Capucine Rousseau lance sa nouvelle carrière avec Allianz France

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Le 24 septembre 2013, Allianz France lançait son programme « Athlètes et carrières » destiné à promouvoir l’intégration dans l’entreprise de sportifs de haut niveau à travers un programme adapté à chaque sportif en activité de haut niveau ou non.

Ancienne n° 115 mondiale au classement WTA, Capucine Rousseau, 34 ans, est l’une des premières athlètes à bénéficier de ce programme d’intégration personnalisé. Inscrite dans une logique de reconversion totale, Capucine se lancera, le 16 juin 2014, dans une nouvelle vie, loin du tennis… mais dans laquelle ses qualités d’athlètes trouveront pleinement à s’épanouir. Rencontre.

Le tennis dans la peau

Capucine a passé son bac STT option commerce à l’âge de 20 ans, une année après avoir décidé de devenir joueuse de professionnelle de tennis. Elle le restera jusqu’à 25 ans. « J’ai atteint la 115ème place mondiale, ce qui m’a permis de participer aux quatre grands chelems, mon objectif », se souvient-elle.

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Une blessure à l’épaule, la contraint néanmoins à arrêter le circuit international, l’amenant à se concentrer sur le circuit national. « Je m’appuyais sur un gros service et avec une épaule en délicatesse, il n’était pas envisageable de continuer à progresser vers le plus haut-niveau international. Dans le même temps, j’ai donc commencé à penser à ma reconversion », explique-t-elle, « j’ai donc passé mon BE Tennis, le premier degré, pour être prof. de tennis, à Roland Garros en 2007 avec les joueurs de tennis professionnels ».

Son avenir, Capucine le voit indéniablement dans le tennis, mais elle est désormais préoccupée par une volonté de transmission. « J’ai décidé devenir joueuse pro. plus tard que la moyenne. A 19 ans, je n’étais classée que 0. J’ai réussi à gravir des échelons en développant des qualités, des compétences comme le goût de l’effort, la persévérance, la mise en place d’objectifs. Je me suis énormément remise en question. J’ai été suivie par des coachs sportifs au niveau mental, sophrologie, PNL et psychologie du sport. Je me suis vraiment découverte dans l’aspect mental, très important au niveau du tennis et ça m’a passionnée. Quand j’ai initié ma reconversion, je me suis dit que j’avais envie de transmettre tout cela à mes élèves. »

Capucine décroche peu après un contrat dans un club de tennis breton, à Paimpol. L’aménagement proposé lui permet d’intervenir du lundi au jeudi, et de se consacrer à la compétition du vendredi au dimanche, un équilibre qui lui convient. Sept ans plus tard, Capucine passe son diplôme d’entraineur de haut-niveau et devient, en septembre 2012, entraineur à plein temps.

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Ses bons résultats avec les jeunes amènent de nombreux joueurs de niveau régional à lui demander de les entraîner. « Je suis alors entrée dans un projet global de l’enfant, le suivant de A à Z avec un entraîneur physique, un préparateur mental, et moi pour le tennis », raconte-t-elle. « Ça me passionne, je fais ça pendant un an, mais me rends vite compte que travailler dans un milieu associatif avec des bénévoles ne me permet pas de mettre en place rapidement tout ce que je voudrais. Ils donnent beaucoup de leur temps en dehors de leur travail pour faire avancer le club mais ne voient pas le tennis de haut-niveau comme j’aimerais l’appréhender ». L’orientation plus sport-loisir que sport professionnel l’amène dans une situation paradoxale avec un centre d’entrainement conséquent mais sans la possibilité de mettre en place une logique de haut-niveau. Ils étaient très heureux de l’évolution du club mais ne percevaient pas le potentiel que nous avions.

Allianz France, pour une reconversion renouvelée

Peu après avoir passé son diplôme d’entraîneur de haut-niveau, Capucine reçoit un mail de la Fédération française de tennis diffusant l’information relative au programme « Athlètes et carrière ». « Par ce mail, j’ai appris qu’Allianz France recrutait des athlètes de haut-niveau pour être conseiller en gestion de patrimoine, une activité professionnelle qui m’a toujours intéressé. Je me dis que c’est pour moi et j’appelle Eva Roche qui s’occupait du programme ».

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De là à franchir le pas et à quitter le tennis ? « A mes élèves et à leurs parents, j’expliquais que par la pratique, ils allaient développer toutes les qualités du haut-niveau : productivité, rigueur, persévérance… Je transmettais cela tout en me disant que même s’ils n’accédaient pas à ce niveau, ils pourraient l’appliquer plus tard dans leur vie professionnelle . Je fabriquais du citoyen. Avec ce programme, je me retrouvais dans une situation où je pouvais moi-même appliquer en entreprise ce que je proposais à mes élèves ».

Un conseiller en gestion de patrimoine identifie les besoins du client, les analyse, préconise, met en place des solutions et réalise un suivi. « Je faisais la même chose avec mes élèves comme avec mes adversaires », explique Capucine. « J’identifiais les défauts, je mettais en place une stratégie pour y répondre et je l’appliquais pendant le match ou pendant toute l’année pour mes élèves. C’était donc une super opportunité. J’ai eu envie de foncer ».

Capucine joint Eva Roche un vendredi et envoie son CV dès le lundi matin. Clin d’œil du destin, le jeudi, le TGV Allianz, qui fait le Tour de France, arrivait à Rennes. « Les gens de Paris était donc en Bretagne et je n’ai pas eu à me déplacer. J’y ai fait mon premier entretien avec Christine Lefebvre Deloupy, Responsable Projets et Communication DRH Unité Distribution, et j’ai rencontré Philippe Legendre, Directeur régional Allianz Finance Grand Ouest. J’ai fait un double entretien en une fois à Rennes. »

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Au fil des entretiens Capucine prend conscience que les compétences développées en tant que joueuse et transmises comme message à ses élèves s’appliquait aux besoins de l’entreprise. « Il y avait un vrai parallèle », poursuit Capucine. « Je me suis vraiment rendue compte que cette entreprise s’appuyait vraiment sur les mêmes valeurs que le sport de haut-niveau dans son côté très sain. Je me suis dit qu’il fallait y aller, découvrir le monde de l’entreprise et utiliser mes compétences pour Allianz. »

Si aujourd’hui, Capucine revendique son choix avec sérénité, cette décision n’a toutefois pas été si aisée : « Je rentre le 16 juin chez Allianz. Je quitte un milieu que je connais depuis toujours. Je suis reconnue dans mon activité, je fais bien mon travail, j’ai une maitrise totale dans mon domaine. Là, je pars avec mes qualités et ne connait pas du tout le travail que je vais devoir faire au quotidien. C’était un challenge lourd de conséquence, mais j’avoue qu’une fois que j’ai pris ma décision, je me suis sentie très très bien. Je suis très heureuse de pouvoir rentrer chez Allianz France ».

D’autant que la transition se fait en douceur. Accompagnée, Capucine peut compter sur les équipes d’Allianz France avec lesquelles elle a beaucoup de contacts. Dernièrement, c’est à l’INSEP qu’elle a retrouvé les équipes d’Allianz France, et notamment Christine Lefevre Deloupy. « Je me sens cocoonée. Je me sens bien. Je sais que si j’ai une peur, je peux passer un coup de téléphone et obtenir des réponses. Je me sens en sécurité. Je rentre dans une équipe. Pour moi, c’est nouveau. J’ai fait ma carrière de joueuse pro avec un coach, certes, mais ce dernier était en club et ne pouvait pas me suivre. Je gérais ma carrière. En tant qu’enseignante, c’est moi qui ai monté tout le pôle formation et les labels. Là, ce n’est pas à moi de mettre en place mais je dois suivre et appliquer. Ça me sécurise et je suis ravie de pouvoir apprendre. »


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