Sacré coq...

Photo Stanislas St Pons de la Jonguière - Panoramio.com
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Le coq, présent dans l'art grec

Le coq est un animal présent depuis l’Antiquité dans de nombreuses cultures, avec, d’abord, une forte dimension martiale, de par sa témérité et sa vigilance. Rattaché par son chant au lever du soleil, le coq est par ailleurs souvent inscrit dans le rapport au sacré.

Une symbolique multiculturelle

De par sa racine celtique kog, signifie rouge, couleur de l’aurore et de la planète Vénus. Symbole du courage militaire pour les Grecs anciens, sa démarche, cadencée, buste en avant, sa queue en panache, ses ergots acérés et sa capacité à combattre jusqu’à la mort en font un volatile guerrier par excellence.
En Chine ancienne, à l'instar de Zi Lan, disciple de Confucius, la plume de coq noir était ainsi un emblème caractéristique des combattants courageux.

Associé aux caractères de fierté et de bravoure, le coq le fut aussi à la virilité, de par le cheptel de poules qu’il domine. Dans la mythologie indienne, le coq est d'ailleurs la monture du dieu de l'amour Kâmadéva, tout autant que celle de Skanda, dieu de la Guerre.

Il est également un symbole solaire, son chant annonçant le lever du soleil. Cette apparition de l’astre de feu lui fut d’ailleurs souvent attribuée dans les traditions populaires. Le calendrier chinois étant appuyé sur les cycles de la lune, le coq, symbole vertueux de son astrologie, n’est pour sa part pas relié à l'aurore mais au crépuscule.

Mosaïque romaine

Le coq « veille dans les ténèbres et annonce la lumière », pour reprendre les francs-maçons, l'arrivée du bien après le mal.

Il a subséquemment été relié à des croyances religieuses et païennes… le plus souvent accompagnées de sacrifices. Depuis les offrandes à Mars, le dieu de la Guerre chez les Romains, en passant par les rituels vaudou au sein desquels il appelle à la vie, le coq a souvent payé ses qualités par le prix du sang.

Le coq est également rattaché dans le christianisme à la fidélité, à l'engagement, via le reniement du Christ par Pierre. Décrit dans la bible comme le plus intelligent des animaux (Job, 38), il est l'attribut de nombreux saints : Saint Guy, Sainte Odile ou Saint Jacques le majeur, protecteur des chemins de Composte.

Sa place en haut des clochers, attestée depuis le IXe siècle et qui pourrait également représenter l’arrivée du Christ rédempteur protégeant le chrétien des péchés et dangers, a été imposée par une bulle pontificale du Xe siècle en référence à Saint Pierre. De quoi assurer un coq par village sur l’ensemble du territoire de « la fille aînée de l'Église »… Il a par ailleurs souvent été remarqué que l’intérieur de ces coqs de clocher contenait des reliques. Ainsi, celui de Notre Dame à Paris, abritait-il des ossements.

Le combat de coq, un élément du mythe

Messager des dieux, porteur d'alerte, annonceur de la Lumière et de la Résurrection, le coq est également reconnu dans l’Islam comme « l’ennemi de l’ennemi de Dieu », selon l’écrivain arabe al-Ğâḥiẓ. La seule mention de son nom ferait disparaître les djinns.
Le Prophète abriterait d’ailleurs un coq chez lui, sa vigilance assurant la sécurité de sa maison - et de sept autres. De même, le Prophète aurait-il interdit de maudire cet animal qui appelle à la prière.

Attribut d’Hélios et d’Apollon, de Minerve et de Mars, du perse Nergal, du celte Lug, le coq est aussi l'assistant d’Asclépios (Esculape), dieu de la médecine dont il est un symbole. Le gallinacé aurait d'ailleurs des vertus bien pratiques pour les sportifs : La pierre alectoire, que l'on peut extraire du ventre d'un coq (pierre du coq), aurait, selon le Grand Albert, la vertu d’étancher la soif, ce qui en fait historiquement le talisman des athlètes.

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