Denis Masseglia : "Dégustez sans modération"

Interview
@cnosf
Partagez

Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif français, est venu à Erzurum (Turquie) soutenir la délégation française présente pour la 13e édition du FOJE d'hiver. Voici ses premiers mots d'encouragements aux Bleuets...

Après le FOJE d’été en 2011 à Trabzon et les Jeux Méditerranéens en 2013 à Mersin, la Turquie organise une nouvelle fois un événement multisports avec le FOJE d’hiver 2017 à Erzurum…Que vous inspire cette importance prise par la Turquie dans le monde du sport international ?

Denis Masseglia : « Je pense que la Turquie a une ambition, celle d’accueillir un jour les Jeux Olympiques d’été ou d’hiver. On se rend compte à travers les organisations que vous venez de citer, aussi bien le FOJE d’été et aujourd’hui celui d’hiver, ainsi que les Jeux Méditerranéens, qu’il s’agit de montrer au monde la capacité des Turcs à pouvoir organiser un grand événement. On sait qu’Istanbul a été candidate à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2020, pour lesquels Tokyo a finalement été choisie. Pour autant, cela ne met pas en cause la capacité de la Turquie, puisque les Turcs ont toujours parfaitement organisé les événements lorsqu’ils ont été retenus. Aujourd’hui, à travers cette organisation du FOJE d’hiver, peut-être faut-il voir les prémisses à une candidature hivernale. Cette dernière est peut-être jugée plus accessible qu’une candidature estivale. Une ville comme Erzurum, de moyenne importance, est tout à fait susceptible d’accueillir des Jeux Olympiques d’hiver. Si quelques progrès pourraient être effectués au niveau de leur capacité hôtelière, leurs installations sont quant à elles, de top niveau mondial ».

Il fallait montrer à nos amis Turcs que nous sommes présents

C’est la première fois de l’histoire du FOJE d’hiver que les 3 fédérations françaises de ski, sports de glace et hockey-sur-glace, sont représentées, et l’équipe de France alignera des athlètes dans 8 disciplines sur 9 possibles, qu’est-ce que cela vous inspire ?

« Que du plaisir tout d’abord, et un peu de fierté également, dans un FOJE qui, à un moment, a paru menacé par des problèmes d’insécurité. Je crois qu’il fallait montrer à nos amis Turcs que nous sommes présents car tous les pays sont menacés par le terrorisme. La dernière chose à faire étant de baisser les bras, tout en étant bien conscients des problèmes de sécurité.

Sur le plan sportif, être présents dans les 3 sports, montre là aussi les progrès du sport français. Il faut saluer plus particulièrement la présence du hockey-sur-glace, qui, malheureusement, vient d’échouer dans la quête d’un billet olympique avec les filles après avoir échoué de peu chez les garçons. C’est aussi une manière de prendre date pour l’avenir et de dire qu’on sera là demain. »

Quel message ou conseil avez-vous envie de donner aux 59 athlètes français présents sur ce FOJE d’hiver ?

« Le message, c’est tout d’abord de leur dire de prendre du plaisir, de déguster sans modération. D’être attentifs à tout ce qu’il se passe. Il s'agit, pour une grande majorité, de leur première expérience olympique. Ça n’est pas celle des Jeux, mais c’est un tremplin pour qu’ils aient envie un jour de vivre quelque chose de plus fort comme les Jeux Olympiques de la Jeunesse et évidemment l’étape ultime, les Jeux Olympiques. Je leur souhaite à toutes et à tous le plus grand des bonheurs pour leurs futures carrières. Qu’ils vivent pleinement l’instant présent et qu’ils y prennent d’abord du plaisir ! »

Qu’ils vivent pleinement l’instant présent

Ces jeunes athlètes français font tous partie de la « Génération Paris 2024 ». En quoi est-il important de les inciter à soutenir la candidature de Paris aux Jeux Olympiques en 2024 ?

« La candidature de Paris 2024 n’est pas simplement la possibilité pour la France de montrer qu’elle est capable d’organiser de très beaux Jeux Olympiques et Paralympiques. Elle est d’abord conçue pour que l’on ait un héritage de deux sortes. Il y a l’héritage matériel certes, mais le plus important est l’immatériel. Je pense à la place du sport dans la société française, pour permettre à la jeunesse française de s’exprimer et pour que le sport soit un enjeu de société. De ce fait, toutes les disciplines profiteront de l’élan créé et suscité par Paris 2024. J’inclus bien évidemment les disciplines d’hiver. Nous devons faire en sorte que le sport soit mieux considéré dans notre pays en faisant de la France une nation sportive alors qu’elle demeure aujourd’hui un pays de sportifs. »

Denis Masseglia | Le journal des Bleus

Olympic Channel (en Français!

Sites officiels

  •  Cocacola
  •  Aliba
  •  Allianz
  •  Atos
  •  Bridgestone
  •  Bridgestone
  •  ge
  •  intel
  •  Omega
  •  Omega
  •  P&G
  •  Samsung
  •  Toyota
  •  Visa
  •  BPCE
  •  Lacoste
  •  France TV-Sport
  • RMC