Mickaël Landreau et Marie Bochet, parrain et marraine de Sentez-Vous Sport 2015

Interview
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Les noms du parrain et de la marraine ont été dévoilés lors de la présentation de la 6e édition de Sentez-Vous Sport qui s'est déroulée ce jeudi 4 juin 2015 au siège du CNOSF. Suite à cette nomination l'ancien footballeur professionnel Mickaël Landreau et la championne paralympique de ski alpin Marie Bochet nous ont accordé une interview croisée... Entretien.

Pourquoi avez-vous accepté d'être les parrains et marraines de Sentez-vous Sport ?

Mickaël Landreau : Ce qui m’a plu dans cette sollicitation c’est de pouvoir représenter la France, car j’estime que quand on touche au CNOSF, on représente notre pays. J'ai aussi la conviction au quotidien que quelqu’un qui fait du sport se sentira mieux dans sa vie. C’est quelque chose que j’estime important dans ma propre vie et dans celle des gens autour de moi. Je suis partisan de trouver un équilibre juste et de ne pas opposer le sport et les entreprises. Je trouve qu’on l’oppose trop en général, or les sportifs ont besoin du coté rationnel que peut apporter l’entreprise mais les entreprises ont aussi besoin de certaines valeurs que le sport véhicule. Je me suis donc engagé pour permettre un certain développement et tenter d'apporter un petit quelque chose.

Marie Bochet : Ces manifestations-là sont intéressante pour nous car c’est là où l’on peut vraiment parler du sport autrement qu’en le faisant. Je pense qu’on a des choses à dire en tant que sportif et cette opération m'a semblé idéale pour ce faire. Je pense pouvoir faire le parallèle entre le sport et l’entreprise. Véhiculer les valeurs que l’on peut avoir. C’est un échange et aller à la rencontre des entreprises peut être bénéfique.

Véhiculer les valeurs que l’on peut avoir

Connaissiez-vous votre partenaire ?
Mickaël Landreau : A dire vrai, je n’avais pas spécialement entendu parler de Marie. Je m’y suis intéressé quand j’ai su qu’elle allait être la marraine de cette édition. Ça tombait à une bonne période, les championnats du monde paralympiques où Marie réalise un quintuplé, et je me suis dit que je ne pourrais pas rivaliser, car avec 30 médailles… ! J’ai laissé un message pour la féliciter et lui dire que ce n’était pas encore assez... c’est moi qui lui ai mis la pression pour la 5e ! Je suis assez curieux de mieux la découvrir, car le sport paralympique a des vertus différentes et son exposition ne reflète pas le travail accompli. C’est une complémentarité, une richesse humaine d’avoir cette chance et je suis content.

Marie Bochet : Je le connaissais de nom, mais après je ne suis pas trop le foot... plutôt le rugby en fait. Les footballeurs on les connait de réputation évidemment. Après, c’est une association qui se fait de plus en plus, valide-handisport, et c’est une belle évolution. On a autant de choses à s’apprendre l’un à l’autre et, même si y a une notion de handicap, il y a le sport qui nous rassemble et les valeurs communes qu’on véhicule. On représente le sport, notre fédération et la France également. On a pas mal de points communs et c’est intéressant d’avoir les deux milieux, ça fait des champs encore plus riches.

Quel est votre rapport à l’entreprise ?

Photo by Christophe Pallot / Agence Zoom / DPPI

Marie Bochet : Il y a des vraies questions qui se posent sur l’embauche des sportifs de haut niveau notamment. En handisport, nous ne sommes pas professionnels, la majorité d'entre nous sommes en contrat d'insertion professionnelle. Il nous faut aller à la rencontre des entreprises et chercher de possibles contrats d’embauche derrière. Après, l’avantage pour nous, c’est qu’en étant handicapé on remplit les quotas. On reste des profils intéressant pour les entreprises.

On a des choses à dire en tant que sportif

Mickaël Landreau : Là encore on est différent. J’ai été dans un sport où l’on gagne beaucoup et c’est une chance notamment via la médiatisation. C’est un peu gagnant-gagnant. On apporte notre crédibilité médiatique et sportive. Quand on a moins d’argent on est forcément moins confronté au monde de l’entreprise ou bien il faut aller les chercher. J’ai toujours estimé que j’allais avoir une vie après ma carrière de joueur et dans mon esprit dès l’âge de 20 ans j’étais dans la démarche de pérenniser ce que j’allais pouvoir gagner, de pouvoir avoir des projets dans une orientation entrepreneuriale.

Votre pratique à tous les deux est complétement différente, qu’est ce qui fait que vous vous retrouvez dans le sport ?

©FFF

Mickaël Landreau : Dans un sport il y a toujours ce que vous voyiez qui est le résultat final après la préparation. La compétition est finalement infime par rapport à cette préparation. Nous avons des sports différents, dans le sens où la difficulté pour Marie est d’être prête le jour J et nous pendant 10 mois. Les préparations psychologiques et physiques sont donc différentes. Après, on se retrouve dans le gout de l’effort, dans la gestion des émotions, de la pression pour pouvoir répondre présent au moment où on nous attend.

Marie Bochet : C’est aussi différent car le football est un sport collectif et nous pratiquons un sport individuel. Néanmoins, pour le ski alpin, ce que l’on voit c’est un résultat individuel, alors qu'il y a tout le fonctionnement d’une équipe derrière : savoir vivre en communauté durant une longue période par exemple…

Mickaël Landreau: Après je ne suis pas persuadé qu’on soit plus collectif qu’ils le sont. Nous nous avons une vraie problématique actuelle : quel projet on est, un projet de club avec des valeurs de formation, de dirigeant ou pas, des projets de jeu… Il y a un mélange d’égo à gérer et d’individualité. Il y a un mélange d’individualisme et collectivité.

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