Garmisch-Partenkirchen 1936 : Le résumé : du sport à la propagande nazie

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Le résumé : du sport à la propagande nazie

Même si des voix s'étaient élevées pour protester contre « l'entreprise de propagande nazie » que représentait l'attribution des JO d'hiver de 1936 à Garmisch-Partenkirchen, le CIO, qui avait pris sa décision en 1931, campa sur ses positions. Beaucoup considéraient ces Jeux comme une répétition générale des JO d'été de Berlin. Ceux de Garmisch n'avaient-ils pas été confiés à Joseph Goebbels, ministre de la propagande du IIIe Reich ?

Des personnalités, telles l'Anglais Arnold Lunn, le père du ski alpin, appelèrent au boycottage. En vain : les responsables olympiques arguèrent de l'affirmation des dirigeants du Reich qu'ils ne pratiqueraient pas la discrimination raciale.

Pour ces JO (photo), où le record de participation fut largement battu (668 athlètes contre 464 à Saint-Moritz en 1928), tous les moyens financiers et techniques réclamés par Goebbels furent acceptés. D'importantes infrastructures virent le jour : "stade de neige" pouvant accueillir 100.000 spectateurs, stade de glace couvert, piste de bobsleigh.
Lors de la cérémonie d'ouverture, la croix gammée était omniprésente. Accueilli par des spectateurs, le bras tendu, Hitler ouvrit "ses" Jeux. Un véritable spectacle anima la cérémonie d'ouverture. Sans Pierre de Coubertin.

Météo clémente
Contrairement aux JO de Saint-Moritz et Lake Placid, les conditions météorologiques, critiques avant le début des épreuves, furent idéales.

Franz Pfnuer

Côté compétitions, le ski alpin fit son apparition. Mais un différend entre CIO et Fédération Internationale de Ski ferma la porte à la plupart des meilleurs skieurs européens. Les Allemands Franz Pfnuer et Christl Cranz enlevèrent les titres des combinés, seuls décernés pour cette première de l'alpin.

Domination sans partage des Scandinaves en ski de fond, combiné nordique et saut à skis. Cette dernière épreuve revint au Norvégien Birger Ruud, vainqueur pour rien de la descente de ski alpin, une épreuve sans médaille.

Le patinage de vitesse fut la chasse gardée du Norvégien Ivar Ballangrud qui rafla 3 médailles d'or et 1 d'argent.

Karl Schaefer
Sonja Henie

En patinage artistique, le 3e titre olympique de Sonja Henie fut long à se dessiner en raison de l'opposition de Cecilia Colledge, une Anglaise de 15 ans. Plus facile fut la 2e victoire consécutive de l'Autrichien Karl Schaefer.
La surprise des JO fut la défaite des hockeyeurs canadiens, grâce à une idée du président de la Fédération Britannique, J.F. "Bunny" Ahearne. Dès 1934, il avait recruté un groupe de Canadiens d'ascendance britannique pour en faire la meilleure équipe du tournoi. Au grand dam des responsables canadiens.

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