Luc Tardif : « J-100, une étape importante »

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Lut Tardif, chef de mission pour Sotchi
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Luc Tardif, président de la Fédération française de hockey-sur-glace, une discipline dans laquelle les Bleus ne seront malheureusement pas représentés à Sotchi, est le chef de mission de la délégation française pour les Jeux olympiques d’hiver 2014. A quelques mois de la cérémonie d’ouverture, il évoque pour nous le J-100, qui se tiendra le 14 octobre à la Maison du sport français, le rôle du porte-drapeau, l’état d’avancée des travaux et son propre agenda d’ici à la cérémonie d’ouverture.

Le J-100 avant les JO de Londres 2012

Que représente le J-100 pour vous ?
C’est une étape importante. Le regroupement de Prémanon était le premier pas, mais c’était un peu lointain. Ce rassemblement des athlètes en fin de Printemps (25-31 mai) a lancé le décompte des jours. Là, 100 c’est un chiffre marquant, symbolique, même si ce n’est pas la date tout à fait exacte, puisque ce nous ne serons réellement à 100 jours des Jeux que le 30 octobre. Mais l’appellation est une tradition et il faut tenir compte du calendrier sportif pour faire en sorte qu’un maximum d’athlètes concernés soient présents.
Il y a encore des athlètes qui ont des qualifications à faire, mais, sauf blessure, on connait la majeure partie de la délégation. Je pense que ce rendez-vous du 14 octobre va être le réel point de départ du compte à rebours. Ce sera vraiment le coup d’envoi officiel. On va réunir tout le monde, les athlètes, le mouvement sportif, la presse, la télévision… on va commencer à sentir l’esprit olympique nous envahir, la pression va croître, j’en suis sûr. Ce sera une motivation supplémentaire même si je ne crois pas que les athlètes ont besoin de ça pour être motivés. C’est une montée en puissance nécessaire et propice à la performance.
Nous allons pouvoir donner des informations dont les athlètes sont très friands sur le contexte dans lequel ils vont avoir à évoluer, sur l’état d’avancée des travaux, rassurer un peu tout le monde sur le fait que tout va être prêt, que les sportifs vont pouvoir évoluer dans des conditions optimales, susciter l’intérêt des journalistes…
Quand on voit les films de la campagne qui seront présentés à cette occasion, on a envie d’y être. Il y a une dynamique, une envie… Je pense que le contexte dans lequel on va se trouver, avec le choix du porte-drapeau qui va être officialisé lors de cette journée du 14, donnera une dynamique un peu plus concrète.

Laura Flessel et la délégation française à Londres

Justement, qu’attendez-vous du porte-drapeau ?
On a vu le travail qu’a fait Laura Flessel à Londres. Laura attendait peut-être autre chose des Jeux, mais je crois que la façon dont elle a joué son rôle de porte-drapeau peut augurer d’une nouvelle façon de l’aborder. Indépendamment de sa performance, elle a été présente partout, toute la durée des Jeux sur à peu près toutes les disciplines. Quand on est compétiteur, ce n’est pas facile d’avoir ce statut. On n’est pas seulement porte-drapeau durant les cérémonies.

Le choix prend donc aujourd’hui vraiment en compte la renommée, le palmarès, l’expérience olympique, etc., mais aussi la question du calendrier parce qu’on y laisse beaucoup d’énergie. Il faut que ce soit une implication personnelle, une motivation à jouer ce rôle de motivateur, de chef de file. La façon dont Laura a géré ce rôle est intéressante. J’espère que son exemple va inspirer et donner une autre dimension à cette fonction.
Concrètement, une short-list est sur le point d’être finalisée et la décision sera prise le jour même du J-100, pour une présentation officielle dans la foulée.

Dernière visite de reconnaissance de la délégation française

Vous revenez d’une visite de reconnaissance à Sotchi, vos impressions ?
Le Parc olympique et le Village olympique attenant, à Sotchi pour les sports de glace, sont à peu près terminés. Il reste le mobilier et quelques détails mais avec le délai qui reste, tout sera calé. Il y aura de belles installations, dans un rayon très réduit. Ce sera l’idéal pour les athlètes avec des déplacements courts et facilités. On va avoir des installations de qualité, il n’y aura pas de problème de ce côté-là. Les infrastructures sportives sont par ailleurs toutes terminées et la plupart ont déjà accueilli des test-events.
En ce qui concerne la montagne, on a deux sites. Du côté du ski alpin, les logements des athlètes sont achevés. Il reste quelques travaux à réaliser sur les remontées mécaniques et de ce côté-là il ne devrait pas y avoir de souci. Ils sont dans les temps, le planning est suivi.
Le village d’endurance est peut-être le plus délicat à l’heure actuelle. Sur ce que j’ai vu, ce sont surtout les conditions de travail qui ralentissent le tout. Il y a eu beaucoup de pluie récemment, il y a beaucoup de boue. Le village lui-même, les installations sportives seront terminées. Il reste les routes, les infrastructures d’accès. Cela va peut-être se conclure au dernier moment, mais ils vont y arriver.
Après, la problématique est plus sensible pour les spectateurs je pense. Les hôtels seront livrés au dernier moment avec des mises en service simultanées et in extremis. Les plombiers ou les électriciens risquent d’être très sollicités.

Comment allez-vous organiser votre agenda de chef de mission sur la fin de l’année ?
Je me suis fixé comme objectif d’essayer, en lien avec les président des fédérations concernées, de disposer du calendrier des plus importantes manifestations à venir et d’aller rencontrer les athlètes de manière à ce que je m’imprègne un peu de leurs difficultés et de leur état de préparation. Il y a notamment des compétitions de biathlon, de patinage de vitesse et artistique. Je me fais fort d’aller y rencontrer l’équipe de France olympique.
Ce que je souhaite également c’est qu’ils ne découvrent pas ma bobine sur les Jeux olympiques, mais qu’ils s’habituent à me voir parce que je conçois mon rôle comme fédérateur.
Je ne délaisserai pas ma fédération durant cette période mais je vais me consacrer au mieux à mon rôle de chef de mission pour faire en sorte de participer avec les athlètes à la préparation olympique.

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