Gaëlle Mignot : "4 ans que l’on se prépare"

Interview
Gaëlle Mignot - ©Rugbyrama
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La Coupe du monde féminine de rugby, c'est en France et ça approche ! Le 1er août, les Bleues débuteront leur campagne face aux Pays de Galles. Au cœur d'une journée lancement et médias, en direct de l'Hôtel de ville de Paris, Gaëlle Mignot, capitaine du quinze tricolore, nous a accordé quelques minutes pour évoquer le tournoi et livrer ses impressions...

©FFR

Comment te sens-tu à l’approche du début de la compétition ?
Personnellement, je me sens impatiente. Ça fait maintenant quatre ans que l’on prépare cet événement. Quand on débute la préparation, on se dit que l’on a tout le temps et finalement ça arrive vite, on y est presque aujourd’hui. Avec en plus la photo des capitaines ce matin, au pied de la Tour Eiffel, qui nous a mis dans le bain, on a vraiment envie et hâte d’être à vendredi. Je pense qu’il va y avoir une belle compétition durant ces trois semaines.

On n’exclut pas de monter sur la plus haute marche

Tu as déclaré aujourd’hui lors du point presse à l’hôtel de ville que tu « visais le podium »… c’est donc l’objectif affiché du groupe ?
L’objectif est de faire mieux que lors de la dernière Coupe du monde, en 2010, où l’on avait terminé à la quatrième place. On souhaite surtout aller le plus loin possible et on n’exclut pas bien entendu de pouvoir monter sur la plus haute marche. Après, on reste lucide et consciente : on sait que ça va être très difficile et le premier objectif sera de sortir de notre poule qualificative, chose jamais bien facile sur une compétition aussi relevée.

©Midi Libre

Le grand chelem lors du dernier Tournoi des 6 Nations a dû donner pas mal de confiance au groupe, dans son potentiel notamment ?
Oui, c’est sûr. C’est la première fois que l’on remporte un titre avec ce groupe, donc c’est génial ! Ça fait quatre ans que l’on travaille tous ensemble pour arriver à cette Coupe du monde et on n’avait jamais rien gagné. S’imposer dans une compétition majeure comme celle-ci, juste avant la Coupe du monde, c’est forcément très bénéfique pour nous.

Tu parlais de la phase de poule, où la France a hérité de trois clients avec le Pays de Galles, l’Afrique du Sud et l’Australie… Pas simple en perspective mais cela promet trois belles rencontres ?
Oui, en effet, ce sont des Nations assez fortes. On a l’habitude de jouer les Galloises, on se connait par cœur. C’est le match d’ouverture du tournoi pour nous et ça promet un match engagé. Les Sud-Africaines et Australiennes sont des équipes que l’on rencontre moins régulièrement et ça va permettre de faire découvrir au public français des Nations de l’hémisphère sud. Les Australiennes sont celles qui nous avaient battues il y a quatre ans pour la troisième place. Donc oui, ça promet de belles rencontres.

Le public français va nous porter, nous aider

A domicile qui plus est, avec un aspect émotionnel forcément intense…
C’est quelque chose de fabuleux. Tout sportif de haut niveau rêverait de prendre part à la plus grosse compétition de son sport en France. On sait que le public français va nous porter, nous aider et que l’on sera soutenu.

©La République des Pyrénées

Tu as repris le capitanat suite à la fin de carrière malheureuse de Marie-Alice Yahé. Comment vis-tu ce rôle aujourd’hui ?
Déjà, je prends ça comme un honneur, une chance. C’est un bonheur intense. C’est vraiment super de pouvoir être capitaine d’une équipe. Après, je vis ce rôle très bien parce que l’on a véritablement un super groupe, qui s’entend très bien, avec des filles d’expérience qui m’aident aussi à prendre des décisions et des jeunes qui apportent leur fraîcheur sur le terrain et dans la vie de groupe. On travaille toutes ensemble et, pour moi, il n’y a pas une personne qui est capitaine mais bien un groupe qui s’exprime.

Tu es aussi éducatrice sportive en dehors du terrain. Tu arrives à concilier rugby et métier relativement facilement ?
On va dire que j’y arrive, en m’organisant et en faisant des grosses journées. Souvent je débute le matin avant d’aller au travail. Le mercredi par exemple, je vais courir à 7h30 du matin et je termine le soir vers 22h, en calant souvent les midis de la semaine une séance de musculation. Il y a peu de créneaux de libre et peu de temps de repos. On arrive donc à concilier si on laisse peu de place aux à-côtés.

©scrumqueens

Que t’inspire le retour du rugby, par le biais du rugby à sept, dans le programme olympique ?
Je trouve ça formidable. La compétition olympique reste vraiment quelque chose à part. Tout sportif rêverait d’y participer. De voir le rugby à sept intégrer les Jeux va nous permettre de faire découvrir notre discipline. Même si le sept est un peu différent du quinze, c’est le rugby en général qui va être représenté. Et pourquoi pas un jour le tour du rugby à quinze ?

Apparemment, ton surnom est « truffe »… Tu nous expliques ?
(Rires) C’est tout simplement parce que je suis originaire de Dordogne où la truffe est un aliment réputé. J’en ai ramené lorsque je suis arrivé au club de Montpellier et c’est parti de là.

Ceux qui ont osé l’aventure ont été séduits

Un mot à destination des supporters français…
Qu’ils n’hésitent pas une seconde à venir nous voir au stade où à nous suivre derrière leur télé parce que tous ceux qui ont osé l’aventure ont été séduits. Ils vont voir une belle compétition, avec des filles, quelle que soit leur Nation, qui sont prêtes à en découdre et à donner le meilleur d’elles-mêmes sur le terrain…

Teaser de la Coupe du monde


Coupe du monde féminine : Bande-annonce par FFR

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