Carole Grundish : « Je commence une nouvelle carrière »

Interview
Carole Grundish
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A 27 ans, Carole Grundisch, sort, d'après ses dires, d'une saison compliquée où peu de choses ont fonctionné. La native de Saint-Mandé, en Seine-et-Marne se rend aux championnats d'Europe, à Schwechat (Autriche, 4-13 octobre 2013) avec un état d'esprit neuf et une motivation retrouvée. La 132ème joueuse mondiale va jouer crânement sa chance, avec dans l'idée qu'une médaille continentale n'est pas un rêve si inaccessible...

Quel est ton état de forme à l’approche de ses championnats ?
Plutôt en forme, voire très en confiance. J’ai fini la saison passée avec pas mal de déceptions, même si on a gagné le championnat de France avec mon club et qu’on a vécu les championnats du monde à Paris. D’un point de vue sportif et personnel, je suis passé à côté d’une grosse performance au Mondial, en perdant au premier tour sur une fille qui fait quart de finale ensuite. J’ai bien coupé cet été, je me suis évadée, notamment trois semaines en Thaïlande, et je suis revenue avec une sérénité recouvrée. Depuis ma reprise, je retrouve une identité dans mon jeu, que j’avais un peu perdu. Je voulais créer un style qui ne me ressemblait pas. Je me sens bien à nouveau et je reprends énormément de plaisir à l’entraînement. Et cela se voit aussi sur les matchs, dans la façon de les aborder. J’ai l’impression d’avoir acquis une certaine maturité, à 27 ans, que je n’avais pas du tout avant. J’ai un peu l’impression de recommencer une nouvelle carrière !

Comment ont évolué ton style et ta personnalité dans le jeu du coup ?
C’est un peu technique, mais le coup droit était mon coup fort avant alors que finalement je me sens plus à l’aise avec le revers. Je me pose beaucoup moins de questions sur comment je vais remettre… J’avais perdu la notion de jeu en fait, d’esprit de compétition qu’il y a dans le ping et que j’ai en moi. Si j’en suis là, c’est parce que je n’aime pas perdre, que je suis une compétitrice. Et ça, je l’avais égaré. Je l’ai retrouvé. Aujourd’hui, je n’ai plus la peur de perdre ou de gagner. Je me sers de chaque match, de chaque set pour avancer, même à l’entraînement. Avant, je négligeais cela, seules les compétitions officielles comptaient. Alors que non, il y a de bonnes choses à prendre partout. Je suis beaucoup moins attachée à la technique aussi. J’ai travaillé avec des entraîneurs très axés sur le sujet, mais, à mon âge, c’est fini, je ne changerai plus ma technique. Ma technique elle sera là si je suis bien dans la tête, si je suis calme, posée. Pas en répétant 10 000 coups droits à l’entraînement sans lever le coude ou en gardant la raquette haute.

Quel est ton objectif pour ce championnat d’Europe ?
C’est difficile. Comme je le disais, j’ai l’impression de démarrer une nouvelle carrière donc je ne sais pas trop ce que cela va donner face à l’élite européenne. Je sais que je peux faire une médaille. Ça paraît sans doute ambitieux, prétentieux peut-être, mais si les conditions sont réunies… On a vu tellement de surprises sur les grands championnats. Si je garde la confiance, je peux le faire. Après, il y a plein de paramètres qui vont rentrer en jeu. Donc, je ne me fixe pas d’objectif précis, mais j’ai en tête que je peux créer l’exploit, que je peux prendre une médaille. Maintenant, si on me dit que j’atteindrais les huitièmes de finale, je signe de suite.

Comment es-tu arrivée au ping ?
Je suis très sportive à la base. J’ai fait du tennis, de la gymnastique, du football, du vélo… Il y avait un club à côté de chez mes parents qui faisait énormément de publicité. Je me rappellerai toujours la première fois que j’y suis allée : tous les gens m’ont fait un immense sourire, comme pour me souhaiter la bienvenue. Tout de suite, ça a collé. Ils m’ont pris pour la petite sœur et je me suis sentie bien.

C’est un esprit que tu retrouves encore dans ton quotidien de pongiste aujourd’hui, à l’INSEP ?
Non. Ça n’a rien à voir. Ce sont deux choses totalement différentes. J’ai commencé en loisir, même si j’étais hyper assidue et que je voulais toujours m’entraîner plus. L’esprit était véritablement différent du haut niveau. Là où je me différencie un peu, c’est que j’arrive à faire avec l’esprit que j’avais avant : quand j’en ai marre, que je suis trop fatiguée, je m’arrête.

Peux-tu nous parler du double aussi ?
On a un tirage plutôt clément, voire hyper favorable. Ça aurait été encore mieux si on avait eu Xian Yi Fang avec nous (médaille d’argent 2012 et en convalescence)… On joue la Pologne au premier match, qui est une équipe largement à notre portée. On peut aller chercher le quart de finale et y croiser peut-être la Russie. Les Russes sont des filles comme nous, avec des classements équivalents. Ça va dépendre de la compo, de la manière dont on aborde la rencontre, mais une médaille est aussi envisageable.

Qu’a apporté Xian Yi Fang à l’équipe de France ?
On a démarré plus ou moins ensemble dans le groupe France. Elle m’a apporté un côté travailleur. On est un peu pareil là-dessus. On s’est aidé mutuellement, on gagnait nos matchs ensemble. D’un point de vue technique, on est très différent. Cette même différence entre la technique chinoise et européenne. On comprend les choses qui sont bien chez l’autre mais c’est difficile de vraiment partager.


La sélection tricolore et le mode d'emploi de l'Euro


LA SÉLECTION

Lie Xue, chef de file des Bleues sur cet Euro 2013

Dames
Li Xue (N°52)
Carole Grundisch (n°132)
Laura Gasnier (n°220)
Laura Pfefer (n°244)

Messieurs
Adrien Mattenet (n°38)
Emmanuel Lebesson (n°75)
Simon Gauzy (n°99)
Abdel-Kader Salifou (n°110)
Quentin Robinot (n°126)
Epreuve individuelle uniquement : Enzo Angles (n°208)

LE CALENDRIER

Le fantasque Quentin Robinot

Épreuves par équipes : 4 au 7 octobre 2013
Les Nations européennes ont été réparties en 3 divisions en fonction de leurs résultats lors de l'Euro 2011.
Les équipes de France masculine et féminine sont engagées dans la division supérieure (Championship's division).
Les Bleues affronteront la Pologne en 1/8ème de finale. L'équipe qui l'emportera sera ensuite opposée à la Russie en quarts de finale.
Les Bleus, exemptés de 1/8ème de finale, rencontreront les vainqueurs de la rencontre Allemagne-Autriche.

Épreuves simples et doubles : 8 au 13 octobre 2013
Après une phase de poule dont seront exemptées les têtes de série, les vainqueurs de chaque poule intègreront un tableau final à élimination directe.

TV

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Pour les départements de l'Orne, de la Vienne et des Bouches-du-Rhône

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