Jonas Devouassoux : "Etre présent le jour J"

Interview
Jonas Devouassoux
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Il sera facilement identifiable avec sa barbe longue au milieu de la meute de skicrossers... Jonas Devouassoux participe à ses premiers JO mais peut d'ores et déjà se targuer d'avoir remporté cet hiver sa première victoire en Coupe du monde, un excellent moyen de faire le plein de confiance et de décrocher un statut d'outsider. Bref échange avec lui au Club France...

Comment te sens-tu physiquement et psychologiquement ?
Physiquement, je me sens bien en ce moment. Le stage de préparation a vraiment fait du bien, on a pu refaire un peu de volume, de musculation. J'ai bien remonté le pente, alors que j'étais arrivé un peu émoussé les premiers jours, avec quelques coups de mou. Dans la tête aussi ça a fait beaucoup de bien. On est sorti un peu du ski, on s'est occupé de nous, de notre corps, notre principal outil de travail. Franchement, pour ces premiers Jeux, et bien ça ne me fait pas grand chose d'être là pour le moment. J'essaie de me couper au maximum de toutes les émotions fortes car j'ai un peu peur que ça me nuise pour la suite. Je suis aux Jeux, c'est génial, mais j'en profiterai quand j'aurai la médaille autour du cou ! Si ça arrive, je vais me lâcher !

Les Jeux, c'est génial, mais j'en profiterai quand j'aurai la médaille

Ressens-tu une pression médiatique plus importante parce que c'est les Jeux ?
Pour l'instant ça va encore, je trouve que c'est raisonnable, d'autant que nous sommes au calme dans le village olympique et que l'on est pas beaucoup descendu. On croise beaucoup d'athlètes avec lesquels on échange énormément. C'est le côté vraiment génial des Jeux. Mais des journalistes, on en a croisé assez peu pour le moment et, du coup, la pression médiatique, on ne la ressens pas tant que ça.

Avec quels athlètes t'es tu rapproché depuis ton arrivée ?
J'ai bien discuté avec Maxime Laheurte du combiné nordique, bien rigolé avec quelques bobeurs, pendant la cérémonie d'ouverture, qui était par ailleurs un grand moment. Avec Thibaut Fauconnet et Maxime Chataignier, les 2 short-trackers, on s'est bien marré. Mais rien que le fait de croiser plein d'athlètes, de pouvoir discuter. Au restaurant, on a croisé Didier Cuche et Didier Defago par exemple. Ce sont des sportifs que l'on a pas l'habitude de voir. C'est très intéressant.

Une course de skicross est par nature assez imprévisible, mais as-tu toi une situation préférentielle, un schéma favori ?
Honnêtement non parce que tout peut changer très vite, à chaque tour, chaque course. Toutes les configurations sont possibles sur chaque run. On pratique un sport où il faut s'adapter en permanence. Après ça m'est arrivé, tactiquement, de prévoir des coups. Par exemple, lors de ma première victoire en Coupe du monde, cet hier, je suis parti 4ème de la demi-finale et je me suis tout de suite dit que ce n'était pas grave, que je pouvais doubler tel adversaire à tel virage tel autre à un autre endroit. Et ça s'est exactement passé comme ça, exactement aux endroits où je l'avais prévu. Alors il y a aussi une part de réussite, forcément, mais il y a des moments où l'on sait ce que l'on va et doit faire, comme il y a des moments où l'on improvise totalement. Le skicross, c'est de l'adaptation en permanence.

Le skicross, c'est de l'adaptation en permanence

As-tu déjà repéré les endroits propices pour attaquer sur la piste des Jeux ?
Oui bien sûr, mais je ne vais pas les dire parce que si les étrangers lisent les interviews (rires) ! Il y a certains endroits, certains virages où l'on va pouvoir prendre beaucoup de vitesse et accélérer au maximum pour doubler ensuite en ligne droite. On a aussi pris pas mal d'informations l'an dernier, lors de l'épreuve pré-olympique. Après, la compétition, ça va être et de la tactique et de l’improvisation, mais faudra être, quoiqu'il en soit, présent le jour J.

Comment vit le groupe et quel est l'apport d'Ophélie David, la plus ancienne de l'équipe ?
Après l'arrêt de la génération précédente, Ophélie a souhaité monté sa propre structure d'entraînement, et, du coup, c'est vrai qu'on la voit assez peu en dehors des courses. On ne se côtoie pas beaucoup. Mais au sein du groupe, l'ambiance est globalement très bonne et c'est que l'on n'hésite pas à demander conseil à « Ophé' » si le besoin s'en fait sentir. A l'inverse, elle vient souvent faire des runs derrière nous pour analyser les trajectoires et ça ne nous dérange pas. C'est un échange de bons procédés, c'est sympa. Ça fait du bien à tout le monde.

La neige te plait ?
La neige est top, dur comme il faut le matin. Les conditions sont idéales avec notamment ce grand ciel bleu. C'est vraiment parfait.

Jonas DEVOUASSOUX | Ski Acrobatique

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