Kevin Rolland : "Les JO, la seule victoire qui me manque"

Interview
Kevin Rolland - © Kevin Rolland FB
Partagez

X-Games, championnat du monde, Coupes du monde... en ski half-pipe, Kevin Rolland a tout gagné, notamment les galons de légendes du freestyle. Seul l'or olympique lui manque, et pour cause : à Sotchi, le ski halfpipe est pour la première fois à Sotchi inscrit au programme des Jeux Olympiques. Interview...

Les Jeux Olympiques représentent quoi pour toi ?
Ce qui m’a marqué c’est déjà le fait d’y être allé. En 2012, j’ai été à Londres et j’ai pu voir des mecs comme Usain Bolt, Teddy Riner… ça marque ! Tu te rends compte que ça pèse, très lourd, plus que tous les éléments sportifs auxquels j’ai pu assister. Tu vois qu’il y a une espèce d’énergie que tu ne retrouves nulle part ailleurs
Après, les Jeux pour moi, c’est la plus grosse compétition du monde. Aujourd’hui, j’ai réussi à remporter toutes les compétitions qui existent dans mon sport. C’est la seule que je n’ai pas gagnée et c’est la première fois dans l’histoire olympique qu’il va y avoir le ski halfpipe au programme. Si je pouvais gagner cette année, ça m’arrangerait. Donc, forcément, ces Jeux Olympiques représentent quelque chose d’énorme.

Tu as une idole sportive ?
Quand j’étais jeune, dans mon petit monde à moi, il y a eu des skieurs freestyle comme Candide Thovex par exemple. Ce sont eux qui m’ont inspiré. Aujourd’hui dans l’Olympisme, il y a Shaun White qui fait partie de la famille freestyle en snowboard. Il est énorme, il a gagné deux fois les Jeux olympiques, 26 fois les X-Games en skate et en snowboard. C’est un monstre, et lui, je suis un peu fan, oui.

Comment réagis-tu à l’échec ?
A partir du moment où je fais un mauvais résultat, à la seconde près, je me dis « A la prochaine compète tu défonces tout ». C’est comme ça que je trouve l’énergie pour performer derrière. Si tu te lamentes sur ton sort, c’est foutu. J’essaie tout de suite de passer à quelque chose d’autre, à me concentrer immédiatement les prochaines échéances.

La Russie, ça t’évoque quoi ?
Mon image est celle du mauvais temps, très instable. Ma seule expérience en Russie, c’était pour une Coupe du monde test pour les JO. Ça c’était très mal passé à cause de la météo. C’était vraiment le déluge, il y avait 10 cm de neige dans le pipe. D’un coup, il se mettait à faire beau, puis à pleuvoir. J’avais l’impression d’être dans l’Amazonie mais froide. e ne m’étais pas qualifié en finale, ce qui ne m’était pas arrivé depuis belle lurette.

© Kevin Rolland FB

JPas forcément un bon feeling donc. Ce n’est pas pour autant que ça me fait peur pour l’épreuve olympique. Comme je le dis, après un échec, je « switche » et je passe à l’échéance qui suit.

Imagine, tu es champion olympique, ta réaction ?
Je suis aux anges. J’aurais réussi pleinement ma carrière, il ne me manquerait rien. Je serais comblé. Cela ne veut pas dire que j’arrêterais derrière, je continuerais à m’éclater, mais avec un poids en moins. Le reste ne serait que du bonus.

Quel souvenir gardes-tu de ta participation à la Session du CIO pour la candidature d’Annecy 2018 ?
Ça a été une super expérience. C’est un milieu où je n ‘ai pas la possibilité d'entrer habituellement. J’étais le petit jeune. Je me suis retrouvé d’un coup aux côtés de François Fillon, le 1er ministre de l’époque, de Jean-Claude Killy, du ministre des Sports... Je me souviens que je n’arrivais pas à faire le nœud de cravate. Je suis arrivé à la cérémonie avec la cravate autour du cou parce que je ne savais pas le faire !

Mine de rien, ça m’a rapproché un petit peu des valeurs de l’Olympisme que je ne connaissais pas beaucoup. Nous avons pu beaucoup discuté avec Jacques Rogge. C’est un mec sympa qui m’a expliqué un peu leur vision, pourquoi il s’intéressaient au ski freestyle ou au snowboard, le slopestyle etc. .Je me suis rendu compte que les JO avaient besoin de sang neuf et qu’ils avaient une bonne mentalité. Ils veulent des sports qui plaisent aux jeunes pour qu’ils pratiquent plus et c’est pour ça que notre discipline a été admise aux Jeux. Derrière, Jacques Rogge m’a d’ailleurs proposé d’être ambassadeur des Jeux Olympiques de la Jeunesse.

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse justement, tu étais un ambassadeur à distance, sous forme numérique, tu en gardes quel souvenir ?
C’était très sympa. J’ai été flatté. Me retrouver aux côtés de Lindsay Vonn, de Michael Phelps, de nombreux athlètes de prestige. Ça m’a tout de même fait bizarre parce que je n’avais jamais participé aux Jeux Olympiques et que tous ces jeunes les découvraient. J’avais l’impression d’être un peu donneur de leçons alors que je n’ai pas participé. D’un autre côté, je pense avoir de l’expérience. Je suis un peu un routard des compètes. J’essayais de discuter avec les jeunes sur tout ce touche à la gestion de la pression, aux techniques de la compétition. Ils étaient très à l’écoute.

Kévin ROLLAND | Ski Acrobatique

TV

Expérimentation

Pour les départements de l'Orne, de la Vienne et des Bouches-du-Rhône

Olympic Channel (en Français!

Direction Tokyo

Sites officiels

  •  Cocacola
  •  Aliba
  •  Allianz
  •  Atos
  •  Bridgestone
  •  Bridgestone
  •  ge
  •  intel
  •  Omega
  •  Omega
  •  P&G
  •  Samsung
  •  Toyota
  •  Visa
  •  BPCE
  •  Lacoste
  •  France TV-Sport
  • RMC