors bien sûr un de mes objectifs sera de gagner. Après, la saison a été très longue pour moi, mais aussi très bonne au niveau des résultats. J’ai réussi mon objectif principal qui était de me qualifier pour les Jeux olympiques de Tokyo en 2020. Les Jeux de Doha vont donc être pour moi l’occasion de préparer l’année prochaine et notamment cette échéance. C’est quand même une organisation qui se rapproche de ce qu’on va vivre pendant les Jeux de Tokyo, c’est bien d’être dans cette ambiance-là, d’être entouré d’autres sportifs et de vivre la vie au sein d’une délégation. Je vais aussi utiliser cette compétition pour mettre en œuvre tout ce que j’ai retenu cette année, et pour définir des pistes d’entrainement pour l’année prochaine. Ça sera la conclusion d’une belle saison.

Revenons à ta qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo, ça doit être un soulagement ?
Quand j’ai su que j’étais qualifié, ça m’a réellement libéré d’un poids. C’était mon objectif premier et le savoir atteint m’a vraiment fait du bien. Ce qui est sûr c’est que désormais je vais avoir le temps de bien m’entrainer et de me reposer correctement. En temps normal nos saisons commencent au mois de mars et finissent en novembre mais, cette année, avoir 4 mois de plus pour me préparer aux Jeux c’est énorme. Fin novembre il y a un tournoi à Toulouse, où les grimpeurs pourront décrocher leur qualification olympique. Parmi les 20 meilleurs athlètes internationaux, seuls les 6 premiers auront la chance de participer aux Jeux, j’espère que mon frère fera partie de cette sélection.

Justement, comment se passe la relation avec ton frère dans la compétition ?
C’est vrai que les fratries au sein du sport peuvent parfois être compliquées, mais de notre côté nous ne sommes pas tout le temps collés. Même si on s’est beaucoup entrainés ensemble pendant notre carrière, maintenant c’est chacun de son côté. Je pense que notre force à tous les deux c’est qu’on se motive et qu’on se soutient quoi qu’il arrive. Si j’ai un coup de mou à la suite d’un mauvais résultat ou autre, mon frère va toujours avoir les bons mots pour me rebooster et me convaincre de continuer l’entrainement, et inversement. Sur nos réseaux sociaux, on aime bien motiver les gens à faire du sport, à ne pas baisser les bras parce que c’est comme ça qu’on est dans la vraie vie. Nous avons construit toute notre carrière sportive sur cette idée que si l’un réussi l’autre réussi aussi par procuration. Nous avons toujours tout vécu ensemble, les bons résultats comme les mauvais. C’est pour ça que si l’on se retrouve tous les deux à Tokyo, je ne vais pas me sentir en compétition face à lui, ça sera surtout deux chances de médaille et la possibilité de vivre une expérience unique avec mon frère.

Et les autres membres de votre famille dans tout ça ?
Je suis issu d’une famille nombreuse de 6 enfants où nous nous sommes toujours soutenus les uns les autres. Tous les membres de ma famille ont toujours été derrière moi pour toutes mes compétitions. Ils m’ont toujours donné la force de m’accrocher quand personne ne croyait en moi et quand j’enchaînais les mauvais résultats. Le plus important pour moi, c’est de les rendre fiers. Pour conclure, je conseillerais à tout le monde d’aller faire du sport, ça donne la joie de vivre et ça nous apprend plein de choses sur la vie.

Le Mag' des Bleus

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