Enfin le podium par équipe

Médaille
Le groupe France - ©FF athlétisme
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Cinq ans après l’instauration du classement mixte, l’équipe de France décroche, au bout du suspens, la médaille de bronze des championnats d'Europe de Braunschweig (Allemagne). Avec 295 points, elle termine 2 petites unités devant la Pologne, dans une compétition largement dominée par l’Allemagne et la Russie. Les victoires de Renaud Lavillenie, Cindy Billaud et Yoann Kowal ont, entre autres, fait la différence, malgré plusieurs coups durs. A un peu plus de 2 mois des championnats d’Europe de Zurich, les Bleus sont lancés.

« Un point, un point, un point ». A quelques secondes du départ du 4x400 m, et après la 3ème place de leurs homologues féminins en 3'28''35, les relayeurs français se répètent à tour de rôle l’information, grâce à un téléphone arabe improvisé. Avec une unité de retard sur la Pologne avant la dernière épreuve, ils doivent absolument devancer cette dernière pour monter enfin sur le podium des championnats d’Europe par équipes. Mame-Ibra Anne, une nouvelle fois impeccable, lance l’équipe de France sur les bons rails. Teddy Atine-Venel prend le relais. Puis c’est au tour de Marc Macedot, qui transmet acrobatiquement le témoin à Thomas Jordier. L’espoir première année ne se dégonfle pas quand le concurrent polonais, parti comme une balle, le déborde avant le 2ème virage. Intelligemment, il le laisse faire. Pour mieux le déborder dans la dernière ligne droite, en allant chercher la 3ème place, derrière la Russie et l’Allemagne, en 3'03''05. Il exulte, immédiatement rejoint par Eloyse Lesueur qui lui saute dans les bras, quelques minutes après avoir conclu son concours de la longueur à la 2ème place avec 6,87 m.

Sevrée de podium depuis 2009 et l’instauration du classement mixte, l’équipe de France peut enfin goûter aux joies d’une récompense collective. La troupe désordonnée des athlètes tricolores déboule sur la piste. Ghani Yalouz, le directeur technique national, s’offre un bain improvisé et pas forcément volontaire dans la rivière du steeple. Un dirigeant de l’Association européenne d’athlétisme remet à une Rénelle Lamote ébahie sa médaille de bronze, pendant que Serguei Bubka félicite Renaud Lavillenie. C’est l’ivresse du bonheur dans le camp français, après tant d’années d’attente et de places d’honneur. Il faut dire que les Bleus reviennent de loin, après une 2ème journée marquée par plusieurs coups durs. Le plus gros ? La disqualification de Ben Bassaw sur 200 m, alors qu’il avait remporté la série B et pris la 6ème place sur les 2 courses en 20''82. Les concours compliqués de Stéphane Marthely au disque, de Killian Durechou au javelot et de Dior Delophont à la hauteur, tous les 3 douzièmes, auront aussi fait fondre l'avance sur la Pologne, jusqu'à ce que cette dernière prenne les devants avant les relais.

Les leaders montrent la voie

Heureusement, la plupart des leaders tricolores ont, encore une fois, fait le métier avec talent. A commencer par Renaud Lavillenie. Dans un concours perturbé par des rafales de vent qu’il a lui-même comparé à des tornades, le recordman du monde a su s’extirper du piège en effaçant 5,62 m au premier essai, lors de son entrée dans le concours. Il n’a pas réussi à franchir 5,72 m, récoltant même un début d’entorse à l’occasion de sa 2ème tentative. Qu’importe, il a comme toujours assuré l’essentiel, en obtenant les 12 points de la victoire. Même satisfaction pour Cindy Billaud. Malgré une douleur récurrente au ménisque et des franchissements qu’elle juge encore très perfectibles, la protégée de Giscard Samba s’est imposée avec une large avance sur 100 m haies, en 12''66 (+1,8m/s). Un chrono très prometteur, son meilleur de l’été, réalisé en plus dans la fraîcheur de Brunswick.

La 3ème et dernière victoire française du jour est revenue à Yoann Kowal sur 3000 m steeple. Le Périgourdin n’arrivait pourtant pas en confiance, après un début de saison difficile suite à une blessure lors de sa préparation. Il s’est complètement rassuré, en prenant ses responsabilités pendant toute la 2ème partie de course. Résultat : une victoire en solitaire en 8'25''50, à une demi-seconde du niveau de performance requis pour les championnats d’Europe de Zurich. Un temps qui, au vu de sa démonstration du jour, ne devrait pas lui poser de problème lors de ses prochaines sorties en meeting.

Avec 7 premières places en 2 jours, l’équipe de France a battu tous ses records puisque, depuis 2009, son meilleur total était de 4 victoires. Et ce chiffre aurait pu être encore plus impressionnant si Pascal Martinot-Lagarde et Pierre-Ambroise Bosse avaient atteint leur objectif. Les 2 Français ont semblé émoussés, 5 jours après avoir participé au meeting d’Ostrava (République Tchèque). Ils pourront sans doute se servir de leur expérience du jour à Zurich. Le premier, 3ème en 13''35 (+1m/s), a accumulé trop de fautes techniques pour pouvoir résister au Russe Sergey Shubenkov (13''20) et au Britannique William Sharman (13''21). Quant au second, son placement à l’extérieur lui a coûté trop d’efforts et de « vite-lent-vite » pour tenir dans l’emballage final (4ème en 1'46''46).

Une équipe soudée

Qu’importe, le résultat final efface ces déconvenues. Ghani Yalouz, encore ruisselant d’eau, ne boudait d’ailleurs pas son plaisir : « C’est historique et ça a été très dur, avec toutes ses tuiles. Mais tout le monde s’est battu. On a vu une équipe soudée. Je suis vraiment heureux pour tous ces athlètes, même si j’ai une pensée pour Jimmy (Vicaut) et Myriam (Soumaré) qui ont une douleur. J’ai aussi eu Christophe (Lemaitre) au téléphone, qui aurait tant aimé être ici. J’aimerais, qu’un jour, on puisse revivre ce moment avec une équipe au complet. » En ce dimanche soir forcément un peu euphorique, Bernard Amsalem, le président de la Fédération, ne pouvait qu’abonder, même s’il pointait « des lacunes et des déconvenues. Mais comme aux Interclubs, il y a des plus et des moins », poursuivait-il. Avant de rebondir sur Zurich : « Sans être trop optimiste, je pense qu’on peut être au même niveau qu’à Barcelone, voire faire mieux. » Il y a 4 ans, l’équipe de France avait décroché en Espagne 18 médailles, dont 8 en or. Un total historique et le début d’une aventure collective qui se poursuit encore aujourd’hui.

Source : Site de la FF athlétisme

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