Pour une équipe de France de... DTN

Partagez

Pour la première fois, les directeurs techniques nationaux (DTN) entraîneurs nationaux ou directeurs d'équipes seront présents à la Semaine Olympique en compagnie des athlètes. En réalité, deux sessions différentes sont organisées avec, pour jonction, une grande soirée où Annecy 2018 présentera son projet. Explications par Patrick Cluzaud, directeur de la délégation sport et haut niveau du CNOSF et ancien DTN du cyclisme de 1993 à 2009.

Vous innovez cette année en invitant les DTN à la Semaine olympique, pourquoi ?
Comme pour les athlètes, nous avons souhaité qu’il y ait un échange interactif entre les DTN. Ils ont tous une somme de connaissances, mais très peu de temps et presque jamais l’occasion d’échanger sur des sujets techniques. Ils se rencontrent à travers l’ASDTN, mais plus pour des problèmes politiques ou statutaires, rarement sur des questions techniques ou liées à la performance. Il fut un temps où la Préparation Olympique et Paralympique créait ces rendez-vous. J’avais apprécié ce qu’ils faisaient, et j’ai trouvé intéressant de le refaire.
A l’image des athlètes, les DTN sont beaucoup sollicités, mais il y aura tout de même 34 DTN, entraineurs nationaux ou directeurs d’équipe sur la Semaine Olympique.

Nous aurons deux jours pleins durant lesquels nous pourrons échanger de manière informelle, mieux connaître les informations de chacun, faire passer de l’information, sur notre organisation à Londres, les relations avec les médias… Il y aussi de nouveaux DTN. Nous ferons leur connaissance, ils apprendront des « anciens ». Et puis, il y a des affinités qui se créent. Arrivés aux JO, ils connaitront leurs collègues et seront moins gênés pour poser une question, demander un coup de main. C’est en fait le même principe que pour les athlètes : former une équipe de France olympique… de DTN.

Patrick Cluzaud et Jeannie Longo aux Jeux Olympiques de Pékin

Quel est le rôle d’un DTN ?
La mission du DTN est variable selon les fédérations, le rôle que le « politique » va lui donner ou son profil. Certains, issus de leurs disciplines, sont de vrais directeurs techniques nationaux, d’autres sont plus des directeurs généraux, des organisateurs de la cellule à mettre en place pour piloter la direction technique. Après, la base du travail est quand même d’organiser la direction technique par rapport à la performance et au développement.

Il y a une équipe de cadres techniques nationaux et régionaux avec un manager qui met en place un projet de politique sportive validé par son conseil d’administration. A lui de mettre en place avec son équipe et les moyens dont il dispose la politique sportive au sens large, le haut niveau, la formation, le développement, parfois les infrastructures… beaucoup de contenu en fait. Selon le profil, le DTN est plutôt directeur administratif ou des équipes de France. C’est plutôt comme ça que je l’ai vécu, car c’était le besoin de ma fédération. Il n’y avait pas beaucoup de cadres techniques et c’est aussi ce qui me plaisait. Je connaissais bien les entraîneurs, et j’apportais une plus-value dans la gestion des hommes.
La fonction n’est pas figée.

Comment avez-vous vécu la préparation olympique en tant que DTN ?
Le cyclisme représente beaucoup de disciplines, avec des parcours qualificatifs parfois différents. Nous gérions la piste et le BMX, avec des pôles, les artisans de la performance étant les athlètes et les cadres techniques. Pour la route, il s’agit d’un sport professionnel, le DTN a moins d’emprise et est plus un sélectionneur qu’un préparateur de la performance. Elle se fait dans les équipes, avec un calendrier démentiel dans lequel les JO trouvent leur place, mais ne sont pas l’objectif majeur.

Mais les Jeux font rêver tous les sportifs, même professionnels. Ils n’ont cependant pas le loisir de les préparer dans de bonnes conditions. Le DTN gère donc comme il peut, en essayant de vendre ses Jeux Olympiques aux managers des groupes pros et du coureur également. Ce n'est pas la tâche la plus excitante, ni la plus facile.

Quels conseils donneriez-vous à un DTN qui se lance dans la première course aux qualifications olympiques de ses athlètes ?
Il faut bien anticiper car les JO ne sont pas les championnats du monde. La préparation physique, c’est pareil. En revanche, mentalement, il faut être prêt. L’organisation olympique, la logistique que l’on met autour, l’environnement, tout est différent. Il faut l’avoir intégré pour ne pas avoir des surprises. La réglementation aussi est différente. Il faut l’avoir bien étudiée. C’est mieux d’avoir de l’expérience. Pour les athlètes, ce n’est pas prouvé. Pour l’encadrement, c’est préférable d’avoir déjà vécu les JO. Mais je pense que si on se renseigne bien, si on s’entoure bien, si on prend les conseils nécessaires pour savoir ce que va être l’environnement olympique, on peut y arriver.

Vers le doublé français en BMX féminin à Pékin

C’est ce que nous avons fait avec le BMX. Ils n’avaient jamais participé aux JO, ni les athlètes, ni l’encadrement, et nous avons réalisé le doublé chez les filles. Tout avait été anticipé, au jour le jour, tout était programmé avant d’arriver sur place. Il faut savoir s’adapter. Tout est programmé… et il pleut : on ne s’entraîne pas ! Anticiper, programmer au maximum et avoir une capacité d’adaptation, être réactif, voilà les clés.
Il faut enfin être vigilant sur les règles de sélections : que chacun en soit bien informé, que les entraîneurs les partagent, et que tous puissent se les approprier.
Plus il y aura de précision, moins il y aura de risques de litige avec des athlètes qui pourraient au final dégrader une ambiance.

Le Mag' des Bleus

TV

Olympic Channel (en Français!

Direction Tokyo

Sites officiels

  •  Cocacola
  •  Aliba
  •  Allianz
  •  Atos
  •  Bridgestone
  •  Bridgestone
  •  ge
  •  intel
  •  Omega
  •  Omega
  •  P&G
  •  Samsung
  •  Toyota
  •  Visa
  •  BPCE
  •  Lacoste
  •  France TV-Sport
  • RMC