"Un état d'esprit conquérant"

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Du 28 avril au 1er mai, Tokyo accueille les championnats du monde de tennis de table par équipes.
Les Français, menés par leurs leaders respectifs Adrien Mattenet et Carole Grundisch, proposent des équipes jeunes, mais motivées...

Victorieuses pour leur entame de tournoi, lundi 28 avril, les deux équipes françaises ont subi un revers pour leur deuxième rencontre. Entretien avec Jean-Claude Décret, directeur du haut-niveau, qui présente les enjeux de ce Mondial et les perspectives des Bleus dans les années à venir.

Deux victoires 3-0 pour débuter le Mondial, c'est motivant...
Nous avons en effet connu un bon début, une très belle surprise avec les filles qui ont battu l’équipe russe par 3 à 0. Battre les Russes est déjà un très bon résultat, alors avec ce score encore plus. C’est une surprise parce que toutes les filles étaient moins bien classés et nous avons intégré deux jeunes juniors dans l’équipe, dont une qui a apporté le point de conclusion, Laura Pfefer, sur une joueuse bien mieux classé qu’elle. Un comportement et un niveau de jeu très satisfaisant donc pour cette entame de championnat du monde. Cela nous met en position intéressante, mais peut-être pas favorable parce qu’il y a des équipes qui nous sont bien supérieures dans la poule, on l'a bien vu ce mardi avec la Corée.

Les garçons ont battu les Roumains de belle manière, 3 à 0 aussi. Ils ont joué un match correct face à une équipe toujours un peu talentueuse mais des joueurs peut-être vieillissants. C’est une très bonne entame qui a l’intérêt de nous mettre en confiance. Mais on a quelques beaux morceaux dans la poule, là encore, le Portugal nous l'a rappelé sur notre deuxième rencontre, donc on va attendre avant d’en faire des gorges chaudes.

Carole Grundisch

Quel est votre objectif sur cette compétition ?
L’objectif peut paraître un peu simpliste, mais c’est déjà de faire mieux que la dernière fois. Nous avions fait il y a deux ans 22ème en féminine et 18ème en garçon. Cela ne correspondait pas à l’époque à notre place, mais cela fait partie des aléas des compétitions.
Pour les garçons, il serait bon de faire dans les 12 premiers, faire un huitième de finale, ce qui serait vraiment très bien par rapport à notre équipe. Ce que j’attends surtout, au-delà du résultat, c’est un esprit de combattivité, un état d’esprit conquérant, accrocheur et tenace. Il faut que l’on s’appuie sur ces valeurs-là dans un premier temps. Chaque match correspond à un apprentissage. L’équipe garçon n’est pas très jeune, mais est tout de même constituée de jeunes gens, le plus âgé, Adrien Mattenet, a 25 ans. Il y a encore de belles années devant et nous devons profiter de tous les matchs pour essayer de progresser dans la perspective des années à venir. Les filles doivent aussi s’inscrire dans cet état d’esprit. Cela est d’autant plus vrai avec nos deux jeunes. Il faut qu’elles apprennent très rapidement les vertus du combat au niveau international, surtout contre les Asiatiques qui sont les expertes dans le domaine.

Adrien Mattenet et Patrick Chila, l'osmose des générations

Nous avons deux équipes relativement jeunes, comment voyez-vous l'avenir ?
L’idée est de faire un mélange un peu savant pour créer une unité, une osmose. Il ne s’agit pas de mettre que des jeunes parce que ce n’est pas très bon, il faut tout de même des cadres. On s’appuie sur des piliers, qui sont là et ne sont pas très âgés. On commence donc là, par ce championnat du monde, et après il y aura quelques échéances intéressantes. On va essayer d’aller chercher quelques podiums dans les deux ans à venir, là où on peut les faire, en ciblant quelques compétitions. Je pense qu’il y a des possibilités, en double notamment.
Il nous faut essayer de reconquérir un peu ce plaisir de faire des médailles, même si ce ne sont pas des médailles phares, pour donner un peu confiance au groupe, leur montrer que les médailles sont accessibles. Commencer progressivement, essayer de qualifier des équipes pour Rio et je pense qu’après, si l’osmose prend bien, nos belles années se situeront peut-être plus entre 2016 et 2020. Là, on pourrait titiller à nouveau les podiums continentaux de manière plus systématique et au niveau mondial, d’accrocher peut-être quelques médailles, comme à la belle époque.

Simon Gauzy avait fait sa première grande compétition internationale multisport il y a 4 ans lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse. Avez-vous déjà des pistes quant aux représentants français sur l'édition 2014 à Nankin ?
On a effectivement un jeune garçon qui s’est qualifié, John Accurso, qui fait d’énormes progrès depuis qu’il a intégré l’INSEP en début d’année. Il est junior 2ème année, donc tout jeune mais a déjà percé un petit peu au niveau senior et s’est qualifié de manière brillante. Alexandre Cassin offre également un beau profil et on pourra compter, chez les filles, sur celles qui sont présentes sur ce championnat du monde notamment, avec Audrey Zarif et Laura Pfefer, mais aussi Marie Migot.
On a quelques gamins sur lesquels on va mettre l’accent pour les former dans un apprentissage qui reste assez long malgré tout. Nous allons essayer ensuite de jouer les podiums seniors, parce que c’est là que se situe l’enjeu. Actuellement, on a pas mal de résultats chez les jeunes, mais le haut-niveau jeune n’est pas le haut-niveau à proprement parler. On va tenter de les y amener progressivement en leur offrant les expériences nécessaires, les stages en Asie, les passages un peu obligés pour aller jouer au plus haut-niveau mondial.


Simon GAUZY | Adrien MATTENET | Carole GRUNDISCH | Tennis de Table

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