Thibaut Fauconnet : « Pas là pour beurrer les toasts »

Interview
Thibaut Fauconnet - ©Thibaut Fauconnet FB
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Ce week-end, il entame le parcours qui doit le mener aux Jeux Olympiques de Sotchi. Thibaut Fauconnet, l'un de nos meilleurs atouts en short-track, sera à Turin (Italie), du 7 au 10 novembre 2013, pour y disputer la manche de Coupe du monde. Avec celle de Moscou (Russie) qui suivra (14-17 novembre), cette étape transalpine est déjà importante pour l'obtention d'un quota individuel, a priori jouable pour notre patineur, mais surtout décisive pour la qualification par équipe. Entretien avec l'une des figures marquantes de l'équipe de France olympique...

©Thibaut Fauconnet FB

Tu reviens de blessure, donc, avant toute autre question, comment vas-tu ?
Impeccable ! Ma blessure date d’il y a deux mois. J’ai eu quatre semaines en dehors de la piste, sans pouvoir patiner. J’ai fait ma rééducation à l’INSEP. J’ai repris il y a un mois environ et depuis, je n’ai ressenti aucune douleur. Une légère en réalité, en flexion maximale, mais ce n’est pas important du tout pour la pratique de ma discipline. Ça ne me dérange pas lorsque je patine, mon genou est solide et stable. Je suis en pleine forme et aucunement perturbé par un reste de ma blessure.

On y va pour tout déchirer !

Les étapes de Coupe du monde de Turin (Italie, 7-10 novembre 2013) et Moscou (Russie, 14-17 novembre 2013), décisives pour la qualification du relais aux JO de Sotchi, se profilent. Comment abordes-tu ces échéances cruciales ?
Il y a en jeu la qualification par équipe et la qualification individuelle. Il faut aller chercher son quota pour les Jeux. Mais c’est sûr que le gros dossier sur ces deux manches c’est la qualification par équipe. Je vais balancer ce que je dis toujours : « Je ne vais pas là-bas pour beurrer les toasts » (rires). Ça veut tout dire. On y va pour tout déchirer !

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Justement, l’équipe, comment se porte-t-elle et dans quel état d’esprit vous trouvez-vous ?
Super ! Je n’ai pas vu mes collègues durant mes quatre semaines d’absence. Ils ont participé à des Coupe du monde sans moi et j’ai été agréablement surpris en les retrouvant. On a une superbe équipe de relais. Honnêtement, c’est la meilleure équipe que l’on ait eu depuis quatre ans et ce n’est pas un mensonge. C’est vraiment ce que je ressens. On a beaucoup travaillé les aspects tactiques et techniques, sur les passages de relais, ce genre de détails. Je pense que l’on a énormément progressé. Franchement, c’est jouable. Encore avant-hier, à l’entraînement, on a battu notre record sur 5 000 mètres. L’équipe est vraiment en forme. Je suis content, confiant et au taquet !

Content, confiant et au taquet !

Qui composera l’équipe ?
En gros, les trois incontournables du relais seront sans doute Maxime Châtaignier, Sébastien Lepape et moi-même. Derrière, ça risque d’être Thibault Méline et on aura aussi deux remplaçants avec nous, Vincent Jeanne et Jérémy Masson. On part à six, donc il y aura de quoi faire.

Tu parlais de la qualification individuelle et de course aux quotas… Comment te sens-tu par rapport à ce deuxième enjeu ?
D’un point de vue individuel, ces Coupes du monde sont importantes bien entendu, dans l’optique de décrocher les quotas. Il ne faut pas se louper certes, mais les quotas individuels sont réellement abordables. Il faut se classer dans les 32 premiers alors qu’en équipe, il faut être dans le top 8. Ce n’est pas insurmontable, mais si je fais la serpillère à chaque course, bien sûr, on n’aura pas de quota. En plus, c’est la reprise pour moi aussi. Du coup, je vais prendre les courses les unes après les autres. Je ne veux vraiment pas raisonner en termes de résultat, de médaille. Je veux appréhender les courses, tour par tour. Seizièmes de finale, huitièmes, quarts, demi-finales… Le but, c’est de rentrer en finale. Après je ferai parler la poudre. Si je monte sur des podiums, tant mieux, sinon, ce sera du réglage, de l’affinage. De toute façon, le but ultime c’est les Jeux Olympiques, plus tellement le reste.

Sotchi, c’est le travail de toute une carrière.

Course par course, mais Sotchi déjà dans la tête tout de même…
Oui en fait. C’est bête ce que je vais dire, mais j’y pense depuis que j’ai huit ans, depuis que j’ai commencé le short track. Ce n’est pas le travail de quatre ans… Sotchi, c’est le travail de toute une carrière. Je suis prêt et j’ai cet objectif en tête depuis des années. Encore plus maintenant, à seulement quelques mois de s’y rendre.

©Thibaut Fauconnet FB

Tu étais au stage interdisciplinaire de Prémanon, en mai dernier, à la présentation des JO de Sotchi au CNOSF le 14 octobre dernier, tu fais partie des athlètes retenus pour la campagne de communication et des figures de cette équipe de France Olympique. Il semble régner un bel état d’esprit au sein de cette équipe. Tu nous confirmes tout le plaisir que vous prenez à vous retrouver tous ensemble ?
Ça ne peut pas être plus vrai que ça. J’adore me retrouver avec les autres. Je fais beaucoup de préparation physique en dehors de la glace, notamment avec Simon Fourcade, le biathlète. Nous, les athlètes, on est super demandeur de se regrouper, de se retrouver entre nous. Je fais un peu de communication avec Robin Duvillard, le fondeur, je vois aussi beaucoup Cyril Miranda, un autre fondeur. Ce sont des potes. On passe pas mal de temps ensemble pour discuter, échanger… L’ambiance au sein de l’équipe de France Olympique est géniale. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai vieilli ou pris du galon, mais je trouve l’atmosphère mille fois plus agréable que lors de mon premier regroupement olympique, en 2006. Ça n’avait rien à voir. Aujourd’hui, je m’éclate, je prends vraiment un plaisir fou à venir et voir tous les autres mecs. Ce sont tous des copains. C’est vraiment ça. On rigole, on s’amuse. On est l’équipe de France Olympique en fait. On le vit, on est dans le truc. C’est très régulièrement que l’on s’envoie des messages d’encouragement. On a véritablement ce sentiment d’appartenance à la même équipe. On se côtoie finalement peu, mais c’est tellement intense lorsque l’on se retrouve…

Que peut-on te souhaiter ?
Gagner ! C’est aussi simple que ça. Je ne m’entraîne que pour ça…

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