Lucie Ignace, karaté star

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A 20 ans à peine, elle est un phénomène sur les tatamis. Championne du monde en 2012, à Bercy, sous les yeux d’un public tricolore tout acquis à sa cause et à celle de l’équipe de France, elle a d’ores et déjà atteint son rêve. Aux Jeux Méditerranéens, Lucie Ignace venait pour découvrir l’ambiance olympique mais aussi et surtout pour la médaille d’or. Pour sa première année chez les seniors, cette compétitrice hors norme, gagneuse insatiable, aura finalement chuté lors de l’ultime rencontre à Mersin, devant se contenter de l’argent, un métal qu’elle préfère d’ordinaire éviter. Rencontre avec une surdouée du karaté…

Que représente une participation aux Jeux Méditerranéens pour toi ?
C’est très important ! Ce sont en quelque sorte des mini Jeux Olympiques. Nous sommes avec beaucoup d’autres sports et côtoyons tous les autres Français, toutes les autres Nations. C’est une grande première pour moi. C’est vraiment intéressant et super enrichissant. Le fait d’être ici me fait également prendre conscience du niveau que j’ai atteint, de ce que j’ai fait, de l’exploit que j’ai réalisé.

Comment es-tu arrivée au Karaté ?
Je suis Réunionnaise d’origine. J’y j’habite toujours d’ailleurs. Je viens d’une petite ville qui s’appelle Sainte-Rose. Depuis mon plus jeune âge, et de manière générale, j’aime gagner, dans tout ce que je fais, aussi bien à l’école que dans le sport. J’ai commencé le karaté à l’âge de 8 ans. On m’y a inscrit pour apprendre à me défendre et parce que je frappais tout le monde à l’école (rires). Tout a commencé comme ça, et maintenant, je suis championne du monde !
Enfant, je me disais, comme beaucoup de jeunes j’imagine, que je voulais être championne du monde… C’était mon rêve !
Du coup, lorsque je le suis véritablement devenue, j’ai revu toutes les interviews que j’avais donné à l’époque, toutes celles où j’évoquais ce rêve, cette envie. Après mon titre, à Bercy, j’ai eu du mal à prendre conscience des choses, de ma performance. C’est lors de réceptions, d’évènements, dans les soirées, que je réalise.

Pourquoi le karaté finalement ? Pourquoi pas la boxe ou le taekwondo ?
Je suis fille unique, mon père était sportif et il pratiquait le football et l’athlétisme. On m’a inscrit au karaté car c’était le seul sport de combat qui était disponible en ville. En plus, j’y retrouvais mes amis et mes camarades d’école.

As-tu testé d’autres sports ?
Petite, j’ai fait un peu de natation, pour apprendre à nager essentiellement. Sinon, je n’ai jamais pratiqué d’autres sports de combat.

Quel a été ton parcours jusqu’aux sélections en équipe de France ?
Depuis mes 8 ans, j’ai toujours ramené une médaille aux championnats de France. J’ai réellement commencé à me faire remarquer vers 14-15 ans, après mes victoires consécutives en championnat de France combat et kata en 2007 et 2008. A partir de là j’ai eu mes premières sélections. Dans la foulée, je remporte les championnats d’Europe pour ma première participation, et je fais 3ème aux championnats du monde, toujours dans la catégorie jeunes. Cela a été un tremplin. C’est à ce moment que tout a démarré.
Cette année, j’ai fait une superbe saison : je fais 3ème aux championnats d’Europe seniors, championne du monde universitaire, championne du monde à Bercy et médaille d’argent à Mersin, pour les Jeux Méditerranéens.

Quelles images et quels souvenirs gardes-tu des Universiades ?
C’est une superbe compétition. Le niveau est vraiment élevé et chaque détail compte. On prend conscience qu’il faut travailler dur et s’approcher de la perfection pour faire des résultats.

Comment réagissent tes parents par rapport à ta carrière ? Sont-ils un accompagnement précieux ou une pression supplémentaire ?
Mes parents ont toujours été très présents. Ils ont tout simplement tout sacrifié pour moi. Ils se sont un peu calmés ces derniers temps, mais ils sont très régulièrement présents à l’entraînement, du début à la fin. Ils m’ont toujours accompagné, suivi. En réalité, ce n’est pas une pression : ils m’ont toujours dit : « si tu ne gagnes pas, ce n’est pas grave ». Mais moi, je voulais gagner ! J’ai des encouragements permanents de leur part mais pas de pression. Ils ne peuvent que rarement m’accompagner sur les compétitions car mon père travaille et ce n’est pas toujours possible financièrement, mais ils font l’effort sur les gros rendez-vous, comme les championnats du monde par exemple. Là, ils n’ont pas pu venir sur les Jeux Méditerranéens.

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