Enzo Lefort : "Nous sommes dans une très bonne dynamique"

Photo KMSP
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Depuis le 15 juillet 2014, l'équipe de France d'escrime participe aux championnats du monde, à Kazan (Russie). Les Bleus sont arrivés dans la capitale du Tatarstan avec l'objectif d'améliorer le précédent total de médailles mondiales obtenues en 2013. En individuel comme par équipe, les Bleus ont de belles armes à faire valoir.

Parmi celles-ci, le fleurettiste Enzo Lefort, 22 ans et déjà numéro 2 mondial après une ascension aussi régulière que rapide. Rencontre avec le récent vainqueur du Challenge International de Paris et du titre européen par équipe en 2014...

Comment te sens-tu ?
Je me sens bien. On a fini la préparation, avec des séances d’entraînement qui nous ont permis de d’affiner les derniers réglages histoire d’être dans les meilleures conditions pour le Mondial.

Peux-tu revenir sur l’Euro ?
Sur l’épreuve individuelle, il y a forcément de la déception qui ressort. Je perds face à un adversaire qui normalement est à ma portée [ndlr - Défaite en 16e face au Danois Emil Ulrik Andersen, alors 234e joueur mondial]. Sur le match, je n’ai pas réussi à m’exprimer et ça s’est ressenti. Je perds d’une touche. Normalement, si je tire à mon niveau, ce match doit là se terminer en ma faveur.

Le point positif c’est que j’ai su me remobiliser pour, trois jours après, aider l’équipe à remporter la médaille d’or. Ce titre n’était pas gagné d’avance. Nous avons sorti les Russes, les Italiens qui sont les deux têtes d’affiche européennes. Ça a été une médaille acquise de haute lutte ! Nous étions dans une bonne dynamique, nous venions de remporter les deux dernières étapes de Coupe du monde. Nous avions des prétentions pour remporter ce titre mais après, il restait l’essentiel à faire, notamment sortir les meilleures équipes.

Donc, pour le Mondial, vous partez pour remettre le couvert ?
Pour le Mondial, on prend les mêmes, on recommence. Nous devrions rencontrer de grosses équipes comme la Chine ou les Etats-Unis. Ça va être un plateau plus relevé. Il va falloir vraiment que nous soyons à notre meilleur niveau pour espérer monter sur le podium et obtenir une médaille d’or.

Nous sommes dans une très très bonne dynamique. Nous venons de remporter les trois dernières épreuves principales auxquelles nous avons participé. Notre point fort, c’est vraiment l’homogénéité de notre équipe. Nous ne sommes pas une somme d’individualités comme peuvent être d’autres équipes. Chacun a son rôle. En ce moment, nous arrivons à tous être unis. Nous sommes tout à fait homogènes. Nous arrivons à être compacts, dans le sens où il n’y a pas de trous à un moment, il n’y a pas quelqu’un qui va devoir rattraper à un moment donné les erreurs des autres. C’est vraiment notre force, nous sommes tous très complets.

A titre individuel, le podium également ?
Pour moi, l’objectif est un podium. Et puis… C’est sûr que quand je commence un tournoi, c’est pour gagner. Mais l’objectif numéro 1, c’est un podium, une médaille.

Tu es numéro 2 mondial, tu montes en puissance au fil des années, ça a changé quelque chose pour toi ?
Je me contente juste d’enchainer les compétitions l’une après l’autre, sans trop me poser de questions. Quand je monte sur la piste, c’est pour gagner l’adversaire qui est en face de moi. Je ne me prends pas forcément la tête par rapport à ça.

Et du côté des adversaires ?
J’essaie de ne pas m’en préoccuper. Après c’est sûr que, maintenant, les adversaires me connaissent un peu mieux. Ils cherchent des armes pour me contre. A moi de m’adapter et de faire en sorte qu’ils n’arrivent pas à me parer. Le regard des adversaires a certes changé, mais pour moi, c’est toujours pareil. Je dirai même que j’arrive peut-être avec plus de détermination.

Comment s’organisent tes entraînements ?
Ça dépend vraiment des périodes. Là, nous avons fait nos derniers réglages. Dans ces moments un peu plus libres et chacun a fait ce qu’il fallait pour arriver en forme le jour-J. En début de saison, on fait plus de physique On est un peu sur le physique. En gros, plus les grandes échéances approchent et plus on s’entraine dans le spécifique, c’est-à-dire l’escrime pure.

Tu as un coup particulier, que tu aimes bien réaliser ?
Oui, une touche que j’aime bien faire, c’est toucher dans le dos. C’est vraiment quelque chose qui arrive très subitement. C’est quasi-imparable. Ça fait mal au moral de l’adversaire parce que c’est une touche qui est très spectaculaire. Ce n’est pas vraiment de l’humiliation, mais quand on est escrimeur, on n’aime pas se prendre cette touche là.

Si tu devais te qualifier en un mot ?
Joueur… dans le sens s’amuser. Je prends toujours beaucoup de plaisir, sinon cela fait longtemps que j’aurais arrêté parce que je ne fais pas de l’escrime pour l’argent, c’est sûr !


Enzo LEFORT | Escrime | Le Mag' des Bleus

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