Marie Marchand-Arvier : « Lâcher les skis quand il le faut »

Interview
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Seule Bleue engagée sur la descente olympique de Sotchi, Marie Marchand-Arvier vit à Sotchi ses troisièmes Jeux Olympiques. Licenciée au Club des Contamines-Montjoie, le village de la médaillée de bronze du saut à ski, Coline Mattel, Marie pourrait y trouver une source d’inspiration…

Si elle pense avoir plus de possibilité de briller samedi 15 février 2014 sur le super-G, Marie n’en est pas moins ambitieuse, d'autna que, si la victoire de l’Autrichien Mayer chez les hommes a déjoué le dogme, la descente n’en reste pas moins traditionnellement une affaire d’expérience... Entretien.

Il y a eu un certain nombre de chutes chez les hommes qui ont décrit une piste plutôt difficile, la piste est-elle effrayante ?
La descente n’est pas effrayante en tant que telle. Il n’y a pas de grands sauts, mais des murs assez techniques avec de grandes courbes à bien négocier. Ils ont fait une neige très sèche et assez verglacée ce qui élève le niveau de difficulté de la piste. On traverse aussi des passes de ratrak. Ça fait beaucoup de vaguelettes, ça secoue, ce n’est pas très agréable sous le pied. On ne prend pas beaucoup de plaisir, mais on voit qu’il y a des filles qui arrivent à skier très très bien malgré tout. Je crois que la meilleure skieuse mercredi sera très complète et très technique.

Bode Miller s’est un peu plaint de la réverbération, as-tu connu les mêmes désagréments ?
On a eu de très bonnes conditions lors des descentes d’entrainement. Du côté des filles, je pense qu’ils n’ont pas arrosé la neige comme ils ont pu le faire avec les hommes. Contrairement à ce qu’a pu exprimer Bode Miller, je n’ai donc pas ressenti de problèmes liés aux reflets, mais plus des difficultés sur certaines parties très à l’ombre. Bon, ça fait partie de notre quotidien. C’est aussi le cas en Coupe du monde. Il faut s’adapter, trouver la meilleure ligne possible et lâcher les skis quand il le faut.


On voit que Tessa Worley est plutôt active sur les réseaux sociaux pour soutenir l’équipe de France olympique…
Tessa est une fille très généreuse que je côtoie régulièrement puisqu’elle vient souvent faire de la vitesse. Elle a vécu sa blessure avec humilité et détachement. C’est incroyable. Je la respecte beaucoup pour cela. Elle aussi est encore jeune et elle va faire beaucoup de belles choses plus tard. Elle va suivre les Français presque comme si elle y était. C’est super de la voir aussi active et présente pour nous soutenir.

Son absence, celle de Marion, sont perceptibles au sein du groupe ?
On sent un vide dans l’équipe, mais je pense que le plus dur c’est pour elles. Nous, on n’a pas le droit de dire que c’est difficile sans elles. Après, le ski est un sport individuel. Chacun tente de sortir son épingle du jeu et de vivre ce que l’on a à vire sur le moment. J’ai la chance de vivre mes 3e Jeux. J’arrive dans une situation où je ne suis pas favorite, loin de là. Je suis une outsider mais je crois en mes chances et je pense que c’est ce qu’il faut à l’approche d’échéances olympiques.

Marie MARCHAND-ARVIER | Ski Alpin

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Direction Tokyo

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