Vincent Gauthier Manuel, porte drapeau de l’équipe de France paralympique

Interview
Vincent Gauthier Manuel bien entouré - ©France Paralympique
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Le 5 décembre 2013, le Comité paralympique et sportif français faisait son J-100 avant les Jeux Paralympiques de Sotchi. L’occasion d’annoncer le nom de celui qui portera haut les couleurs de la France lors de la cérémonie d’ouverture, le 7 mars prochain.

A 27 ans, c’est le jurassien Vincent Gauthier Manuel qui s’est vu décerner cet honneur.
A 14h30, Emilien 10 ans, jeune skieur déficient visuel et mascotte de l’équipe de France, a annoncé le nom du porte-drapeau, Vincent Gauthier Manuel, double champion du monde et vice-champion paralympique par deux fois à Vancouver, en 2010.

©France Paralympique

En présence d’Emmanuelle Assmann, présidente du Comité paralympique et sportif français, Gérard Masson, président de la Fédération française handisport, Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif français, Valérie Fourneyron (en duplex vidéo), ministre des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative, et de Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée des personnes handicapées de la lutte contre l’exclusion, Vincent s’est vu remettre le drapeau français, fier et ému.

Entretien avec Vincent Gauthier Manuel :

©France Paralympique

Porte-drapeau 2014, ce n’est pas rien… Comment te sens-tu ?
Très ému et à la fois très fier ! C’est une grande tâche.

Que représente pour toi cette mission ?
Transmettre le plus naturellement possible l’image qui est la nôtre : l’esprit montagnard. J’espère aussi fédérer la troupe au mieux pour motiver tout le monde sans faire monter la pression. Je pense déjà à mon entrée dans le stade pour la cérémonie d’ouverture, quand je porterai le drapeau français. Pour l’avoir déjà vécu en tant que membre de l’équipe de France c’est déjà énorme, mais là, ça va vraiment prendre une dimension supérieure pour moi. C’est l’image de la France, ce n’est pas rien !

Ajoute-t-elle une pression supplémentaire ?
Quelque part oui… Mais nous sommes préparés à cela. Et aussi je compte sur mon ami Jason Lamy Chappuis pour me faire un retour sur ses fonctions de porte-drapeau de l’équipe de France olympique.

Deux Jurassiens porte-drapeau à Sotchi, avec Jason Lamy Chappuis, qui emmènera un peu avant toi l’équipe olympique… Vous êtes amis, c’est une belle histoire ?
Sacré coïncidence ! Nous sommes de la même année et étions au collège en section sport-étude ensemble. Le Haut-Jura et très impliqué dans le milieu des sports d’hiver et c’est une belle récompense pour le secteur aussi.

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En sports d’hiver, on pense souvent aux Alpes ou aux Pyrénées, c’est une fierté que le Jura soit à l’honneur à travers toi ?
C’est « rare » de voir un Jurassien skieur alpin. J’en ai fait un complexe au début puis une force en prouvant que ce n’est pas parce qu’on à des petites montagnes qu’on ne fait pas du grand ski !

Que t’inspirent ces Jeux en Russie ? Connais-tu déjà la piste de Rosa Khutor ?
Les Jeux, ou qu’ils soient, restent un évènement à part où tout est fait pour l’épanouissement des athlètes. En Russie, il n’y a pas encore la culture du ski alpin mais cela risque de changer avec la station de ski qui a été créée de toutes pièces. Les pistes de ski de compétition sont très intéressantes car très techniques. Il y a beaucoup de changements de pentes, donc pas mal de portes cachées, il faudra affuter sa trajectoire !

Tu as vécu les Jeux de Vancouver, avec deux superbes médailles d’argent en Super combiné et Super G, et surtout la première pour le clan français, après plusieurs jours d’attente… ça reste un bon souvenir ?
La médaille de bronze de Vancouver, première pour la délégation Française, reste un grand moment pour moi avec une cérémonie de récompense très émouvante ! Il y a des instants dans la vie inoubliable, celui là en est un pour moi.

Pour évoquer ton handicap ? Skier avec un bras en moins, cela implique quoi au niveau de l’équilibre, de ta performance ? Quelle est la principale difficulté ?
Par rapport à quelqu’un de valide je « perds » environ 0,5 seconde au départ au moment de la poussée, ensuite l’équilibre (et donc la pression) n’est pas la même sur mes appuis gauche et droit. Cela à pour conséquence de « perdre » quelques miettes à chaque porte.

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Au-delà de ton rôle de porte-drapeau et après deux titres aux Mondiaux de La Molina en 2013, tu pars pour Sotchi conquérant. Quels sont tes objectifs personnels ?
Difficile à donner car nous sommes une dizaine à être capable de prendre la première place sur chacune des disciplines. Ce sera très serré mais le super G me tient vraiment à cœur, j’espère pouvoir produire ma technique de ski en me faisant plaisir. Je veux être en paix avec moi-même.

France Télévision diffusera de nombreuses heures de direct pour les Jeux Paralympiques d’hiver, un dispositif sans précédent, mieux qu’à Londres en 2012… C’est une première victoire pour toi ?
Je pense que beaucoup de gens ont vu des choses intéressantes aux Jeux Paralympiques de Londres en 2012. Cela a été une avancé et un grand tournant pour le milieu paralympique, à nous de continuer à montrer les valeurs du haut niveau.

Qui as-tu envie de remercier aujourd’hui ?
J’aimerai remercier tous les soutiens qui sont là pour moi dans les hauts comme dans les bas : ma famille, mes amis, mon employeur, mon club, mon fan club, le CG39, le Conseil Régional Franche-Comté , la FFH et mes partenaires.

Source : Site de France Paralympique

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