Sophie Boilley : « Envie d’aller aux JO »

Interview
Sophie Boilley
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Après les skieurs, c'est désormais au tour des biathlètes de démarrer leur saison de Coupe du monde, à Ostersund (Suède), du 24 novembre au 1er décembre 2013.

Au sein d'une armada bleue dense et clairement calibrée pour les podiums internationaux, où les Bescond, Brunet, Dorin, Béatrix, Boeuf et autres Fourcade brillent régulièrement, entraînant le clan tricolore vers les sommets, les membres de la jeune garde se frayent un chemin parmi les meilleurs.

C'est le cas de Sophie Boilley, 24 ans, qui poursuit sa progression et nourrit de réels espoirs à l'aube de cet hiver olympique...

Comment te sens-tu à l’approche de ce début de saison et de la première étape de Coupe du monde, à Ostersund (Suède) ?
Je me sens bien. J’ai fait un bon été et je me suis bien entraînée. Après, ce n’est si facile car nous n’avons pas beaucoup de points de repère. C’était la première fois le week-end dernier que nous avons véritablement pu nous confronter à la concurrence internationale, lors des courses de sélection norvégienne, auxquelles participaient également les Allemandes. Ça nous a permis de nous situer, de voir où nous en étions et d’en savoir un peu plus à l’approche de la Coupe du monde.

J’ai l’impression d’avoir bien progressé.

Tu es globalement satisfaite de ta préparation ?
Oui, oui. Je ne me suis pas blessée, je ne ressens pas de fatigue particulière. J’ai l’impression d’avoir bien progressé au tir et d’avoir bien bossé techniquement en ski. J’espère que ça va payer…

On a l’impression que le groupe, aussi bien chez les femmes que chez les hommes, a un gros potentiel et que, a priori, beaucoup d’entre vous sont capables d’aller chercher des podiums internationaux. Quel est ton avis sur cette équipe et son potentiel ?
Je trouve qu’il y a une bonne densité et que le niveau s’est vraiment élevé cette année, avant les Jeux Olympiques. Tout le monde a énormément bossé et on a surtout bien travaillé collectivement. Nous avons élevé le niveau du groupe mais tous ensemble. Du coup, c’est intéressant et c’est de bon augure pour cet hiver, pour les relais bien sûr, mais aussi en individuel, chacun de notre côté.

Une locomotive comme Martin (Fourcade) est forcément une bonne chose pour le biathlon français, non ?
Déjà, c’est bien pour lui, mais c’est vrai que c’est aussi bien pour toute l’équipe. Il nous montre que c’est possible et que nous pouvons y arriver. Je pense aussi que nous avons de bons exemples chez les filles : Marie-Laure (Brunet) est la meilleure tireuse au monde et Marie (Dorin) était quatrième mondiale l’année dernière. Je suis sûre qu’elle peut faire encore mieux cette année. Nous avons de bonnes références chez les filles. C’est plus facile pour nous de s’inspirer de Marie-Laure ou de Marie que de Martin…

Quels sont tes pour cet hiver ?
J’aimerai bien rentrer régulièrement dans les vingt premières places, participer à l’ensemble des mass start, faire les relais et, bien sûr, me qualifier pour les Jeux Olympiques.

Les relais sont un des points forts de cette équipe de France…
Nous avions été déçues de notre performance aux championnats du monde et la saison passée a globalement été moins bonne en relais qu’il y a deux ans. Mais je pense que nous avons bien tiré les enseignements et que nous saurons ne pas refaire les mêmes erreurs. Nous espérons nous faire plaisir ensemble et jouer les premiers rôles.

Se faire plaisir ensemble et jouer les premiers rôles.

Le relais mixte est une discipline nouvellement olympique. La France semble avoir une sérieuse carte à jouer. Allez-vous mettre l’accent sur cette épreuve ?
C’est sûr que c’est une épreuve qui sera hyper importante pour nous. Les relais nous tiennent toujours particulièrement à cœur. La France alignera sans aucun doute sa meilleure équipe. J’espère que j’en ferai partie, mais, quoiqu’il arrive, je soutiendrai celles qui courront.

Tu as évidemment déjà Sotchi dans un coin de la tête ?
Bien sûr ! J’ai toujours eu envie d’aller aux Jeux Olympiques mais, pour le moment, je vais d’abord me concentrer sur le début de saison et je verrais un peu après les objectifs que j’aurais là-bas. Je vais plutôt essayer de bien faire ce que j’ai à faire, en décembre et en janvier, et j’y réfléchirai plus sérieusement ensuite, enfin, non, pas plus sérieusement, mais dans un second temps.

Comment sens-tu cette équipe de France Olympique ? L’esprit bleu est-il perceptible ?
C’est évidemment bien pour nous de tous nous rencontrer, de nous côtoyer, de nous découvrir. On connaît les gens de notre discipline ou ceux de la même administration, l’armée pour moi par exemple, mais là, c’est plus large et les regroupements se font dans un cadre plus sympathique, autour d’activités ludiques. C’est une bonne chose.


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