Célia Aymonier : « Confiance et envie »

Interview
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Pour la première étape de Coupe du monde, à Kuusamo (Finlande), elle était la Tricolore la mieux classée. Même constat la semaine suivante à Lillehammer (Norvège). A quelques jours de se rendre à Davos, en Suisse (14-15 décembre 2013), Célia Aymonier, 22 ans, entend poursuivre ces bonnes performances du début de saison et emmener dans son sillage ses coéquipières de l'équipe de France.

Si elle se dit avant tout encore en phase d'apprentissage et en recherche d'expérience, les premières courses de l'hiver laissent envisager le meilleur en termes de résultats. De bon augure à l'approche de l'échéance olympique qu'elle aborde avec beaucoup d'enthousiasme...

Tu démarres bien ta saison de Coupe du monde, à Kuusamo (Finlande) et Lillehammer (Norvège). Comment te sens-tu en ce début d’hiver ?
Je me sens plutôt bien. Je suis contente de ma préparation et de constater que j’ai progressé. Ce n’est jamais évident de commencer une saison, surtout à Kuusamo, sur des pistes très difficiles. Je trouve que c’est très bien pour une entame. Ça me donne confiance et envie pour la suite.

Quels objectifs t’es-tu fixée pour cette saison en Coupe du monde ?
Je suis encore jeune, donc l’essentiel pour moi, c’est encore d’apprendre et d’acquérir de l’expérience. C’est ce qui est le plus important. Maintenant, si je parviens à faire de bons résultats, c’est toujours plus agréable, plus motivant. Donc pas vraiment d’objectifs précis en terme de place, même si j’en ai forcément dans un coin de ma tête, mais principalement apprendre et aller de l’avant, avec l’envie d’être présente au plus haut niveau dans les années futures.

L’essentiel pour moi, c’est d’apprendre et d’acquérir de l’expérience

©celiaymonier.fr

Cet hiver est olympique. Les Jeux, tu y penses déjà ?
C’est vrai qu’on y pense. Maintenant, il faut, dans un premier temps, faire un bon début de saison et se sélectionner. Une fois la qualification en poche, on pourra réellement se projeter et se mobiliser complètement pour l’événement. Pour l’instant, on pense déjà à prendre nos repères, à savoir où on se situe, à retrouver la compétition.

Qu’est-ce que représenterait une participation aux Jeux pour toi ?
Comme plus ou moins tout sportif, les Jeux Olympiques c’est un rêve. J’y pense depuis une ou deux années, depuis mon passage en senior, et beaucoup plus sérieusement depuis ma saison passée sur le circuit Coupe du monde, qui s’est bien déroulée. En attaquant avec de bonnes performances cet hiver, j’y pense toujours plus et j’espère obtenir mon billet.

©FF ski

Vous vous classez sixièmes en relais lors des championnats du monde de l’an dernier, en Italie. C’est une place encourageante. Que manque-t-il pour aller taquiner les meilleures Nations ?
Je pense qu’il ne manque pas grand-chose. Le groupe s’est bien construit l’année dernière, on a montré que l’on était là, présentes, et on a acquis pas mal de confiance. Le relais est un objectif. On l’abordera avec un statut d’outsider que l’on aime bien. J’espère qu’il ne manquera rien finalement (rires). On a un très bon groupe depuis deux ans. Il se passera ce qui se passera mais on aura à cœur de faire un bon relais.

Il manque peut-être un tout petit peu d’expérience ?
Cette expérience, on l’a en partie acquise l’an dernier. Notre sport est aussi très exigeant, avec la nécessité que les quatre membres de l’équipe soient au top de leur forme en même temps et ça, ce n’est pas toujours évident. En tout cas, on a l’envie, la motivation et la confiance. Il nous tarde juste de faire ces relais et de voir le résultat.

Le mental est primordial

©celiaymonier.fr

En plus d’une exigence physique évidente, les fondeurs semblent tous avoir un mental d’acier… L’aspect mental est définitivement un facteur primordial dans ton sport ?
Complètement. On ne se rend pas compte mais les courses se courent jusqu’au dernier mètre, que l’on soit première ou soixantième. On se bat toutes comme des lionnes jusqu’aux derniers centimètres. C’est impressionnant. On n’a pas le droit d’être un peu moins bien, pas le droit à la moindre erreur sinon ça se paye vite très cher au classement. Le mental est effectivement primordial.

Si on te dit esprit bleu, à quoi penses-tu ?
Ça me fait penser à une belle cohésion de groupe. Je ne connais pas les Jeux, je suis encore toute jeune, mais de ce que je peux voir, j’imagine que de savoir que l’on est tous ensemble, que l’on se soutient, que chacun est heureux des performances des autres, ça crée une belle émulation, une grosse motivation. Ces relations entre athlètes et encadrement sont un plus et doivent nous permettre d’aller chercher la petite seconde qui fera toute la différence.

©FIS

C’est la fin des Jeux, tu es dans l’avion du retour. Que se passe-t-il dans ta tête ?
J’aimerais bien avoir dans mon sac à main une petite boîte avec une médaille (rires) ! Sinon, forcément plein de bons souvenirs, de l’expérience et surtout aucun regret.

Si tu devais te décrire en un seul mot ?
(Rires) Bonne question ! C’est difficile… Je dirais enthousiaste !

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