Saint-Moritz 1948 : Les Français aux Jeux

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Les Français aux Jeux

Le ski alpin, le "petit dernier" de la famille olympique des sports de neige à Garmisch a grandi en l'espace de douze ans. A Saint-Moritz, la "perle de l'Engadine", sa taille dépasse même celle de son "frère aîné" nordique : 26 nations engagées contre 15. Et la descente ainsi que le slalom sont devenus des spécialités à part entière. Pour la première fois, des skieuses françaises sont engagées aux Jeux où elles côtoient le bonheur. Elles cernent le podium avec les soeurs Thiollière (Georgette, 4ème du slalom, Suzanne, 6ème de la descente) et Françoise Gignoux (5ème du combiné).
Quant à Lucienne Schmidt, une chute, à la fin de la seconde manche du slalom, la prive du titre olympique.
Chez les garçons, James Couttet dont la carrière comme celle de nombreux champions a été mise entre parenthèses pendant la guerre, se contente de l'argent (slalom) et du bronze (combiné). II rate sa descente (13ème) dont il était l'un des favoris.

Mais sur la piste du Piz Nair, Henri Oreiller prend le relais. II est connu pour être le boute-en-train de l'équipe nationale, pour sa passion de la vitesse et ses qualités de skieur-funambule. Sa réputation - il est surnommé le "fou descendant" - n'est nullement usurpée.

Oreiller (dossard 9) aborde à vive allure le "mur de la Sorcière", décolle de la piste en position de déséquilibre, se réceptionne sur le seul ski gauche, le droit battant l'air... II évite la chute attendue par des témoins stupéfaits et, reprenant sa ligne, fonce vers l'arrivée. Les "chronos" s'affolent : 4 sec 1/10 d'avance sur Franz Gabl, le père de Gertrud qui gagnera la Coupe du monde 23 ans plus tard...

Cette journée du lundi 2 février commence pourtant par un incident. A son réveil, Henri Oreiller ne retrouve pas ses skis. Sans ses vieilles "planches" fétiches, le champion de Val d'Isère ne veut plus courir... Après moult recherches, entreprises à l'initiative du Président Paul Gignoux, Oreiller retrouve ses fameux skis rouges sur le toit de la voiture d'un Américain qui les a embarqués par mégarde.

C'est donc un Français qui devient le premier champion olympique de descente à la vitesse de 77,112 km/h.
Pour notre délégation, commence au "Chesa Veglia", haut lieu de la vie nocturne de la station des Grisons, une fête mémorable ! Le fantaisiste Oreiller "oublie" de se rendre à la cérémonie de remise des médailles. II en recevra... deux après son succès dans le combiné, sept jours plus tard.

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