Athènes 1896 : Les Jeux

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Les Jeux

Du 6 au 15 avril 1896, les Jeux Olympiques d’été, les premiers de l’ère moderne, sont organisés à Athènes en Grèce.

Proposant un retour aux sources de l'Olympisme, la nouvelle de la désignation d'Athènes comme ville organisatrice est accueillie favorablement par le public et les médias grecs. Cependant, les difficultés économiques du pays font craindre des contretemps quant au financement des Jeux.
Outre les apports financiers de la famille royale, l'homme d'affaires et philanthrope, Georges Averoff finance entièrement la reconstruction du stade panathénaïque. Son mécénat, qui permet l'équilibre des finances, est honoré par l'édification devant le stade d'une statue dévoilée la veille de la cérémonie d'ouverture, le 5 avril 1896. Construit vers -330, ce stade accueillait les Panathénées durant l'Antiquité. Sa rénovation est confiée au Grec Anastásios Metaxás. En forme de fer à cheval, les tribunes de l'enceinte sont presque entièrement recouvertes de marbre. La piste longue de 333,33 mètres respecte l'architecture en U du stade long quant à lui de 236 mètres. Au total, sa capacité d'accueil est de 69 000 places dont 50 000 assises.
Le stade panathénaïque accueille les épreuves d'athlétisme, de gymnastique, de lutte et d'haltérophilie. Les compétitions de tir se déroulent sur le nouveau terrain de Kallithéa le cyclisme au vélodrome de Néon Phaléron, l'escrime dans le bâtiment des expositions Zappeion. Les matchs de tennis ont lieu au sein du Tennis Club d'Athènes, près des colonnes de Zeus. Enfin, les courses de natation ont lieu dans le golf de Zéa, au Pirée.

Durant les neuf jours de compétition, 245 sportifs représentant 14 nations s’affrontent pour un total de 122 médailles.A l’occasion de ces premiers Jeux de l’ère moderne, les vainqueurs reçoivent une médaille d’argent et un rameau d’olivier. Les seconds, une médaille de bronze. Les troisièmes n'ont rien. Les délégations les plus nombreuses sont celles de la Grèce, de l’Allemagne et de la France. Mais, déjà, le premier boycott des Jeux olympiques apparait : la Turquie qui avait pourtant prévu jusqu’à l'émission de timbres célébrant l’évènement renonce au dernier moment à prendre part à ces Jeux.

Au lendemain de la cérémonie, l’Américain James Connolly remporte le triple saut. Il devient ainsi le premier champion olympique depuis plus de 1 500 ans. James Connoly, qui a financé lui-même le voyage depuis Harvard, a du mettre un terme à ses études, l'université lui refusant un aménagement du programme. Arrivé quelques heures à peine avant le début des épreuves, trompé par une confusion entre calendrier grégorien et orthodoxe, Connoly l'emporte devant le Français Tuffère avec un saut à 13,71 m contre 12,70 m. Le Grec Ioánnis Persákis complète le podium (12,52 m). Connolly prend ensuite la sexonde place du saut en hauteur, et la troisième du concours de saut en longueur (5,84 m). En 1900, à Paris, Connolly prend l'argent du triple saut. Devenu journaliste, il obtiendra le prix Pulitzer. En 1948, Harvard retirera son maillot au Hall of Fame, mais Connolly refusera toujours d'y remettre les pieds.

L'athlétisme donne par ailleurs lieu à une razzia des Etats-Unis (déjà !) avec neuf titres sur douze, à la grande exaspération des Grecs. Outre Connolly, plusieurs Américains cumulent les médailles.
Ellery Clark emporte l'or du saut en hauteur et du saut en longueur. Dans cette dernière épreuve, son chapeau fait office de marque sa course d'élan mais par deux fois le juge (en fait le roi Constantin de Grèce) enlève le chapeau, estimant que c'est un comportement inconvenant. C'est seulement au troisième essai, et sans le chapeau, que Clark dispose d'une marque valable pour un saut de 6,35 mètres qui lui assure le titre, devant son compatriote Robert Garrett. A la hauteur, son saut d'1,81 mètres le détache de James Connolly et de Robert Garrett qui n'atteignent qu'1,76 mètres.
Garrett, deux fois second, remporte cependant le lancer du poids et du disque. A ces quatre médailles, Garrett ajoutera quatre ans plus tard à Paris le bronze du triple saut sans élan et celui du lancer du poids. Il ne participera d'ailleurs pas à la finale du lancer du poids, celle-ci étant programmée un dimanche et ses croyances chrétiennes ne lui permettant pas de concourir ce jour. Son essai de qualification lui suffira pour prendre la troisième place.

Lors de ces Jeux Olympiques l’Allemagne se présente comme un réservoir de champions, en particulier en gymnastique, depuis longtemps caractéristique de la préparation militaire germanique.
Fritz Hofmann devient le premier athlète allemand, à remporter une médaille aux Jeux olympiques modernes. En 12"2, il prend la seconde place de la finale du 100m, derrière l'Américain Thomas Burke, dont les départs accroupis constituent une singularité encore rare à l’époque. Sur 400 m, Hofmann termine 4ème, puis 5ème en saut en hauteur et au lancer du poids et 6ème au triple saut.
Chose peu étonnante à l'époque, il participe à d'autres compétitions. Capitaine de l'équipe des barres parallèles (avec Conrad Böcker, Alfred Flatow, Gustav Felix Flatow, Georg Hilmar, Fritz Manteuffel, Karl Neukirch, Richard Röstel, Gustav Schuft, Carl Schuhmann, Hermann Weingärtner), il remporte l'or. Avec cette même équipe, il réalise le doublé à la barre fixe. Individuellement, il termine également troisième à la corde lisse. Hofmann qui excelle aussi en aviron et en cyclisme prendra encore part à trois éditions des Jeux olympiques. En 1900 comme gymnaste, en 1904 comme capitaine d'équipe et en 1906 sur 100 m.

Au sein de cette équipe de gymnastes allemands, notons par ailleurs Herman Weingartner licencié au Deutsche Tunerschaft, club de la capitale Berlinoise. Outre les deux titres collectifs, il récolte par ailleurs en individuel l’or à la barre fixe, la deuxième place au cheval d'arçon et aux anneaux, et la troisième au saut de cheval. Il participe aussi à l'épreuve individuelle des barres parallèles sans être médaillé. Avec un palmarès de six médailles, dont trois en or, Weingartner l'un des athlètes les plus titrés de ces premiers jeux modernes.
Alfred Flatow, également double médaillé d’or par équipe aux barres, remporte le titre individuel aux barres parallèles, et la seconde place de la barre fixe. Il participe aussi à l'épreuve individuelle de cheval d'arçon, des anneaux, et du saut de cheval, sans être médaillé. De confession juive, il part aux Pays-Bas en 1938, fuyant les exactions nazies. Quand l'Allemagne nazie envahit les Pays-Bas, il est arrêté et déporté au camp de concentration de Theresienstadt, où il décède à l'âge de 73 ans. Son cousin Gustav Flatow, également membre de l’équipe allemande de gymnastique victorieuse des deux titres olympiques de 1896, est aussi victime de l'holocauste. Il décède en 1945, dans le même camp de concentration que son cousin.

Mais l’Allemand qui s’illustre le plus durant ces premiers Jeux Olympiques est Carl Schuhmann. Ce dernier excellait dans diverses disciplines : gymnastique artistique, lutte, haltérophilie ou athlétisme. Inscrit dans ces quatre sports, l'Allemand devient l’athlète le plus médaillé de ces premiers Jeux Olympiques modernes en obtenant quatre couronnes olympiques, en gymnastique et en lutte gréco-romaine. Dans cette dernière discipline, bien que plus léger que la plupart de ses concurrents, Schuhmann défait le Britannique Launceston Elliot (pourtant champion olympique en haltérophilie) puis bat en finale le Grec Yéoryios Tsitas. Schuhmann

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