Dirigeantes, retour aux sources

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Le programme DIRIGEANTES, mené par Sarah Ouhramoune, connaitra le 2 mars prochain sa deuxième conférence. Consacrée à la place des femmes dans les instances dirigeantes du sport et à leur préparation en ce sens, cette action s’inscrit dans la continuité d’une politique menée depuis un quart de siècle par le CNOSF et le sport français. Retour aux sources...

1995/1996 : l’impulsion internationale

Insufflée par le Comité international olympique, cette dynamique puise ses racines au cœur du Congrès du Centenaire du Comité international olympique, réuni à Paris en 1994. Ses résolutions finales intègrent en effet des décisions destinées à favoriser l’admission des femmes dans les instances exécutives du sport.

L’année suivante, le CIO crée son groupe de travail Femme et sport, un organe consultatif chargé de conseiller la commission exécutive sur la politique à mener afin d'accroître la participation féminine dans le sport à tous les niveaux, et invite les fédérations internationales et comités nationaux olympiques à faire élire 10% de femmes dans leurs organes.

En 1996, Lausanne accueille la première conférence mondiale du CIO sur la femme et le sport. Il y est notamment recommandé la création au sein de toutes les instances du mouvement olympique de structures ad hoc en charge de la préparation d’une politique d’action en vue de promouvoir le rôle des femmes dans le sport.

Alors que le CIO a trouvé en Anita De Frantz sa première vice-présidente et que des fédérations internationales comme celles de l’haltérophilie, du pentathlon moderne, du taekwondo, du triathlon, du curling, du football ou encore du hockey sur glace ouvrent des compétitions féminines, les avancées, réelles, restent néanmoins timides sur le plan des instances politiques.

1999/2000 : la France initie sa démarche

En 1999, le CIO crée ses Trophées Femmes et Sport tandis qu'en France, Marie-Georges Buffet, ministre des Sports, et Henri Sérandour, président du CNOSF, ouvrent à Paris les premières Assises nationales Femmes et Sport. Le sujet est devenu une préoccupation entendue.
Le CNOSF développe alors une nouvelle politique, portée par André Leclercq et animée par Dominique Petit – qui obtiendra le Trophée Femmes et Sport du CIO quelques années plus tard.

Le programme d’actions mis en œuvre vise à favoriser les conditions d’accès des femmes aux postes de responsabilité et à encourager les organisations sportives gouvernementales et non-gouvernementales à adopter des mesures afin d’améliorer la place des femmes dans la société sportive.
A l’instar de Fém’ix Sports, fondée en 2000 dans la continuité de ces Assises, le milieu associatif s’agite également. Il faut dire que l’année des Jeux de Sydney marque également la tenue de la deuxième conférence Femmes et Sport à Paris. Celle-ci rappelle notamment les objectifs fixés 5 ans plus tôt et pas encore atteints, et insiste : « Le Mouvement olympique doit réserver aux femmes, pour fin 2005, au moins 20 % des postes dans toutes ses structures ayant un pouvoir de décision. »

Fortement impliqué dans l’organisation de cette deuxième conférence mondiale, le CNOSF initie dès l’année suivante des journées nationales annuelles consacrées à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes dans l'accès aux postes à responsabilité. Il met également en place une formation au niveau national (la mixité dans la direction des organisations sportives) et développe des outils dédiés (film, exposition itinérante…).

Il participe également aux projets européens, accueillant notamment la conférence européenne EWS (European Women and Sport) et la signature de la Charte de l’Egalité en 2004. En 2007, le CNOSF pilote le programme Enter d’accompagnement à l’accès aux responsabilités dans des instances internationales Impliquant six pays européens, il offrait notamment un accompagnement étalé sur 4 ans, jusqu’en 2011. En 2010, le CNOSF adhère encore au projet européen WILD initié par l’ENGSO (European Non-Governmental Sport Organization).

L’ère du temps venu

L'adoption en 2014 par le CIO de son Agenda olympique 2020, qui réaffirme l'objectif du CIO d'atteindre non seulement l'égalité en termes d'athlètes participant aux Jeux, mais aussi de voir davantage de femmes nommées à des postes de direction au sein du Mouvement olympique, a été suivi par la publication, en 2017, d'un document intitulé projet d’analyse de la question de l'égalité des sexes. Ce dernier inclut 25 recommandations couvrant des domaines tels que la participation, le financement, la gouvernance et la représentation, et qui ont pour objet d’obtenir des résultats tangibles à même de renforcer l’égalité des sexes dans l’ensemble du Mouvement olympique.

Cette année, que le CNOSF avait débutée en participant aux côtés du Conseil supérieur de l’audiovisuel aux 24 heures du sport féminin, opération de médiatisation du sport féminin devenue les 4 Saisons du sport féminin et désormais Sport féminin toujours, marque une nouvelle étape, confortée par l’adoption de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Celle-ci instaure un minimum de 40% de représentation féminine dans les instances politiques des fédérations au sein desquelles les femmes représentent un quart des licences ou davantage. En dessous, l’obligation de direction paritaire est fixée à 25 %.

De l’organisation du colloque « ensemble pour la mixité dans le sport » et de la formation nationale « Accès des femmes aux responsabilités au sein des instances dirigeantes nationales du mouvement sportif » en 2015, à la participation au projet européen « SUCCESS » aux côtés de six autres comités olympiques européens entre 2016 et 2017, le CNOSF participe constamment aux travaux et anime les réflexions sur la question de la place de la femme dans le sport. Son Parcours Ambition internationale, permettant de préparer un parcours au sein d’instances sportive internationales, a également participé à l’accompagnement d’une nouvelle génération de dirigeantes internationales.

En savoir plus...

DIRIGEANTES, un programme de plus, un programme pour plus

C’est de toute cette lignée qu’est donc issu DIRIGEANTES. Un programme de plus donc ? De fait. Parce que les 25 dernières années ont bien démontré que la situation pouvait évoluer, mais que cette évolution se faisait siège par siège, au gré de la mise en œuvre sans cesse renouvelée de programmes d'actions.

Des timides 10% de représentation féminine dans les organes décisionnaires ambitionnés en 1995 par le CIO pour les CNO aux 40% désormais fixés dans les textes en France, un long chemin a été parcouru qui, s’il n’a pas encore totalement atteint ses objectifs, a permis de faire prendre conscience du besoin pour le sport… mais aussi des besoins pour les femmes tentées par un engagement de dirigeante associative, avec, au premier rang de ceux-ci : l’accompagnement.

La mise en confiance par l’information, par la formation, la mise en place d’un réseau, le partage d’expérience sont fondamentaux pour permettre une représentation féminine équilibrée dans le sport français. Le programme DIRIGEANTES propose tout cela et apportera, à son tour, sa pierre à l’édifice entamé il y a un quart de siècle…

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