Marie-Marchand Arvier mise sur le super-G

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Croisée au Club France lundi 10 février 2014, Marie Marchand-Arvier, vice-championne du monde de super-G 2009, nous a accordé quelques minutes pour évoquer les Jeux, ses épreuves et Brice Roger...

Tu évacues la pression loin du village Marie ?
On est vraiment bien dans le Village, confortables, donc la pression, on ne la ressent pas trop. Après, je suis tout de même très heureuse d’être sortie de mon village montagne un petit peu casanier. Ça me fait du bien de venir au Club France, ça me permet de prendre un peu l’air et de me changer les idées. Je regarde un peu le combiné, ce que donnent les filles…

La blessure de Marie à Val d'Isère, fin décembre 2013

Justement, pourquoi ne pas t’être alignée sur ce combiné ?
Je m’étais préparée à ne pas faire ce combiné. Ça fait un an que je ne m’entraine plus trop en slalom, et puis j’ai chuté en décembre dernier, me suis blessant à l’épaule. Le choix s’est donc imposé. Je ne pouvais pas faire de slalom. Je me suis donc recentrée sur les choses importantes pour moi, la descente et le super-G. Je pense que c’est une bonne chose pour moi. Je ne regrette pas du tout. Je vais me concentrer sur les deux épreuves sur lesquelles je suis alignée et auxquelles je veux participer avec beaucoup d’envie.

Comment te projettes-tu sur ces épreuves ?
Mes capacités actuelles en termes techniques et surtout d’engagement font que je vais plus m’orienter sur le super-G.

En descente j’ai quelques appréhensions, notamment quand il y a beaucoup de vaguelettes et beaucoup moins de terrain. Cela me perturbe un petit peu suite aux antécédents que j’ai rapport à mes chutes. Il faut que je bascule sur un niveau un peu supérieur à ce que j’ai pu faire aux entrainements, mais cela devrait aller.

Le super-G ce sera différent. C’est un one shot ; il n’y a qu’une chance. Avec un peu moins de vitesse et d’engagement physique, ce sera plus adapté à mes capacités actuelles.

Les médailles ne sont pas encore là, ça inquiète ?
Non, c’est la presse qui s’inquiète. Je pense que quand on est athlète, on a à cœur de se donner au maximum. Certains leaders, sans se planter ont fait une course un peu en-dessous. J’ai confiance en tout le collectif tricolore. Ça va venir.

Un mot sur Brice Roger ?
Tout le monde peut le comprendre, Brice a été très très déçu de se blesser la veille de la descente olympique. Il a déclaré que c’était un rêve de gamin et on l’imagine très bien. Mais il est encore jeune et il aura, je l’espère d’autres occasions de faire la descente olympique. C’est quelqu’un qui a un vrai talent sur les skis. Il a été très soutenu par ses collègues mais malgré tout cela a été deux journées difficiles pour les descendeurs et je suis de tout cœur avec eux.

Ce sont des moments qui ne sont pas très joyeux mais font partie de certains carrière et puis il y a des choses plus graves. Les blessures font partie de la vie d’un athlète. Aux JO, tout le monde se donne au-delà des 100% et c’est ce qui fait que le corps peut lâcher. Ça passe ou ça casse. Ça fait partie du rêve olympique et ça peut basculer d’un moment à l’autre.

Marie MARCHAND-ARVIER | Ski Alpin

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