Bari 1997

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Dans leur jardin à Bari, les athlètes transalpins affirment leur suprématie. Mais, avec 149 médailles (dont 57 d'or), les Tricolores brillent également.

Bien sûr, on peut objecter que la France est en recul par rapport aux « Jeux Med » de 1993, du Languedoc-Roussillon mais la délégation française réalise à Bari son meilleur score historique « à l'extérieur » en faisant l'impasse sur certaines disciplines. Et, avec 65 médailles, dont 28 d'or, la Turquie se place dans le tiercé de tête. Côté français, ces Jeux Méditerranéens accélèrent l'éclosion de nouveaux talents et permis à d'autres athlètes, plus confirmés, de se frotter à la concurrence.

La victoire de la solidarité

Un instantané qui vaut de l'or. S'il ne fallait garder qu'une image des Jeux méditerranéens de 1997, ce serait certainement celle-ci : David Douillet, Marie-Claire Restout et Sébastien Flûte assis dans les tribunes du boulodrome de Bari pour soutenir Frédéric Maugiron et Frédéric Poyet, les deux finalistes français de tir progressif, l'une des spécialités de la boule lyonnaise. Le tir progressif ? La plupart des membres de la délégation tricolore ignoraient l'existence de cette discipline jusqu'à leur arrivée à Bari. Mais, quand les deux Frédéric sont rentrés au village, ils arboraient la même médaille d'or que David Douillet. Les « Jeux Med », c'est ça !

Champions olympiques ou sportifs méconnus, tous les athlètes appartiennent à la même équipe de France et possèdent le même esprit de solidarité. Un an seulement après les Jeux d'Atlanta, cette treizième édition du rendez-vous méditerranéen a rempli sa mission à merveille. En ce début d'olympiade, les 27 disciplines inscrites au programme officiel ont permis d'effectuer une impressionnante revue d'effectifs. Les « jeunes » ont été plongés dans un contexte international soutenu tandis que les « anciens »ont su, pour la plupart d'entre eux, conserver leur rang.

En natation, Stéphan Perrot est la grande surprise de la compétition. Seulement 23ème des séries du 200m brasse aux Jeux d'Atlanta, le nageur du CN Cannes est venu à Bari pour s'approcher d'un podium. Sans trop y croire. Pourtant, quand son chrono s'arrête sur le temps de 2'13“76 après quatre longueurs, Stéphan Perrot croit d'abord à une erreur de chronométrage. Non, non. A Bari, le Français a non seulement décroché l'or mais aussi réalisé la meilleure performance de l'année et battu le record de France de sa discipline. Ce temps l'aurait placé quatrième à Atlanta. Bari, c'est aussi le grand retour de David Douillet au meilleur niveau. Onze mois après les JO d'Atlanta et neuf mois après son accident de moto, le champion olympique retrouve ici son judo et le goût sucré de l'or. Les quatorze sélectionnés de la Fédération française de judo terminent sur un podium, dont sept sur la plus haute marche. Carton plein également au tir à l'arc où les français réalisent le Grand Chelem grâce, notamment, à la fougue de Guillaume Duborper, ce drôle d'archer à la taille de basketteur – il mesure 2,05 m. Triplé en individuel (Duborper en or, Sébastien Flûte en argent et Lionel Torrès en bronze) et victoire par équipes face aux italiens médaillés de bronze à Atlanta. Evidemment, les performances des garçons éclipsent quelque peu la médaille de bronze de Séverine Bonal chez les filles. Mais, pour cette jeune femme, le bronze a la saveur de l'or.

C'est aussi à Bari que Ludivine Furnon prend définitivement son envol. En 1993, à 12 ans elle n'était qu'une petite gymnaste en herbe du club de Nîmes. Il y a quatre ans, c'était justement dans la cité gardoise que se déroulaient les épreuves de gymnastique. Elle y était… en tant qu'accompagnatrice. A l'époque, elle se voyait dans la peau des stars. Son rêve s'est finalement exaucé. Médaillée d'or du concours général individuel, par équipes et victorieuse au sol, Ludivine a été la « Nadia Comaneci » de Bari. Médaillée d'or à la poutre, aux barres asymétrique et troisième du général, Elvire Teza n'est pas en reste. Seul le saut de cheval échappe aux Françaises qui ont longtemps flirté avec l'idée de réaliser un « Grand Chelem ». Au total, l'équipe de France de gymnastique (hommes et femmes) décroche 15 médailles !

Enfin, Bari a été une succession ininterrompue de coups de cœur et de coups d'éclat. La victoire de Patricia Girard en finale du 100m haies, devant la vice championne olympique slovène Brigita Bukovec. Les larmes d'Estha Essombé sur le podium des -72 kilos, en judo. Les cinq médailles des golfeurs français. La présence, pour la première fois, des athlètes et des nageurs handisport dans la délégation. La victoire des handballeuses. Le bronze des basketteuses et des volleyeuses.
Et, surtout, la fierté des représentant de la boule lyonnaise de se sentir considérés comme des « sportifs à part entière ». Pour Frédéric Maugiron et Frédéric Poyet, déjà champions du monde dans leur discipline (tir progressif en boule lyonnaise), ces « Jeux Med » garderont forcément une saveur et un sens particuliers.

Jeux méditerranéens

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