Valentin Lavillénie : « Pressé mais pas stressé »

Interview
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Avec un tel nom, il est forcément épié à chacune de ses sorties. Du 10 au 18 août 2013, il sera dans le grand bain, à Moscou (Russie), pour disputer ses premiers championnats du monde d'athlétisme. Aucunement effrayé, Valentin Lavillenie a pris une nouvelle dimension cette saison, à tout juste 22 ans. Cependant, il sait que la route est encore longue...

Comment te sens-tu à l’approche de ta première compétition majeure chez les seniors ?
Pressé ! Pressé d’y être et de voir ce que ça va donner sur le terrain. Pour le moment, je me sens très bien et je poursuis la préparation. C’était un peu dur physiquement, parce que j’ai enchaîné beaucoup de compétitions et de voyages depuis les Jeux Méditerranéens. J’ai eu un gros coup de mou, mais les 10 jours de répit depuis le meeting de Londres ont fait du bien. La forme revient et j’ai hâte d’y être.

Pressé mais pas stressé alors ?
Non. Bizarrement pas du tout même. J’éprouve une sensation étrange en fait. Je ne sais pas tellement à quoi m’attendre. Je n’ai pas vraiment l’impression que je vais aux championnats du monde en réalité. Du coup, je ne ressens pas encore de stress mais je pense qu’il va arriver progressivement, quand je serai à Moscou.

T’es-tu fixé un objectif précis ou est-ce que l’important sera de découvrir et d’emmagasiner de l’expérience ?
Un peu des deux. Acquérir de l’expérience oui, mais j’aimerais entrer en finale. Je vais me battre, tout donner pour y arriver. Si cela se produit, ce sera 100% plaisir et 200% expérience. J’y vais donc pour apprendre mais surtout pas en touriste simplement pour voir ce que sont des Mondiaux.

Cette saison est extraordinaire pour les Lavillenie. On imagine que ce n’est que du bonheur…
C’est cela ! C’est une très belle année pour tous les 2. On a découvert de grands meetings ensemble et ce sera bientôt un championnat du monde. C’est le grand bain. La réalité du saut à la perche, ce sont les grands championnats internationaux.

La perche, c’était une évidence pour toi ?
C’était et c’est toujours une évidence… Quand j’ai commencé le sport, j’ai d’abord touché à tout. Il n’y avait pas de sautoir où j’habitais mais dès que nous sommes revenus à Cognac, je me suis mis à l’athlétisme et immédiatement à la perche. Ce n’est pas une question que je me suis posée. Je voulais en faire et je ne veux pas arrêter. Renaud et moi prenons énormément de plaisir dans ce que nous faisons. Du coup, lorsque nous prenons des vacances, ce n’est jamais trop longtemps ni trop loin des sautoirs ! Il y a toujours une perche qui traîne quelque part…

Beaucoup dise déjà que ton niveau est aussi bon, voire meilleur, que celui de Renaud à ton âge… Qu’en penses-tu ?
Je pense surtout que le plus dur reste à faire. Je ne sais pas si je suis meilleur ou moins bon, mais le plus dur est devant moi. C’est sans doute vrai et faux à la fois. Il y a tellement de paramètres à considérer : ce n’est pas le même parcours, pas les mêmes conditions d’entraînement, pas les mêmes avantages et inconvénients… Du coup, c’est réellement difficile de comparer. Au-delà de cela, nous sommes très différents et nos gabarits ne sont pas du tout les mêmes. En tout cas, je m’entraîne durement tous les jours dans l’espoir de participer à tous les grands championnats, et pourquoi pas Rio 2016, et de m’approcher de ce qu’il a fait.

Ta médaille de bronze aux championnats d’Europe espoirs à Tampere (Finlande) était déjà une belle promesse d’avenir. Comment as-tu vécu ce podium ?
C’était ma première sélection chez les jeunes et la dernière par la même occasion puisque je suis passé senior ensuite. J’avais à cœur de faire un bon résultat. Il faut savoir répondre présent sur ce genre d’événements. J’ai géré le concours de qualification et le concours final. Je ne savais pas ce que c’était. Sur le coup, j’étais un peu déçu, mais aujourd’hui, cette médaille est importante pour moi et elle me fait très plaisir. J’espère que ce n’est qu’un début, qu’il y en aura d’autres. En tout cas, c’est un moment à part de ma saison et même de ma vie.

Tu as aussi pu goûter aux Jeux Méditerranéens cet été. Qu’en as-tu pensé ?
C’est la première fois que j’étais appelé en sélection chez les seniors. C’était cool de faire la connaissance de plein de personnes différentes, issues d’autres disciplines sportives. Je n’ai pas eu trop le temps d’en profiter puisque je suis arrivé assez tard et reparti très vite. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir beaucoup d’autres compétitions, mais le fait d’être au village et de côtoyer d’autres athlètes était une expérience géniale. C’est certain que ce n’est pas un championnat du monde ou les Jeux Olympiques, mais cela reste une sélection internationale. Les Jeux Méditerranéens, ce sont les JO en miniature, un avant-goût.

Si tu fermes les yeux et que tu imagines le futur plus beau moment de ta carrière de perchiste, comment le décrirais-tu ?
Je serais sur le toit du monde, au sommet de l’Olympe ! Je veux franchir des barres très hautes, qui avoisinent les 6 mètres, et faire retentir la Marseillaise… Aux JO si possible…

Quel mot emploierais-tu pour te définir ?
Le mot qui conviendrait sans doute le mieux serait "fou", dans tous les sens du terme. Je suis toujours dans la joie de vivre, le plaisir, l’enthousiasme mais avec une part de folie permanente.

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