La CAHN présentée par ses co-présidents

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Lundi 15 avril 2013 s’est tenue, à la Maison du sport français, la première réunion de la CAHN récemment renouvelée pour l’Olympiade 2013-2016. Les membres de la commission ont procédé à l’élection de leurs deux coprésidents : Isabelle Sévérino (gymnastique) et Tony Estanguet (canoë-kayak) ont été réélus et représentent les athlètes au Conseil d’administration du CNOSF.

La CAHN est composée, dans son intégralité, de 46 membres représentant 31 disciplines olympiques. Les nouveaux membres ont été élus vendredi 29 mars dernier. Des membres cooptés complètent la composition de la Commission, validée par le Conseil d’administration du CNOSF le 11 avril 2013 (composition de la CAHN).

Pouvez-vous revenir sur le processus électoral qui a conduit à votre élection au sein de la Commission des athlètes de haut-niveau ?
Tony Estanguet : Avant tout, nous sommes contents de voir que les sportifs se sont vraiment impliqués à travers cette élection. Nous avons eu 60 candidats, c’est quand même conséquent. Nous avons aujourd’hui une belle commission des athlètes, très représentative.

Isabelle Severino : Nous sommes en effet ravis de cette participation, en termes de candidatures mais aussi de mobilisation autour du scrutin puisque 40% des Olympiens français depuis 2004 ont apporté leur vote. Cela veut dire que nous avons fait un bon travail d’information et que les athlètes se sentent concernés. Pour les athlètes élus, c’est une vraie fierté de faire partie de cette dynamique.

TE : C’est forcément une étape importante pour cette nouvelle CAHN qui gagne en légitimité à travers ces élections. Je crois que nous sommes aujourd’hui une commission qui a plus de poids, qui est plus légitime pour s’emparer des problématiques des sportifs. A titre personnel, être reconduit au sein de la CAHN et, de surcroît, en tant que co-président, c’est sûr que c’est une satisfaction, un placement dans la continuité par rapport à l’objectif que je me suis fixé, depuis déjà quelques années, d’essayer d’être légitime et actif dans la représentation des athlètes. C’est plutôt positif.

La CAHN siège

Quels sont les principaux axes de travail de la CAHN pour cette nouvelle Olympiade ?
TE : L’idée, c’est vraiment d’inscrire cette commission comme une instance incontournable pour les athlètes, que ce soit vraiment un lieu d’échange où les bonnes pratiques des athlètes soient réunies, mais aussi un lieu d’écoute pour être capables de mieux faire remonter les problématiques des athlètes aujourd’hui et de faire le lien avec les dirigeants du sport français. Notre objectif c’est vraiment, sur les différentes thématiques qui touchent directement les athlètes - la reconversion, le double projet, le médical, la communication, le haut-niveau… - d’être vraiment le plus professionnels possible pour accompagner les athlètes en devenir.

IS : Il y a pas mal de dossiers transversaux, mais trois points principaux sont ressortis hier : la reconversion, créer du lien et du réseau, et le médical. Après, il y aura forcément de l’évolution, mais concrètement, nous allons continuer à travailler sur le double projet, l’accompagnement des athlètes, parce que c’est quelque chose de récurent et qu’il faudra toujours mettre en avant. Nous aimerions vraiment constituer un réseau entre athlètes, pour qu’ils se connaissent, qu’ils puissent échanger... C’est quelque chose sur lequel nous allons essayer d’un peu plus travailler. Evidemment, nous continuerons à travailler sur le haut-niveau, naturellement, et donc le médical, avec les commissions médicales, le programme ADAMS, parce que ça touche de près les athlètes. A côté de ces dossiers principaux, il y a plein de petits sujets sur lesquels nous allons nous mobiliser, je pense notamment à la relation de l’athlète avec les partenaires, à la communication...

Les membres de la CAHN

Que pensez-vous de la constitution de cette nouvelle CAHN et de sa première réunion ?
TE : Je crois qu’il y a vraiment un bel équilibre au sein de cette nouvelle CAHN, avec à la fois des grands noms du sport, des champions olympiques, et puis des sportifs peut-être un peu moins connus mais qui ont envie de s’impliquer, de faire bouger les lignes. Hier, c’était vraiment impressionnant de voir cette assemblée nouvellement réunie. Je crois qu’il y a vraiment matière à faire du bon boulot ensemble, avec des profils très différents, des jeunes plutôt impliqués sur la communication et les réseaux sociaux notamment, d’autres qui sont sur d’autres thématiques avec beaucoup plus de recul et de sagesse. Nous sommes aujourd’hui très ambitieux, un peu euphoriques en ce moment parce que l’on vient juste d’être élus. A nous maintenant de nous mettre au travail pour faire en sorte que cette CAHN s’inscrive vraiment dans la durée.

IS : On était beaucoup, c’était chouette. Il y a eu une bonne prise de parole, de bons échanges des questionnements intéressants. Certains avaient déjà leurs marques, mais même ceux qui ne se sont pas beaucoup exprimés ont confié avoir beaucoup appris et trouvé cette rencontre très enrichissante. Tout le monde a l’air assez motivé et veut rentrer dans une dynamique constructive. On va essayer de faire en sorte que tout le monde soit concerné et que le travail soit continu, en dehors des séances plénières. Cela passera par la constitution de petits groupes de travail et par une collaboration à distance.

Tony Estanguet au CFSI

Tony, vous êtes partie prenante du Comité Français du Sport International (CFSI), dans quelle mesure la CAHN aura-t-elle un rôle à y jouer ?
Cette commission des athlètes de haut-niveau a aussi pour ambition d’être vraiment en lien permanent avec la commission des athlètes du CIO, parce qu’aujourd’hui, je le crois, la France se doit de porter nos ambitions à l’international. Nous avons toute la légitimité pour prendre la parole et défendre notre statut à l’international. Avec la création récente du CFSI, nous devons travailler avec ces deux commissions pour faire en sorte que les sportifs soient utilisés à bon escient pour promouvoir le sport français à l’international. C’est vraiment une question qui m’intéresse à titre personnel et je ferai en sorte que la commission des athlètes soit associée à tous ces projets.

Nicolas Batum et les basketteurs tricolores à Londres

Pour revenir sur la mobilisation des athlètes autour de l’élection, on a senti un réel intérêt de la part de Français évoluant à l’étranger, en particulier des Olympiens de Londres…
IS : Nous avons beaucoup de sportifs à l’étranger. Il est bon qu’ils fassent remonter leurs difficultés, parce que nous n’avons pas forcément les mêmes, et qu’ils s’intéressent à ce qui se passe en France. Il est important qu’ils puissent compter sur nous en cas de besoin, même s’ils relèvent du sport professionnel. Réussir à rapprocher ce dernier des autres disciplines est très encourageant.

TE : En effet, et ça fait vraiment plaisir de sentir qu’il y a eu quelque chose de spécial à Londres et que cet esprit bleu, cette famille olympique est aujourd’hui fédérée, qu’elle a envie de travailler, de faire avancer le sport français ensemble. Qu’un basketteur comme Nicolas Batum s’intéresse à la commission des athlètes, c’est très positif pour nous. Il a énormément d’expérience à nous apporter. Il a un regard un peu extérieur qui va être intéressant avec aussi toute son approche professionnelle, une autre culture. J’ai vraiment hâte de le voir sur une réunion de la CAHN afin qu’il puisse y apporter ses idées. Ce sera vraiment très riche.

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