Partage d'expérience à la Semaine olympique

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Au cours de la soirée du lundi 6 décembre, les athlètes de la Semaine Olympique ont vécu une expérience rare. L'amphithéâtre de l'hôtel Mercure de Courchevel a en effet accueilli une rencontre rare : celle d'une quinzaine de médaillés olympiques, d'été comme d'hiver, avec des sportifs, ayant déjà connu les Jeux Olympiques ou entrant dans leur première course à la qualification, et n'aspirant qu'à monter, à leur tour, sur un podium olympique. Un moment unique.

Carole Montillet (championne olympique de descente à Salt Lake City en 2002), Anne-Caroline Chausson (or en BMX à Pékin), Gwendal Peizerat (médaillé de bronze de danse sur glace en 1998 à Nagano et champion olympique en 2002), Malia Metella (vice-championne olympique du 50m nage libre à Athènes en 2004), Antoine Dénériaz (champion olympique de descente à Turin en 2006), Gwladys Epangue (médaille de bronze de taekwondo à Pékin en 2008), Sébastien Amiez (médaillé d'argent en slalom en 2002), Germain Chardin (médaille de bronze à Pékin en quatre de pointe sans barreur), Anna Gomis (médaillée de bronze de lutte en 2004), Cédric Berrest et Julien Bahain (médaillés de bronze en quatre de couple à Pékin), Mathieu Bozzetto (médaille de bronze en snowboard slalom parallèle à Vancouver en 2010) et Jean-Michel Lucenay (membre de l'équipe d'épée championne olympique en 2008)... un parterre exceptionnel, des expériences riches d'enseignement pour un moment de partage riche en émotion.

« Il n'est pas de source de motivation unique »

Il n'y a pas de recette miracle. Il y a des parcours, des vécus, que tous les médaillés présents ont souhaité partager Ce qui sépare un Olympien médaillé d'un autre rentré bredouille tient le plus souvent à très peu de choses. Un centième de seconde, un centimètre, une seconde de déconcentration, une chute, peuvent transformer un rêveur en héros, un champion en anonyme.

Les médaillés présents sur scène n'ont pas tenus de discours moralisateurs ou empreints d'une morgue de supériorité. Ils ont évoqué les quelques mois qui ont précédé leur exploit olympique et les moteurs de leur motivation qui les ont aidés à se dépasser le jour J. Blessures à l'instar d'Antoine Dénériaz, décès de proches comme l'ont évoqué Malia Metella, Anna Gomis ou Carole Montillet qui est revenue sur le choc causé par la disparition de Régine Cavagnoud quelques mois avant Salt Lake City, volonté de marquer le terme de sa carrière et de combler un vide comme ce fut le cas pour Mathieu Bozzetto ou Anne-Caroline Chausson... Ainsi que l'a exprimé Carole Montillet, il n'est pas de source de motivation unique. Chacun trouve en soi celle qui lui correspond et, nobles ou non, toutes se valent comme moteur. Mathieu Bozzetto a pour sa part évoqué « l'acte de pouvoir » qui avait été le sien quand il avait décidé de reprendre sa carrière pour décrocher la médaille olympique qui manquait à son palmarès. Une décision qui l'a porté et l'a amené à faire le vide pendant un an pour ce seul objectif de clore sa carrière sans regret.

« Être acteur des Jeux Olympiques »

Le mardi, après une présentation des soirées bleues par Isabelle Severino, Barbara Harel (5è en judo -57kg aux JO de Pékin et d'Athènes, 7ème à Sydney), Florence Masnada (médaillée de bronze en descente à Albertville 1992 et en combiné à Nagano 1998), Pierre-Emmanuel Dalcin (11éme de la descente à Salt-Lake City et à Turin), Pierrick Bourgeat (trois participations en slalom aux JO), Gwendal Peizerat et Antoine Dénériaz sont montés sur scène pour évoquer la dimension exceptionnelle des Jeux Olympiques. Tous ont souligné la différence qui existait entre les JO et des championnats du monde en termes d'environnement (pression médiatique, tentations festives ou risque d'être spectateur de l'événement en présence notamment de toutes les stars internationales du sport...). Comme l'a précisé avec regret Barbara qui estime ne pas avoir réussi à le faire : « Il faut réussir à être acteur de ses Jeux Olympiques ».

Pour cela, les divers témoignages de participants ont là encore démontré que chacun avait à adopter sa propre approche. Anne-Caroline Chausson et Anna Gomis ont ainsi expliqué la manière dont elles s'étaient fermées pour rester concentrées, ne se mêlant pas trop, voire évitant de suivre les résultats des Jeux avant le début de leur compétition. A contrario, Cécilila Berdez (escrime) a relaté la manière dont les épéistes avaient été totalement décontractés et ouverts lors des Jeux de Pékin, terminés pour eux par l'or olympique. Les échanges se sont ensuite poursuivis tard dans la soirée, à l'exemple de Jean-Michel Lucenay et Antoine Dénériaz qui ont passé de longues minutes à évoquer la descente victorieuse d'Antoine à Turin et la manière dont le skieur, peu régulier au cours de sa carrière, avait pu se mobiliser pour être présent le Jour-J. L'objectif de Jean-Michel et de tous les participants en vue des JO de Londres.


Retour sur la soirée du lundi avec Sébastien Amiez...

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