Océane Coudert : "Qualifier une Française aux Jeux"

Interview
Océane Coudert - ©FF gymnastique / Joël Olivier
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Du 7 au 13 avril, ça va bondir à Guimarães (Portugal) ! La cité lusitanienne, historique, à l'origine de la naissance du pays, sera le décor des 24èmes championnats d'Europe de trampoline et tumbling, qualificatifs pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de 2014 et les Jeux Européens en 2015. Au sein de l'équipe de France, Océane Coudert participera à son premier Euro. L'occasion de mieux la découvrir...

©acrobaticsports

Dans quel état d’esprit es-tu à l’approche des championnats d’Europe ?
Ça va… Un peu stressée tout de même car on joue surtout le match par équipe pour tenter de qualifier la France aux Jeux Européens, à Bakou (Azerbaïdjan), en 2015. Sinon, je suis assez sereine. Je me sens bien préparée pour cette compétition.

Donc satisfaite de ta préparation ?
Physiquement ça va, mentalement également, les entraînements se sont assez bien déroulés ces derniers temps, donc je pars plutôt positivement.

Une place dans les vingt premières

Alors que ce sera ta première participation à un Euro, quel est ton objectif ?
Etant donné que je n’ai pas très bien sauté aux championnats du monde, en novembre dernier, où je termine 37ème, je me suis fixée cette fois-ci comme objectif une place dans les vingt premières en individuel. Donc on verra durant la compétition, mais je pense que c’est un bon objectif. Je vais découvrir les championnats d’Europe certes, mais l’expérience des championnats du monde va me servir.

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Comment es-tu arrivée au trampoline ?
J’ai suivi mon grand frère en fait. Il en faisait avec le collège, puis en club. Je me suis du coup aussi inscrite en club dans la foulée, pour faire comme lui. J’ai commencé très tôt, à l’âge de deux-trois ans. C’était quasiment une vocation.

Il doit forcément te suivre assidument ?
Énormément ! Comme mes parents d’ailleurs, qui essaient de venir me voir régulièrement, même si leur activité de commerçant ne facilite pas. Mon petit frère qui me suit aussi très souvent.

Des sensations que l’on ne ressent nulle part ailleurs

Qu’est-ce qui t’attire dans cette discipline, pourquoi aimes-tu autant monter sur le trampoline ?
J’adore le côté adrénaline, le fait de ressentir des sensations que l’on ne ressent nulle part ailleurs, dans aucun autre sport. C’est essentiellement cette dimension sensation forte me plait, qui m’attire.

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Rio 2016, l’échéance olympique, tu l’as déjà dans un coin de ta tête où est-ce encore trop tôt ?
Oui oui, bien sûr ! Je pense que l’objectif de tout sportif c’est une participation aux Jeux Olympiques. On espère surtout réussir à décrocher une place pour une Française. Après si ce n’est pas moi, tant pis, mais au moins qu’il y ait, pour une fois, une Française à Rio. Ce serait vraiment génial !

Les Jeux, qu’est-ce que ça représente pour toi ?
C’est un rêve. Une grande exaltation…

As-tu déjà échangé avec d’autres gymnastes, d’autres sportifs, sur leur expérience olympique ?
Oui, avec certains, avec Séb (Martiny), notamment, qui m’en a parlé, et sinon, avec mon coach, avec lequel on ne perd pas de vue que ça reste l’objectif principal. Ce ne sera pas simple car ça représente beaucoup de travail, mais d’aller, a minima, qualifier la France, c’est possible.

Il faut avoir un gros mental

Quelles qualités faut-il d’après toi pour réussir dans ton sport ?
Il faut avoir un gros mental, être déterminé. Autrement, d’un point de vue purement sportif, il faut avoir de la puissance dans les jambes pour tenir…

Océane Coudert , Marine Jurbert et Joëlle Vallez au Mondial - ©acrobaticsports

Que manque-t-il aux Bleus pour se rapprocher des meilleures Nations ?
Je pense qu’il manque de la rigueur au niveau de l’entraînement. Du temps aussi. Surtout du temps. Les meilleurs s’entraînent toute la journée alors que l’on y consacre une heure et demie, voire deux heures par jour en France. Forcément, ça crée un décalage important.

Peux-tu nous décrire ton quotidien ?
J’ai signé le mois dernier un contrat avec l’enseigne Séphora et la Fédération, qui va me permettre de m’entraîner beaucoup plus. Avant, je travaillais vingt heures par semaine et ne m’entraînais que trois fois par semaine. Ce n’était pas assez pour être performante lors des compétitions internationales. Ce que je recherche aujourd’hui, c’est un rythme d’entraînement plus intensif, plus régulier, pour obtenir des résultats. Je vais désormais travailler dix heures hebdomadaires ce qui va me permettre de dégager du temps pour m’entraîner plus.

Si je pouvais faire partie de l’aventure olympique

Si tu devais te décrire en trois mots ?
Ouh la ! Je dirais pointilleuse… Je suis relativement têtue aussi dans la vie. Et enfin, peut-être perfectionniste, qui rejoint finalement pointilleuse, mais je cherche constamment à faire mieux. Je ne me contente pas de peu, j’essaie toujours d’aller plus loin. On peut toujours mieux faire.

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
D’un point de vue extra-sportif, j’espère réussir à ouvrir un institut d’esthétique après ma carrière. C’est un objectif de vie important pour moi. J’ai aussi envie de suivre mon petit frère qui progresse bien sportivement. En trampoline, si je pouvais faire partie de l’aventure olympique en 2016, et puis, si tout va bien, 2020 également !

Teaser vidéo championnats d'Europe

Gymnastique - Trampoline

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