Sydney 2000 : Le fait : Pour la fierté d’un peuple

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Le fait : Pour la fierté d’un peuple

L’affiche officielle des Jeux, en intégrant des boomerangs (symboles aborigènes s’il en est) aux côtés de l’opéra de Sydney, annonçait la volonté du gouvernement australien de réconcilier les descendants des émigrés européens et des autochtones aborigènes. Parmi ces derniers, Cathy Freeman restera le symbole des Jeux de Sydney. Dans un spectaculaire torrent d'eau, de feu et d’émotion, c’est elle qui allume la vasque olympique le 15 septembre.

Dix jours plus tard, elle fait de nouveau chavirer les tribunes d’un "Stadium Australia", plein à ras bord avec près de 112 500 spectateurs, en remportant un 400m déserté par Marie-José Pérec, la rivale qui ne lui avait laissé que l’argent aux Jeux d’Atlanta. Victime de blessures à répétition qui contrarient sérieusement ses performances, Marie-Jo ne court quasiment plus depuis 1997. Son caractère et sa rage de vaincre lui permettent de revenir à un niveau d'excellence qui en font une prétendante sérieuse au triplé olympique à l'occasion de ces Jeux de Sydney 2000. Quatre ans plus tôt, elle avait battu Cathy Freeman, désormais l'héroïne de toute un peuple, aborigène, et de toute une nation, australienne. Harcelée par les médias, Marie-Jo, accompagnée de son ami Anthuan Maybank, choisit de ne pas rejoindre l'équipe de France d'athlétisme, qui s'entraine dans un premier temps à Narrabeen, à 30km au nord de Sydney. Espionnée jusque dans son hôtel de Darling Harbour, en centre ville de Sydney, Marie-Jo, craque finalement et quitte brutalement l'Australie à la veille des premières séries. Une fuite que ne méritait pas "la gazelle", pour toujours l'une des plus grandes athlètes de l'histoire.

Cathy Freeman, reine des Jeux de Sydney et d’un peuple qui trouve dans ces Jeux l’occasion d’une reconnaissance officielle par l’Australie. Au terme de sa course, Freeman fait d’ailleurs son tour d’honneur avec le drapeau australien et celui du peuple aborigène, une dérogation accordée par le CIO qui interdit traditionnellement tout autre drapeau que celui des Comités Nationaux Olympiques engagés.

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