EuroBasket : Zoom sur Joffrey Lauvergne

Interview
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Voilà seulement 1 mois qu'il a revêtu la tunique bleue mais le voir aussi à l'aise dans ce maillot parfois compliqué à appréhender laisserait penser qu'il a fait cela toute sa vie. Malgré son jeune âge (21 ans), Joffrey Lauvergne, fait preuve d'une incroyable sérénité, lui qui découvre pourtant le groupe France et qui va participer à sa 1ère grande compétition internationale. L'envie et la hargne qui le caractérisent seront sans doute d'une aide précieuse pour l'équipe lors de l'aventure slovène. Une équipe de France au sein de laquelle il pourrait bien s'inscrire dans la durée...

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Comment se passe ta vie en bleu ?
Jusqu’à présent, l’entraîneur m’a déjà beaucoup fait confiance. C’est à moi de lui montrer que j’en suis digne et que je suis reconnaissant d’être là. Que je joue 3 ou 20 minutes, j’essaierais de faire tout ce que je peux pour aider l’équipe à gagner. Peu importe ce que l’on attend de moi, je le ferai avec le plus d’envie possible. J’essaie quoiqu’il en soit d’optimiser le temps que je passe ici, en équipe de France. J’écoute ce que me disent les anciens du groupe, j’applique les consignes et je suis les conseils. C’est forcément important d’apprendre d’eux et ce sera bénéfique pour moi.

Appréhendes-tu le passage des matchs de préparation aux matchs à enjeu ?
Non pas du tout. J’ai appris le scouting au Partizan et je sais qu’il faut aussi travailler dur en dehors du terrain : apprendre par cœur les systèmes des équipes adverses, les caractéristiques des autres joueurs, leurs points forts, leur style. Ce n’est pas quelque chose qui m’effraie. La compétition, c’est forcément différent des rencontres amicales. Et puis, les rencontres de préparation, c’est à toi de faire qu’elles soient amicales ou non. C’est sûr que l’intensité contre les Espagnols rappelait plus un match à enjeu important. Cela nous a montré que l’on avait besoin de tout le monde, que c’était dur, qu’il allait falloir faire encore plus d’efforts. Je sais que nous sommes prêts !

Quelle est la relation que tu entretiens avec ton père, ancien basketteur ?
Ma famille est une famille de sportifs. Je m’entends très bien avec eux. C’est un environnement sur lequel je me repose. Ils m’aident beaucoup. J’ai aussi appris à faire la part des choses. Je sais ce qu’a réalisé mon père et j’ai confiance en ce qu’il pense, mais des fois, lorsque tu as passé ta journée à t’entraîner et à parler basket, tu as besoin de déconnecter, de penser à autre chose, même s’il connaît le sujet. Cela m’arrive de lui demander des conseils mais il a bien compris qu’il fallait aussi savoir couper.

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Tu as été drafté au printemps par les Denver Nuggets. La position à laquelle tu allais être choisi a beaucoup fait parler mais tu as vite calmer le jeu…
Déjà, j’ai un peu de mal avec le principe de la draft et tout le buzz qu’il y a autour. Je trouve cela un peu ridicule. Cela n’engage que moi. C’est peut-être mon côté européen ! Beaucoup préfèrent passer 10 ans en NBA sans jouer plutôt que d’évoluer dans les plus grands clubs d’Europe. Je comprends difficilement cela. On n’est pas tous Tony Parker ou une autre méga star NBA. Il faut, je pense, savoir se situer. Aujourd’hui, je joue 35 minutes par match avec le Partizan en Euroleague et cela m’intéresse beaucoup plus. Tout le monde pensait que j’avais envie de quitter Belgrade alors que pas du tout. J’ai pour habitude d’essayer d’être le plus honnête possible. Ce que je vis au Partizan de Belgrade est incroyable. Je m’y plais énormément. Je veux faire la saison qui arrive avec ce club. J’ai encore une année de contrat et, dans l’absolu, je ne suis pas contre faire une saison supplémentaire si j’estime en avoir besoin. Ensuite, on verra. Si j’ai de belles propositions, je réfléchirai… Denver me proposera un projet à la fin de la saison. C’est prévu. Ce sera alors à moi de peser le pour et le contre.

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Quelles sont tes qualités et tes faiblesses ?
C’est plus difficile pour moi de jouer au poste de pivot qu’à celui d’ailier fort. Mais je sais que je peux rendre des services au poste 5, notamment en équipe de France. Mon shoot à 3 points est pour le moment pas suffisamment fiable. J’ai également encore à progresser sur l’aspect technique, mais je fais 115kg et 2,10m, donc, physiquement, j’ai souvent l’avantage. Je travaille dur pour améliorer cela, notamment à Belgrade où je fais des séries de tirs tout le temps.

Tu es très expressif sur un terrain, très guerrier. Cela semble être moins le cas en dehors…
Je n’aime pas tellement le côté star en fait. Je ne parle pas de signer des autographes ou de rencontrer des enfants. Ces choses-là me font toujours plaisir. C’est plus le fait de se croire arrivé, que cela te monte à la tête. Pour moi, cette attitude te tire vers le bas plus qu’autre chose. Ce que j’aime vraiment, c’est avant tout de jouer au basket, de bien jouer au basket. Je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde. Certains jouent pour la reconnaissance et la gloire.

Que t’évoque l’Olympisme ?
"L’important c’est de participer" disait Pierre de Coubertin… je ne suis pas tellement d’accord avec cela (rires) ! Les Jeux Olympiques, c’est forcément quelque chose qui me donne envie. C’est un évènement extraordinaire, planétaire, regardé par tous. C’est un truc qui me fait rêver bien évidemment !

Les impressions des Bleus

Le mot de Patrick Beesley (Directeur technique national)
"La préparation pour cet Euro a été intense. Nous sommes entrés, depuis l’été dernier, dans un nouveau projet olympique qui nous mènera vers Rio 2016, et la Fédération a la volonté que les équipes de France soient présentes chaque année lors des grandes compétitions internationales. L’Euro fait partie de ces étapes importantes. L’objectif en Slovénie est de gagner le billet pour la Coupe du monde 2014 et de figurer à la plus haute place possible."

Le mot de Vincent Collet (Entraîneur de l’équipe de France)
"C’est vrai que de grands joueurs européens vont être absents pour cette compétition, mais rien n’est facile au plus haut niveau continental, même en année post-olympique. Alors oui, cette année 2013 est une bonne opportunité d’aller loin, voire de gagner. Nous faisons partie du groupe des prétendants. Il faut que l’on se donne tous les moyens pour jouer notre chance à fond. Nous nous approchons de notre meilleur niveau, mais nous avons encore une vraie marge de progression. Je suis persuadé que nous avons en mains les atouts pour atteindre nos objectifs."

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Le mot de Boris Diaw
"Le plus important pour nous lors de cette préparation c’était la progression de l’équipe et nous sommes assez satisfaits. Nous avons constaté une montée en puissance au fil des matchs de préparation. Beaucoup d’équipes peuvent prétendre au titre, comme l’Espagne, la Grèce, la Lituanie ou la Turquie. Je pense que ce championnat d’Europe sera assez serré. Cela va être une bataille de tranchées ! L’équipe la plus constante l’emportera sûrement. Nous avons, avec cette génération, déjà connu l’argent (2011) et le bronze (2005). Il ne nous manque plus que l’or et c’est quelque chose que nous allons essayer d’obtenir…"

Le mot de Tony Parker
"Il nous reste un équilibre à trouver mais j’aborde cet Euro avec de la confiance, malgré ma légère blessure au genou. Les blessures font de toute façon partie d’une carrière, d’une vie. C’est finalement rare de jouer à 100%. Mais je ne suis pas inquiet, je serai prêt pour la compétition et complètement apte."

Le Mot de Florent Piétrus
"L’amalgame entre anciens et jeunes se fait bien. Nous intégrons la nouvelle génération en équipe de France depuis 4-5 ans déjà. En tant qu’ancien, avec Tony (Parker) ou Boris (Diaw) par exemple, nous sommes là pour les aider. Eux nous soutiennent et s’investissent beaucoup dans le groupe France. Nous avons des atouts défensifs et nous allons être l’une des bonnes équipes sur cet aspect, même s’il nous reste des petits détails à régler."

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