Nicolas Batum : " Repartir avec une médaille serait extraordinaire"

Interview
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Nicolas Batum, à quelques jours du début de la compétition, nous livre ses premières impressions.

Que représentent les Jeux ? Est-ce que cette compétition est au-dessus de la NBA ?
La compétition ultime. Quand on me pose la question entre un titre NBA ou olympique, je donne toujours mon joker. C’est différent, un titre NBA c’est très dur à avoir et un titre olympique aussi. C’est à ranger au même niveau dans le placard. Quand on voit les joueurs américains qui viennent, on pense qu’ils sont prétentieux mais quand ils gagnent, ils sont comme des gamins, comme Lebron James il y a 4 ans. Cela montre l’importance des Jeux dans le basket.

Regardes-tu toujours les Jeux avec des yeux d’enfants ?

Toujours! Mon sport, non, parce que je suis concentré dedans, mais quand je regarde les autres sports, je suis un vrai fan. Il y a 4 ans j’ai regardé beaucoup d’épreuves. Même marcher dans le village et rencontrer d’autres athlètes c’est génial. Ça m’impressionne, ce sont les meilleurs du monde dans leur catégorie.

Le début d'une belle aventure

Ce sont peut-être les derniers Jeux de Tony Parker, spontanément, as-tu une image qui te marque avec lui ?
Je pense que ça a été quand on s’est qualifié en 2011, une qualification qu’il attendait énormément, qu’on a été cherché à la coupe d’Europe en battant la Russie en demi-finale. Ce moment-là a vraiment montré qu’on voulait vraiment cette qualification. Ça a été le début d’une belle aventure.

Est-ce que l’équipe de France arrivera à « survivre » au départ de Tony ?
Oui, je pense qu’elle survivra. On a quand même montré des belles choses il y a deux ans en coupe du monde, sans lui, on a cherché une médaille de bronze. Lui, il veut que ça continue. On a des jeunes pour continuer, on en voit certains dans cette équipe-là. On voit de plus en plus de joueurs drafter, qui ont du temps de jeu en pro. Je pense que l’équipe de France a un bel avenir après l’ère Tony Parker.

En quoi es-tu différent de 2012 ?
Le même qu’hier, le même que demain. Un peu plus vieux mais je reste le même. J’ai muri, j’ai vécu une année assez particulière mais en positif surtout. Un bébé qui est arrivé avec un nouveau contrat. La confiance que m’a accordée Charlotte (Hornets, son équipe NBA) depuis plus d’un an et une compétition olympique. J’ai l’impression que 2016 est mon année. J’espère faire une belle olympiade.

Avez-vous un bon de sortie pour la cérémonie ?
C’est immanquable pour un athlète. De faire les Jeux et ne pas faire la cérémonie, c’est impossible. L’un ne va pas sans l’autre. Il va falloir être intelligent par rapport à ça mais si on n’y va pas, on le regrettera toute notre vie. On devra bien nous gérer, nous reposer avant. Et le lendemain aussi par rapport au match. L’adrénaline et l’excitation seront là. Ça devrait aller je pense pour bien rentrer dans le match contre l’Australie.

On se rend coup pour coup avec l'Espagne

Il y a une vraie saga contre l’Espagne...

On va se croiser, c’est écrit. Comme d’habitude. L’Euro 2015 est une blessure pour nous, le mondial 2014 est une blessure pour eux. On se rend coup pour coup. Ce qui fait la beauté de notre rivalité, on ne s’aime pas mais on se respecte.

Ton objectif ?
Une médaille. On ne l’a pas fait il y a 4 ans. Il ne nous manque que ça, on a toutes les médailles. Repartir d’ici avec une médaille, ça serait extraordinaire.

Nicolas BATUM | Basket-Ball | L'actu des Bleus...

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