Sébastien Lacroix : « La confiance est là... »

Interview
Sébastien Lacroix
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Les semaines se suivent, rapprochant inexorablement les athlètes de l'équipe de France de l'hiver et de l'échéance olympique de Sotchi.
Le week-end du 30 novembre au 1er décembre 2013, les Français du combiné nordique retrouveront la Coupe du monde à Kuusamo, en Finlande avec, dans leurs rangs, quatre récents champions du monde et un porte-drapeau, Jason Lamy-Chappuis.

Petit repérage avec Sébastien Lacroix, l'un des Mousquetaires médaillés d'or de la saison dernière...

Comment te sens-tu ?
Jusqu’ici, je me sens bien. Le très bon hiver de l’an dernier m’a donné pas mal de confiance pour cette saison olympique. J’ai également passé un excellent été, avec une bonne préparation, sans blessure. Je me sens bien en ski de fond et en saut, j’ai le sentiment d’avoir bien travaillé et, en plus, la confiance est là. Parfait donc pour le moment.

Le groupe a grandi ensemble et l'ambiance est exceptionnelle.

Tu le disais, vous avez effectué un très bel hiver dernier, avec, notamment, des championnats du monde extraordinaires et le titre mondial par équipe. Évidemment de bon augure à l’approche de l’échéance olympique. On a l’impression que ce groupe est capable de réaliser des choses incroyables…
Je crois que nous avons véritablement pris conscience de notre potentiel cette année, lors de notre titre de champion du monde par équipe. Nous tournions autour depuis 3-4 saisons, avec plusieurs 4èmes places, aux championnats du monde en 2009 et 2011 et aux Jeux Olympiques de Vancouver en 2010. Ça commençait à être un peu pesant. Cet hiver, nous avons enfin prouvé que nous étions capables de concrétiser notre potentiel, avec en plus l’or mondial au bout. C’était une grosse récompense et un moment exceptionnel, vraiment marquant pour nous tous je pense.
Nous avons un groupe qui a grandi ensemble, depuis pas mal d’années. Nous nous connaissons super bien et nous vivons très bien ensemble. Il règne une ambiance exceptionnelle, que nous ne retrouvons nulle part ailleurs. Nous rigolons beaucoup, avec les coachs et les membres du staff aussi. Tout ça forge le groupe et le rend plus fort. Aujourd’hui, nous avons une bonne équipe et nous avons tous envie de faire de bons résultats. Nous aimerions vraiment monter sur le podium du par équipe à Sotchi. Je pense que nous le méritons tous !

On a effectivement l’impression que vous vous régalez dans cette vie de groupe ?
Oui, c’est un régal. Après, comme dans tous les groupes, il y a évidemment des moments où l’on a besoin de se retrouver un peu seul. Nous sommes aussi contents de retrouver notre famille et nos amis. Mais oui, nous vivons très bien ensemble, ce n’est pas pesant comme ça peut des fois l’être. C’est vraiment un avantage. Nous avons parfois l’impression, en regardant les autres Nations, qu’il peut y avoir des tensions.

Tu es aussi très proche des meilleurs d’un point de vue individuel. C’est aussi un objectif pour toi à Sotchi ?
Bien sûr. Tous les athlètes y pensent. Je me rapproche d’année en année donc j’y pense aussi. Je fais 7ème et 11ème aux championnats du monde, 3ème en Coupe du monde à Kuusamo… Je pense que je suis vraiment capable d’aller chercher une médaille. De toute façon, les trois courses aux JO seront trois objectifs. On aura tous à cœur de briller sur le par équipe, mais je pense aussi beaucoup aux épreuves individuelles.

Jason, c’est un leader assez discret mais toujours présent.

Cette déception de la 4ème place à Vancouver a-t-elle été digérée ?
Ça a été un dur moment, pas mal ressassé. On ne passe pas loin. Maintenant, c’est aussi, et surtout, dans la défaite que l’on apprend et cela a permis à tous d’évoluer et d’aller de l’avant. Nous avons aussi été très bien encadrés à ce moment, avec les entraîneurs actuels. Ça a rendu l’équipe plus forte et c’est désormais derrière.

Jason (Lamy Chappuis), porte-drapeau de la délégation française. C’est extraordinaire pour lui, mais c’est aussi un formidable coup de projecteur pour ton sport ?
Je crois avoir été le premier à applaudir dans la salle au moment de l’annonce ! J’étais super content. Je pense qu’il le mérite amplement, même si les autres candidats auraient aussi fait de beaux chefs de file. Je pense qu’il a le palmarès le plus élogieux du ski français, après Jean-Claude Killy et ses trois médailles d’or olympiques. C’est un leader assez discret mais toujours présent. On peut aller le voir lorsque l’on a besoin. Il soutient tout le monde et il adore le sport, tous les sports.
C’est une bonne chose pour moi également, puisque nous venons du même village, Bois d’Amont, dans le Jura, et que ça met en lumière notre région. C’est aussi bien sûr une belle mise en valeur pour le combiné nordique, une discipline peu médiatisée. Son titre olympique avait déjà permis de sortir de l’ombre. Cette nomination en tant que porte-drapeau va permettre de faire découvrir ce sport à un plus grand nombre de Français.

Quelque chose semble se passer au sein de cette équipe de France Olympique, une ambiance, un état d’esprit semble être en train de se créer. Ressens-tu cela ?
Plus les JO se rapprochent, plus nous nous rassemblons dans cette équipe de France. Je l’ai véritablement ressenti lors des JO de Londres. Ça donnait le sentiment d’une grande famille, avec tout le monde qui se supportait. J’ai l’impression que ça en prend le chemin avec ce groupe. Nous sommes chacun dans notre discipline, dans notre programme,nous ne nous voyons pas beaucoup. Le fait de se dire que nous allons nous retrouver aux Jeux incite à suivre plus les autres athlètes. Nous nous connaissions déjà, mais les stages, celui de Prémanon notamment, permettent d'encore mieux nous connaître. C’est quelque chose à mon avis propre à l’équipe de France Olympique. Nous sommes fiers d’y appartenir. Le slogan « esprit bleu » y est pour quelque chose, tout comme d’ailleurs le travail de Laura Flessel à Londres. On l’a vu partout, en tant que capitaine, à soutenir les Bleus, et elle a tenu ce rôle à la perfection. Ça a permis de se rendre compte de l’événement.

Une médaille ce serait déjà franchement très satisfaisant !

Si tu as un peu de temps à Sotchi, quelles disciplines aimerais-tu aller voir ?
J’aimerais bien aller voir un peu toutes les disciplines. Il y a quatre ans, j’avais pu assister à du bobsleigh, et j’avais trouvé ça très sympa. Un cousin à moi était en équipe de France de bobsleigh et avait fait les Jeux de Salt Lake City, du coup, j’étais assez proche de cette discipline. J’étais également spectateur lors de la descente hommes. J’aimerais aussi voir du biathlon. Je les vois à la télévision, mais rarement en vrai. Par contre, il ne faudra pas s’égarer et garder la compétition en tête.

On est dans l’avion de retour, combien de médailles as-tu autour du cou ?
Idéalement trois (rires) ! Mais une médaille ce serait déjà franchement très satisfaisant !

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