Antoine Adelisse : « Vraiment impatient »

Interview
Antoine Adelisse - ©Downdays
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En 2014, lors des Jeux de Sotchi, le ski slopestyle intégrera le programme olympique. Une discipline ultra spectaculaire où les Bleus tentent de se faire une place. Les 20 et 21 décembre 2013, à Copper Mountain (USA), la Coupe du monde reprend ses droits. Les Français n'avaient pas pris part à la 1ère étape du circuit, cet été en Nouvelle-Zélande, et feront donc leurs premiers "runs" officiels de l'hiver dans le Colorado.

Le jeune freestyler de la Plagne, Antoine Adelisse, l'un des meilleurs espoirs tricolores de la discipline, y sera. Sa place de 5ème lors des championnats du monde de Voss (Norvège), en février dernier, à seulement 16 ans, apparaît déjà comme très prometteuse et révélatrice de son potentiel...

©skipass

La saison de Coupe du monde débute réellement pour les Français ce week-end à Copper Mountain. Impatient d’y être ?
Oui carrément.Nous nous sommes beaucoup entraînés cet été pour ces Coupes du monde. On se prépare pour ces grosses compétitions. Donc, oui, vraiment impatient.

Comment te sens-tu ?
Déjà satisfait de ma préparation. Nous avons eu un très bon préparateur physique cet été qui nous a vraiment permis d’être au point. Du coup, je sais qu’il y a moyen de faire quelque chose cette saison.

Le slopestyle, c’est une descente en ski avec des sauts et des slides

©SFR Tour

Peux-tu brièvement nous expliquer ce qu’est le slopestyle ?
C’est une descente en ski avec un enchaînement de sauts, qui varient selon la grandeur du snowpark, et des barres de slide qui s’enchaînent. Cela peut varier en fonction des compétitions, mais, habituellement, c’est trois sets de rails et trois sets de table, des sauts entre 15 et 20 mètres.

Comment es-tu arrivé à cette discipline ?
J’ai en réalité fait autant de halfpipe que de slopestyle ces dernières années. Maintenant que je suis en équipe de France, j’ai un peu délaissé le halfpipe pour me consacrer au slopestyle, même si ça me démange toujours d’aller faire deux-trois hits !

Le slopestyle est désormais une discipline olympique. C’est forcément une belle opportunité et un super enjeu non ?
Oui bien sûr, c’est un bel enjeu en plus, comme c’est tout nouveau dans le programme olympique, on sera un peu les rookies des Jeux. Les Bleus ! On a évidemment quelque chose à prouver là-bas. Ce sera intéressant.

©Freepresse

Les Jeux Olympiques, tu y penses depuis quand ?
Le slopestyle a intégré le programme olympique l’année dernière donc ce n’était pas un objectif de longue date. Pour moi, le top c’était les X-Games et la Coupe du monde. Maintenant, il y a les Jeux Olympiques… C’est un événement très spécial, beaucoup plus grand, qui ne se déroule que tous les quatre ans. C’est une compétition vraiment à part. Je me revois regarder les JO plus jeune, ressentir l’ambiance. Y participer ça doit être encore une autre sensation. Ça doit être fou !

Ta 5ème place aux Mondiaux l’hiver dernier, à Voss, à seulement 16 ans, est forcément très prometteuse. Comment as-tu vécu cette expérience ?
C’était assez difficile en fait les premiers jours. J’avais limite peur. Le parcours ne me convenait pas trop. Il y avait du gros niveau et je ne m’y attendais pas. Le premier jour ne s’est pas très bien passé, je n’ai pas fait de supers entraînements. J’ai essayé d’y aller plus franchement le lendemain et, au fil du temps, j’ai réussi à mieux apprécier le slopestyle comme il était. Au final, ça a plutôt bien marché. Les qualifications se sont bien passées. En finale je n’ai pas eu le meilleur run possible mais c’est quand même la 5ème place. C’était en fait un tremplin pour moi, pour acquérir le statut équipe de France et tout ce qui s’en suit.

On y va pour donner le meilleur

©skipass

As-tu des objectifs précis sur cette saison ?
Non non. L’objectif premier c’est déjà de faire de bons résultats lors des Coupes du monde pour rentrer dans les critères et sa qualifier pour les Jeux Olympiques. Je ne suis, pour le moment, pas encore sûr d’y aller. Une fois à Sotchi, on va dire qu’on ne va pas là-bas pour simplement pour participer. On y va pour donner le meilleur de ce que l’on a à donner.

Tu risques d’être l’un, voire le plus jeune de la délégation. Ça impressionne ?
Un peu oui. On passe déjà pour les rookies avec cette nouvelle discipline, et moi encore plus puisque je suis le plus jeune. Ça met une pression supplémentaire, mais ce n’est pas si contraignant. C’est plutôt une bonne chose en fait. Ça ne me change pas vraiment. Je m’entraînerai pareil qu’un Kévin (Rolland) ou que les autres skieurs. Ce sont les mêmes objectifs. C’est cool en fait, c’est marrant (rires) !

©SFR Tour

Si on te dit Esprit Bleu, à quoi penses-tu ?
Ça me fait penser à toute l’équipe. Le stage de Prémanon, en mai, était super sympa d’ailleurs. Ça nous a permis de découvrir les athlètes d’autres disciplines. Pour moi, l’Esprit Bleu, c’est l’esprit d’équipe, tous les athlètes soudés entre eux, qui ont une histoire à raconter.

Quelles images auras-tu en tête au lendemain des Jeux ?
Ça va dépendre du résultat déjà. Dans tous les cas, je pense que ce sera une bonne expérience. Je l’espère en tout cas, parce que les Jeux, on en fait pas quinze dans une carrière. Je pense que si le résultat est au rendez-vous, je ne serai pas encore capable de le réaliser, qu’il me faudra du temps pour cela. Sinon, je sais qu’il faudra encore m’entraîner. J’ai du temps avant les prochains.

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