Pauline Parmentier : "On va jouer notre carte à fond"

Interview
©KMSP
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Pauline Parmentier, 29 ans, fait partie de l'équipe de France de Fed Cup qui va disputer, le 18 et 19 avril prochain, la demi-finale contre la République Tchèque, tenante du titre. Pauline nous fait part de ses impressions après un quart de finale à rebondissements où la France l'a emporté 3-2 face à l'Italie. La dernière Française du tournoi de Roland Garros en 2014, stoppée en huitième de finale, ne compte pas en rester là et évoque ses objectifs propres ainsi que ceux du groupe. Entretien...

Comment sens-tu le groupe à un peu plus d’une semaine de la demi-finale ?
Je le sens plutôt bien. Nous avons passé déjà une super semaine en Italie sur le 1er tour et après nous avons fait une tournée aux États-Unis. Ça nous a permis de rester soudées, de continuer à passer du temps ensemble et de tout faire pour rester sur cette dynamique que nous avions en Italie.

Nous retrouver en demi-finale de Fed Cup, c’est fabuleux

En février dernier, en quart de finale, vous êtes menées 2-0 contre l’Italie. Comment avez-vous géré la pression ?

Bizarrement, à 2-0, nous n'avions plus trop la pression. Nous étions dos au mur, nous savions que nous n'avions plus le droit à l’erreur. Nous n'étions pas favorites à la base donc là encore moins. Nous n'avions rien à perdre et ça nous a permis de lâcher les chevaux réellement. Le moment de stress réel a été à 2-2. Là, nous étions vraiment revenues à la réalité et en position d’inverser la tendance. Caro [Caroline Garcia NDLR], par exemple, venait de gagner son match, donc elle était en confiance pour le double dernière. Kristina [Kristina Mladenovic NDLR] a l’habitude de jouer des grands événements en double également et elles ont assuré. L’équipe était soudée toute la semaine, les mots du capitaine, toutes ces petites choses réunies ont fait que nous sommes arrivées à être bien au moment où il fallait.

Être menée 2-0 et de remonter pour finalement l’emporter, c'est une première. L’ambiance dans le groupe a dû être incroyable…
C’est clair, c’était top. En même temps, nous étions tellement crevées du week-end que le soir ça a été assez calme. Nous étions vraiment contentes. Il faut dire que les dernières années avaient été plus difficiles, nous étions souvent en barrage ou dans des positions plus délicates. Alors que là, nous retrouver en demi-finale de Fed Cup, c’est sûr que c’est fabuleux.

Tu fais ton grand retour en Fed Cup cette année ?
La dernière fois que j'ai fait partie du groupe avant l'Italie, c’était quand nous avions perdu contre l’Allemagne au premier tour en 2013. Après j’ai passé le barrage et l’année d’après je n’ai pas été sélectionnée. Ensuite je n’étais pas encore revenue au classement pour être dans les 4. C’était fabuleux du coup car c’était mon retour. C’était également ma première rencontre avec Caro Garcia, c’était nouveau et vraiment bien.

Nous n’avons rien à perdre. Souvent ce statut d’ « outsider » est plus facile à gérer

En demi-finale vous n’êtes pas contre n’importe qui ! Les Tchèques sont les tenantes du titre et triples vainqueurs de la Fed Cup depuis 2011 (à part en 2013), comment appréhendez-vous ce statut d’ « outsider » ?
Ça va être un peu la même position que contre l’Italie où nous n'étions pas favorites. Elles avaient remportées plusieurs fois la Fed Cup et jouaient à domicile. C’est un peu le même style de rencontre qui se profile : nous sommes à l’extérieur face à des favorites qui ont déjà gagné. On va jouer notre carte à fond et grappiller point par point, pour ne rien avoir à nous reprocher à la fin du week-end. Nous n'avons rien à perdre. Souvent ce statut d’ « outsider » est plus facile à gérer.

En simple, comment se passe ton début de saison ?
Le début de saison a été un peu difficile pour moi, j’ai eu un problème de genou. Je ne pouvais pas vraiment m’entraîner comme je voulais et je n’avais pas les sensations que j’attendais. C’est mieux depuis un mois. Mes objectifs sont tout d’abord physiques. Il s'agira ensuite de m’installer vraiment dans le top 100 puis de grignoter petit à petit pour rentrer dans le top 50.

Comment appréhendes-tu Roland Garros (19 mai-7 juin) après ton beau parcours l'année dernière?
J’ai hâte de revivre ce tournoi. J’ai vraiment envie de le prendre comme quelque chose de positif et ne pas trop me stresser avec le Roland que j’ai fait l’année dernière. J’ai adoré ce tournoi en 2014 et j’ai envie de le vivre de la même manière, même si on sait qu’avec le tirage au sort beaucoup de chose peut se passer. Être dernière Française à Roland l’année dernière c’était top !


Pauline PARMENTIER | Tennis | Le Mag' des Bleus | Actualités

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