Helsinki 1952 : L’équipe de France Olympique

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L’équipe de France Olympique

Délégation : 244 participants (213 hommes, 31 femmes)
Porte-drapeau : Ignace Heinrich (Athlétisme)
Bilan : 18 médailles dans 8 sports – 6 en or, 6 en argent, 6 en bronze – une féminine. La France termine 7ème Nation

Un Boiteux plus rapide sur 400m

Bienna Boiteux avait terminé cinquième avec le relais 4 x 100 m aux Jeux de 1924 et de 1928, sous le nom de Mlle Pellegry. Son fils, Jean, dispute à son tour les Jeux olympiques, mais en natation cette fois. A 19 ans, Jean Boiteux réussit là où Jean Taris et Alex Jany avaient échoué en enlevant le 400m nage libre. Il faudra attendre Laure Manaudou, sur la même distance, pour que la natation française retrouve un titre olympique. A la ligne 4, Boiteux vire en 2 min 11 sec 8/10 et, suivant les conseils de Minville, son entraineur, il attaque, lâche le Suédois Per-Olof Ostrand et résiste au retour de l’Hawaïen Ford Konno. Il l'emporte en 4 min 30 sec 7/10 et donne ainsi à la France sa première médaille d'or en natation depuis la victoire de Charles de Vandeville dans l'épreuve sous l'eau des Jeux de Paris en 1900. Anecdote qui faillit lui causer des ennuis avec le CIO : son père, d’accord avec un photographe, saute tout habillé dans la piscine pour partager la victoire de son fils.

Cousins de fil d’or

La récolte débutée à Londres en 1948 avec un titre au fleuret par équipe continue à Helsinki pour un Christian d’Oriola désormais aguerri. Il réalise le doublé par équipe avec Buhan, Rommel, Netter, Noël et Lataste. Maître de son art, d’Oriola s’empare également du titre olympique et devance l’armada italienne menée par Edoardo Mangiarotti et Manlio Di Rosa, argent et bronze.
Au dernier jour des Jeux, son cousin, Pierre Jonquères d'Oriola, est en lice dans un barrage à cinq pour le titre du jumping. Montant "Ali-Baba", il passe le premier, enchaîne les obstacles et réalise un sans-faute que personne n’égale à sa suite.sans-faute. Champion olympique, une famille en or.

Un bilan heureux

En canoë-kayak, Georges Turlier et Jean Laudet gagnent le 10 km (C2) et donnent à la France sa première médaille d'or dans ce sport auquel Louis Gantois apporte pour sa part du bronze (K1 1000m).
L'aviron français attendait une médaille d'or depuis 1900. Raymond Salles, pilote de bombardier pendant la guerre, Gaston Mercier et ses 1m90, et leur barreur et Bernard Malivoire, âgé de 14 ans, gagnent enfin un titre, en deux barré, tandis que le 4 sans barreur (Blondiaux, Bouissou, Guissard, Gautier) complète par l’argent.
En cyclisme, la France se classe troisième de l'épreuve sur route par équipes, grâce notamment à un jeune homme de 18 ans nommé Jacques Anquetil.
Mady Moreau remporte l’argent en plongeon et vient compléter les médailles en natation de Jean Boiteux, mais aussi de Gilbert Bozon (argent sur 100m dos) et du relais 4x200m (bronze pour Bernadon, Eminente, Jany, Boiteux).
En boxe, Joseph Ventaja (plumes) ramène du bronze, de même que le Commandant Jousseaume en dressage. Ces Jeux furent d’ailleurs prolifiques pour l’équitation française qui récupère une troisième médaille, avec l’argent du Lieutenant Lefranc au concours complet. L’escrime, avec les titres obtenus en fleuret repart également avec trois médailles dans l’escarcelle, Lefevre, Laroyenne, Piot, Levavasseur, Morle et Tournon obtenant le bronze en sabre par équipe.
Dix-huit médailles à l’arrivée, un bon bilan, loin de celui de Londres, mais bien plus valorisant que lors des Jeux qui suivront.

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