Emmanuel Lebesson : "Je ne vais rien me refuser"

©Julien Crosnier / DPPI
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Les championnats du monde de tennis de table se déroulent du 26 avril au 3 mai à Suzhou (Chine). Inédite lors de cette compétition, la présence d'une paire franco-chinoise dans le tableau du double mixte composée d'Emmanuel Lebesson, le numéro 3 français et 84e joueur mondial, et de Cheng Meng, 10e du classement mondial. A cette occasion, le Français nous parle de ces championnats, de cette collaboration inédite, et de ses objectifs en général. Entretien...

©Julien Crosnier / DPPI

Comment te sens-tu avant ces championnats du monde ?
Je me sens plutôt bien. Il a fallu travailler pour retrouver la forme et là je considère que je commence à être très bien. Je suis plutôt confiant avant de partir à ces championnats du monde, même si on sait très bien que ça va être une compétition très relevée, comme d’habitude, et avec beaucoup d’aléas dans les tableaux notamment.

Je veux profiter au maximum du moment...

Cheng Meng, partenaire d'Emmanuel Lebesson

Le double mixte avec la Chinoise Chen Meng est une grande première, comment abordes-tu cette collaboration inédite ?
Jouer avec une Chinoise, ça n'arrive pas tous les jours et ça n’arrivera peut-être jamais plus. Je préfère me dire que c’est une bonne chose et je veux surtout profiter du moment au maximum.



Comment avez-vous travaillé ensemble et préparé la compétition ?
J’ai regardé pas mal de vidéos d’elle, pour voir un peu comment elle joue et pouvoir adapter mon jeu au sien. On n’a pas pu se voir encore, on ne va se rencontrer que vendredi. On est obligé de faire comme ça mais je pense qu’en deux ou trois jours on aura le temps d’avoir quelques réglages en plus et de pouvoir optimiser directement notre performance. Je pense aussi qu'il y a une question de feeling. Je suis assez confiant sur ce point et, en ayant vu nos systèmes de jeu, je pense que ça peut marcher. Après, je ne sais pas jusqu'où on peut aller mais en tout cas je pense que ça peut marcher.

Comment s’est élaboré le projet ?
Les fédérations françaises et chinoises se sont mises d’accord, par l'entremise notamment de mon entraineur, chinois, qui a beaucoup œuvré en ce sens, pour essayer de développer un double. Les Chinois ont bien voulu lâcher une joueuse pour tenter ce projet. Je trouve ça bien et je vais maintenant donner le maximum pour être digne de cette confiance que l’on m’a accordée.

©Julien Crosnier / DPPI

Quel est votre objectif dans cette compétition ?
C’est toujours dur d’avoir des objectifs précis, après en double mixte on peut toujours voir loin mais ça va dépendre de nos adversaires. Tout est possible, après, dans ce tableau là, je ne me donne pas forcement de limites. Je ne vais rien me refuser et aller le plus loin possible.


Le double me passionne.

Quels sont tes objectifs sur le long terme ?
Il y a l’année olympique qui arrive, je pense qu'il faut qu’on garde une équipe compétitive dans cette optique-là. Ce n’est pas impossible qu’on soit aux Jeux et en mesure d’y jouer un rôle. Le "par équipe" est notre meilleure chance, aujourd'hui, d'essayer d'accrocher quelque chose. On va déjà avoir une échéance à Bakou pour les Jeux Européens, on va essayer déjà de se placer au niveau européen et de faire une médaille. On va surtout bien préparer l’année olympique et tenter d’augmenter le niveau de simple totu en conservant un très bon niveau de double : on en aura besoin sachant qu’il y a un double aux Jeux Olympiques. Il faut absolument être performant sur ces deux tableaux.

©Julien Crosnier / DPPI

Vu ton palmarès, tu sembles avoir un attrait particulier pour le double ?
La majeure partie de mon palmarès est en double. J’ai décroché deux médailles européennes en double. C’est vrai que le double me passionne. Je pense qu’il y a des médailles à faire sur les grands championnats en double. Aux championnats du monde, derrière les Chinois il y a quand même des possibilités. C'est une épreuve qui me plait bien et me tient à cœur.

Pour finir, tu es gaucher, en vois-tu des avantages dans la pratique du tennis de table?
Pour le double, c’est un point positif car on ne sert que dans une diagonale. Gaucher-droitier en double, c’est également un avantage car ça permet de ne pas trop nous gêner normalement. Après, pour le simple, ce n'est pas forcement un atout, même si il y a plus de droitiers que de gauchers.

Emmanuel LEBESSON | Tennis de Table | Le Mag' des Bleus | Actualités

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