Jean-Baptiste Grange, le retour aux Jeux

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Le 21 janvier 2004, sur les pentes de sa station, Jean-Baptiste Grange devient champion de France junior de slalom. La même année, il dispute sa première épreuve de Coupe du monde, à 19 ans. Deux ans plus tard, JB participait à ses premiers Jeux Olympiques, en découverte - 13è du super-combiné et abandon au slalom. La suite est une alternance de blessures (genou, épaule, dos) et de succès, au plus haut niveau de sa discipline. 18 podiums, 9 victoires en Coupe du monde dont une obtenue en janvier pour son retour de blessure (croisés du genou), le globe du slalom 2009, le titre de champion du monde 2011... Découverte d'un champion.

Quel est ton premier souvenir olympique ?
Les premiers Jeux auxquels j’ai participé, ce sont ceux de 2006 à Turin (photo d'ouverture). J’avais 21 ans, j’étais loin de les faire en début de saison. C’était la grosse cerise sur le gâteau. J’en ai pris plein les yeux, je n’étais pas du tout préparé à ça… dans le bon sens du terme. J’ai profité des Jeux, J’étais un peu comme un gamin...

L'enfance, c'est là que tu puises ta motivation olympique ?

Les Jeux, c’est historique, des rêves de gamins. J’ai une histoire qui n’est pas banale. Mon frère a allumé la flamme olympique en 1992 à Albertville avec Michel Platini. J’ai donc baigné très tôt dans cet esprit olympique.et puis elle est aussi particulière parce que je n’ai pas pu faire ceux de 2010 alors que j’arrivais en étant médaiilable et que je me suis blessé un mois avant.

Comment va le corps justement ?

Le corps va bien. Je sors enfin de mes galères. Il y a eu des blessures liées au ski avec mon épaule et des problèmes de dos que j’ai depuis tout petit et qui sont ressortis il y a trois ans. Ça a été galère pendant un an et demi parce que quand tu as mal au dos, ça te prend la tête et ça a été cela jour et nuit pendant un an et demi. Ça a été dur.
Je sors d’une saison durant laquelle j’ai fait ce que j’ai pu avec les moyens du bord. Ça a été ma première vraie préparation depuis 2011.
Pour moi c’est pile le bon moment. J’ai de l’expérience, j’ai déjà gagné au plus haut niveau…. J’ai toutes les cartes en mains.

Une idole, un modèle sportif ?

Pour moi, je dirais que c’est Luc Alphand. J’avais12/13 ans quand il s’est mis a tout gagné, mon parrain était son entraîneur donc c’est à nouveau une histoire un peu spéciale. Luc avait du charisme, il a tout gagné tout au long de la saison, de ses 3 saisons où il fait des gros globes. Forcément, je suis toujours en relation. On a la chance de le voir encore régulièrement. C’est quelqu’un avec qui on peut discuter de choses et d’autres et même si c’est quelqu’un de très pris, il partage d’autres passions telles que la chasse.

La Russie, ça évoque quoi pour toi ?

Russie ? Chapka, vodka, caviar, le froid aussi… Je sais que Sotchi est une cité balnéaire. Il peut y avoir des mètres et des mètres de neige mais ce n’est pas le cas en ce moment….

Un mot sur l'amitié qui te lie à Julien Lizeroux ?

Avec Julien on a toujours été très proches. Je l’ai d’abord connu sur les groupes coupes d’Europe. Là c’était plutôt l’ancien parce que j’étais encore très jeune. On se côtoie depuis le début, on est arrivé au haut-niveau en même temps, on était dans le même team de marques. Ça a été un bon appui que l’on se retrouve tous les deux dans les meilleurs mondiaux. On a partagé plein de bons moments. au même moment. J’apprécie tout ce qui fait Julien, ça aide beaucoup au jour le jour. Nous avons monté une petite boite ensemble. Et puis on est les deux grands blessés qui reviennent, ça nous motive aussi tous les deux.

As-tu un rituel, un grigri ?

Je n’ai pas de rituel précis. Je répète assez souvent les mêmes choses, mais c’est surtout par du calme et de la sérénité que j’essaie d’aborder mes courses. J’aime bien le jour des courses parce que finalement on est un peu face à soi-même. Il n’y a plus vraiment de coéquipiers, il y a des adversaires, mais finalement en ski alpin, tu peux être ton propre ennemi donc il faut d’abord te contrôler toi.

Et un surnom ?

Jean-Jean, Jean, JB, gamin. Ma maman m’appelle Jean-Bapt'.

A Valloire, tu es partout et particulièrement présent dans le magasin de tes parents en bas des pistes...

Mes parents étaient en équipe de France de ski mais n’ont pas eu la chance d’aller au plus haut niveau même si avec moi ils ont été parfaits ils m’ont toujours soutenus sans jamais trop me pousser et ça s’arrête là. Après, c’est vrai qu’à Valloire leur magasin est un peu à mon effigie, mais ça s’arrête là. Ils sont simplement fiers sans que ça aille plus loin.
Un talent caché, un hobby ?

Je faisais plein de trucs quand j’étais gamin mais le sport de haut-niveau nous prend beaucoup de temps et c’est difficile de vraiment s’investir. Sinon, je fais du trial, je vais à la chasse depuis un peu plus d’un an.

Un mot pour te définir ?

Quelqu’un de calme.

Jean-Baptiste GRANGE | Ski Alpin

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