Munich 1972 : les Jeux

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Jeux de la XXe Olympiade

Date d'ouverture : 26 août 1972
Date de clôture : 11 septembre 1972
Pays de la ville hôte : Allemagne
Villes candidates : Détroit (USA), Madrid (ESP) et Montréal (CAN)

Participation : 121 CNO (Nations) / 7 123 athlètes (1 058 femmes, 6 065 hommes) / 195 épreuves

Ouverture officielle des Jeux : Gustave Heinemann (Président de la République Fédérale d’Allemagne)
Allumage de la vasque olympique : Günter Zahn (athlétisme, champion junior du 1 500m)
Serment olympique : Heidi Schüller (athlétisme)
Serment des officiels (premier de l’histoire olympique) : Heinz Pollay (sports équestres)
Mascotte : Waldi, première mascotte officielle

Sports au programme :

Natation - Tir à l'arc - Athlétisme - Badminton - Basketball - Boxe - Canoë / Kayak - Cyclisme - Sports équestres - Football - Escrime - Gymnastique - Handball - Hockey - Judo - Pentathlon moderne - Aviron - Voile
Tir - Volleyball - Haltérophilie - Lutte - Ski nautique

Les Jeux

Le tir à l’arc est réintroduit dans le programme olympique après cinquante deux ans d’absence et le handball après trente-six ans. Le slalom en canoë fait son apparition.

Le barbu finlandais Lasse Viren chute à mi-parcours dans la finale du 10 000m. Il se reprend et bat le record du monde gagnant ainsi la première des quatre médailles d’or de sa carrière. Il réalise en effet le doublé en emportant le 5.000 et récidivera en 1976 sur les mêmes distances. La Finlande n'avait plus gagné une course olympique depuis 36 ans. Toujours en fond, Kip Keino remporte l’or en 3000m steeple et l’argent sur 1500m, portant son total à quatre médailles, tout comme le Tunisien Gammoudi qui obtient l’argent du 5000m. Quant à l’Ethiopien Wolde, il prend le bronze du marathon, sa troisième médaille. Une génération s’en va.

Liselott Linsenhoff, participe à la compétition de dressage et devient la première cavalière à remporter une médaille d’or dans une épreuve individuelle. L'Allemande de l'Ouest Ulrike Meyfarth, franchit 1,92 m au saut en hauteur et devient quant à elle la plus jeune (16 ans) championne olympique d’athlétisme.
Sensation en sprint. En sprint, un Soviétique, Valeri Borzov, bat les Américains et réussit le doublé 100m - 200m. II épousera la Caucasienne Ludmilla Touritcheva, médaille d'or du concours général de gymnastique de ces mêmes Jeux, et deviendra bien plus tard président du Comité olympique d'Ukraine et membre du CIO.

L’Américain Franck Shorter, favori et futur vainqueur du marathon connaît une déconvenue de taille lors de son entrée dans le stade olympique. Le public l’applaudit bien, mais ne semble pas lui réserver l’accueil digne de la performance d’endurance qu’il vient de réaliser. De fait, un peu avant lui, un adolescent de 16 ans, Norbert Südhaus, membre de la délégation allemande du Camp olympique de la jeunesse, était entré dans le stade les bras levés et avait reçu les acclamations des 80 000 spectateurs persuadés d’assister au triomphe de Shorter.

Si l’Américain Mark Spitz est le nageur de ces Jeux, la nageuse star est australienne : Shane Gould remporte le 200m, le 400m nage libre puis le 200m quatre nages, en battant à chaque fois le record du monde, et s’octroie l'argent du 800m et le bronze du 100m nage libre.

Battus ! Volés ? Pour la première fois dans l’histoire olympique, l’équipe de basket-ball US laisse échapper le titre qui revient … à l’URSS ! Mais cette défaite contre le grand rival communiste est lourdement controversée. Dominés durant toute la partie, les Américains reviennent dans les ultimes instants du match. Menés d’un point à 6 secondes de la fin, ils bénéficient de deux lancers-francs transformés par Doug Collins. 50/49. La sirène finale retentit… alors qu’une seconde restait. Wladimir Kondraschin, entraineur de l’URSS demande et obtient alors une prolongation de trois secondes. Remise en jeu longue, la tentative de réception échoue et rebondit sur le panneau. Immédiatement, le banc américain explose de joie et envahit le terrain, suivi par les journalistes et caméramans. Mais la confusion continue : l’arbitre avait remis la balle en jeu avant que ne soit réinitialisé le chronomètre officiel et, de surcroît, les Américains, en pénétrant sur le terrain n’avaient pas permis que soit joué un éventuel rebond. Les arbitres demandent que soit évacué le terrain et, à la demande de R. William Jones, secrétaire général de la Fédération Internationale de Basket-ball, accordent 3 nouvelles secondes. La longue remise en jeu d’Edeshko est captée par Aleksandr Belov sous le panneau américain. Le panier victorieux est inscrit, le buzzer sonne et ce sont cette fois les Soviétiques qui exultent, formant une énorme pyramide humaine. Les Américains posent une réclamation, finalement repoussée par un jury de cinq juges, dont un Cubain, un Hongrois et un Polonais. Cette composition ulcère les Américains qui crient au complot communiste et refusent de se rendre à la remise des médailles, laissant la seconde marche du podium vide. En 1973, le CIO confirmait le résultat de la finale olympique.

Le fait : Speedy Spitz

Trop nerveux, trop prétentieux pour certains, Mark Spitz n'avait glané "que" quatre médailles olympiques à Mexico. A 22 ans, avec ses 73 kg et son mètre 80, Spitz revenait aux Jeux avec la ferme intention de rattraper son échec personnel de Mexico et de prouver sa valeur à la fédération américaine. Celle-ci dispose d’un important réservoir de nageurs qui lui permet même d’aligner des équipes de relais différentes en qualification et en finale. Mais à Munich, le roi s’appelle Mark Spitz.

Favorisé par la petite forme de Steve Genter, son compatriote qui sort de l’hôpital et par le fait que son autre rival, l’allemand de l’Est Roland Matthes, ait décidé de se concentrer sur les 100 et 200m dos, Spitz et sa fine moustache vont remporter sept médailles d’or ! Le 28 août, il empoche le 200m papillon et le relais 4x100m nage libre. Le lendemain, il récidive avec le 4x400m 4 anges puis le 100m papillon. En sus de ses trois autres médailles, les 100 et 200m nage libre et le 4x200m nage libre, Spitz repart avec autant de records du monde inscrits sur les tablettes ! Il devient l'homme ayant gagné le plus de titres dans les mêmes Jeux : sept courses, sept médailles d'or, sept records du monde. La photo de l'homme à la moustache, ses sept médailles d'or autour du cou, fait le tour du monde.

Munich 1972

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