Amodio, l'interview courte

Interview
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Pour sa deuxième participation aux Jeux Olympiques, Florent Amodio, champion d'Europe 2011 de patinage artistique et toujours sur le podium depuis, veut vivre pleinement son rêve olympique... Entretien avant le programme court.

Quelle est l’image des Jeux olympiques que tu gardes en tête ?
Ce n’est pas quelque chose qui m’a donné envie de participer aux Jeux, mais plutôt un souvenir d’Olympien. L’image qui est gravée en moi, c’est en fait ce before, cet avant défilé des Jeux Olympiques de Vancouver. Cette marée France... Je me souviens, on était un nombre incroyable ! On avait tous des blousons blancs mais c’était une marée bleue. On était comme des gamins. L’entrée dans le stade, c’est un truc cliché, mais c’est le plus magnifique que nous ayons envie de vivre en tant qu'athlète je pense. On ne sait pas où on va, mais on y va, c’est extraordinaire, tout le monde est euphorique… C’est vraiment ce qui reste gravé en moi.

Comment abordes-tu Sotchi ?
J’ai envie de me nourrir de tout ce qu’il va y avoir autour, c’est sûr. Ne pas me laisser déborder, être très sérieux, focus sur la compétition, mais en profiter, comme un gosse, comme j’ai pu le faire sur mes premiers Jeux à Vancouver. C’est comme ça que je fonctionne, je veux prendre la magie des choses et c’est ce qui donne le grain de folie aussi niveau sportif. Sur ce plan, je sais aussi que j’ai quelque chose à jouer, contrairement à Vancouver.

Tout est mis en place depuis un bon bout de temps pour que j’arrive à ces Jeux. Ça monte comme cela doit monter, crescendo. Les Jeux, c’est toujours l’apothéose. Ça n’a jamais été le rêve de ma vie précédemment mais c’est devenu un rêve. Les Jeux symbolisent beaucoup pour moi, au niveau sport et au niveau du cœur. Je veux me nourrir, en profiter au max et être très sérieux, focus sur la compétition. Et puis après, quand j’aurais fini la compétition, en profiter pour faire la fête, voir les copains….

Ton rapport à l’échec ?
Sur le moment, je ne vois pas la vérité en face. Je me dis « ce n’est pas possible, j’étais prêt ». Le jour d’après, je fais le brief de ce qui n’a pas été et j’avance et j’oublie… sans vraiment tout à fait oublier non plus parce que les contreperformances t’aident aussi à avancer. Donc, c’est toujours là, mais moi, j’avance. Je fais le point, je règle, je ne repars pas à 0, mais je gomme tout ce qui n’a pas été. Je ne déprime pas, je passe à autre chose.

Tu t’imagines des fois sur la plus haute marche du podium olympique ?
Je m’imagine de temps en temps là-haut, avec la médaille, mais il y a tellement de travail avant que je ne peux, je ne veux pas me voir déjà arrivé. J’ai la tête sur les épaules. Après, quand je me l’imagine, je me dis « Tu as trimé, c’est mérité, tu es champion olympique, point barre ». C’est un rêve, tous les jours, je me bats pour accomplir ce truc. Si je n’y arrive pas, voilà, comme je le dis, ce seront déjà mes deuxièmes Jeux. Ma vie continue, il n’y a pas de soucis. Mais c’est vrai que c’est devenu un rêve et toujours les jours je travaille pour réussir ça ou du moins être le plus haut possible. Je ne veux rien regretter et être le meilleur ce jour-là.

Florent AMODIO | Patinage Artistique

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