Judo, taekwondo, deux écoles

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Barbara Harel, Gwladys Epangue et Gévrise Emane

Le brassage des disciplines constitue l’un des intérêts de la Semaine du Sport Olympique Français. Des disciplines… et de leurs cultures. Les échanges autour d’un repas ou sur un télésiège permettent d’apprécier les nuances, voire les fossés qui séparent le vécu de chacun, dans la préparation comme dans la récupération. Petit exemple avec l’entrée des combattants en judo et en taekwondo

Tout a débuté simplement, sur une remarque de Barbara Harel, médaillée de bronze en moins de 57 kg aux championnats d’Europe. A l’adresse de Gwladys Epangue, l’inconsolable des Jeux Olympiques, dont les larmes sur le tatami pékinois avaient ému tous les passionnés de sport, lâche «tu m’as déçue aux Jeux, je suis venu pour te voir lancer des coups de pieds, résultat, 5 combats, deux coups de pieds !». Réplique de Gwladys : «deux coups de pieds, mais deux points… et une médaille» : le bronze en moins de 67 kg.

Gwladys Epangue

Le coup fait mouche, une habitude pour «Gwlad». En retour, Barbara Harel se lève et, sautillant sur la pointe des pieds, se met à lancer de grands cris aigus, à la manière caricaturée des taekwondistes lançant un mouvement d’attaque. «Vous êtes toujours en train de crier et je ne parle pas de vos entrées sur les aires de combat. Un coucou par-ci, une bise par-là, un "big up" à la Usain Bolt… on dirait Cannes ! Nous quand on entre sur le tatami, on est tendues à bloc, on joue pas la star» rajoute-t-elle entre deux éclats de rire.

Et c’est vrai qu’en se remémorant un peu les scènes de Pékin, autant l’après-combat peut se ressembler, à l’exemple de l’exultation acrobatique de Teddy Riner ou de la joie de Gwladys, autant l’entrée en scène diffère totalement. Selon Gwladys, pas besoin d’être fermée avant de commencer le combat. Ce dernier se gagne sur les tapis, pas autour. Là oui, il faut être dans son face-à-face, à 100%.

Le respect de l'adversaire

Une question d’approche individuelle ? Pas seulement. Comme le précise Barbara, approuvée en cela par Gévrise Emane, médaillée d’argent aux championnats d’Europe de judo à Lisbonne cette année, «mais moi, je fais ça, mon coach, il me met un taquet ! Il n’y a pas moyen que je fasse la mariolle avant de combattre». Sans compter les juges-arbitres et le respect des traditions très fort dans cette discipline. Et puis, Gévrise le rappelle également, la pesée se fait le matin en judo, la veille en taekwondo. D’où des visages plus tendus, des compétiteurs plus crispés qui, sans faire de jeux de mots, ont véritablement faim.

Une question de respect de l’adversaire ? Là les deux disciplines se rejoignent. Il ne s’agit pas de ridiculiser l’adversaire, mais, comme le précise Gwladys, un combattant qui en voit un autre décontracté avant l’affrontement se met d’office la pression. A ce point de la conversation, les judokas optent pour le respect : «Mais toi de toutes façons, à peine les filles te voient, on dirait qu’elles sont verte de peur. Tu les impressionnes tellement qu’au moindre mouvement de ta part, elles paniquent ! ». Sourire de Gwladys : «Je suis un monstre ! Elles angoissent à mort !»… Conclusion de Barbara «Tu es la Lucie (Decosse) du Taekwondo !».

Show ou rites, discipline coréenne ou japonaise, au final, dominer l’adversaire reste la motivation qui pousse à aller au contact, et un point commun qui fait que judokas et taekwondoistes sont souvent ensemble durant cette Semaine du Sport Olympique Français.

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